- Ouaaiiis ! J'avais faim, moi ! S'écria l'aînée des fillettes.
- On y va les filles ! Merci Dobby ! Répliqua l'homme qui prit ses princesses dans ses bras et transplana directement à l'endroit indiqué.
Il fut rejoint par ses grands fils. Il attabla ses filles qui se jetèrent sur leurs assiettes. Leurs jeux leur avaient ouvert l'appétit. Il confia les deux plus jeunes aux aînés et prit la
direction d'un magnifique saule pleureur qui ombrageait le bord du lac. Plus il avançait vers lui plus il put détailler la silhouette blanche allongée sur un transat. Des cheveux blonds d'une
longueur incroyable cascadaient et tombaient jusque sur l'herbe tendre. Une main fine et alanguie avait rejoint le même endroit. La femme était allongée sur le côté, l'autre main posée sur son
ventre. C'était un ventre gonflé par la vie qui s'y trouvait, une autre petite vie qui, dans quelques jours, irait rejoindre les quatre autres qui se sustentaient dans le belvédère. Un sourire
extatique illuminait le visage aux très fins que l'approche de la quarantaine n'arrivait pas à alourdir et à déformer. Au contraire, la souffrance et la maturité avaient sublimé les traits qui
dans leur jeunesse n'étaient que magnifiques. L'homme posa aussi sa main sur le ventre gorgé de vie dont il était, en partie, responsable. Sa femme n'était jamais aussi resplendissante que
lorsqu'elle portait ses enfants. Des doigts élégants vinrent se croiser aux siens et des yeux sublimement clairs s'accrochèrent aux siens. Il approcha ses lèvres de la bouche couleur coquelicot
et les y posa tendrement. Une main s'agrippa à sa nuque tandis qu'une langue chaude et coquine força ses lèvres. La grossesse n'avait pas annihilé la sensualité de sa compagne, bien au contraire.
Lorsqu'elle relâcha sa langue, elle mit à soupirer de contentement.
- Bien dormi, ma douce ? Demanda t'il.
- A merveille ! J'ai été un vrai petit loir !
- Tu es tout aussi douce ! Sussura-t'il
- Vil flatteur, va ! Ronronna l'épouse alanguie.
- Tu viens manger, ma douce ? Avant que nos enfants n'aient tout avalé ?
- Oui ! Allons-y !
Elle s'assit péniblement et le regardait implorante. Il lui attrapa la taille et l'aida à se lever. Elle se colla ostensiblement à lui, une main sur le cou masculin qu'elle caressait
savamment. Il lui vola un baiser et la guida vers le belvédère. Ils furent accueillis avec joie par leurs enfants. Les deux fillettes se jetèrent dans les bras de leur mère heureusement toujours
tenue par son époux. Elle s'asseya péniblement et regarda l'assiette que son mari était en train de remplir. Elle savait pertinemment qu'elle ne mangerait jamais tout cela. D'une part, parce que
son estomac manquait sérieusement de place, d'autre part, parce que depuis une heure, le petit occupant de son utérus s'apprêtait à déménager. Elle picora deux ou trois bouchées puis se mit à
grimacer franchement.
- Ma torture ? Grogna t'elle.
- Oui, ma douce ?
- Pourrais-tu appeler Hermione ?
- Pourquoi ?
- Parce que, pour la sixième fois, tu vas être papa !
- C'est… c'est maintenant ?
- Oui !
- Les garçons, occupez-vous de vos sœurs ! J'emmène votre mère dans sa chambre !
Quand elle vit son époux complètement affolé, elle apposa sa main sur le bras musclé. Elle croisa son regard. Par ces simples gestes, elle calma l'anxiété de son homme. Il l'emporta dans ses
bras et transplana dans leur chambre conjugale.
-*-*-*-
Deux semaines plus tard.
La parturiente qui n'en était plus à son coup d'essai était assise dans un immense fauteuil de rotin où elle allaitait son bébé. Elle vit venir à elle son mari qui lui embrassa langoureusement la
nuque. La tension sexuelle était latente chez lui. Il était impatient que son retour de couches se fasse afin de reprendre leurs ébats.
Des tables recouvertes d'immaculées nappes blanches étaient installées dans le jardin à la française. Des victuailles somptueuses et attirantes les couvraient protégées par d'immenses parasols.
L'accouchée, son fils dans ses bras, se leva pour accueillir ses premiers invités.
Luna Londubat qui marchait comme une cane, enceinte de son dixième enfant, était suivie par ses neufs autres canetons. Son époux Neville la tenait par la taille. Ce dernier respirait le bonheur
conjugal et familial. Tout allait bien depuis que ses parents avaient été guéris trois ans auparavant par un sorcier amérindien. Alice et Franck Londubat étaient là aussi ainsi qu'Augusta. Les
enfants répondaient aux prénoms de Evanna, Alicia, Franckie, Harry, Griffin, Neville, Pomona, Crispin et Albus.
Ginny arriva avec son mari Dean. Elle avait fini par l'épouser après tant d'années d'insistance de Molly. Elle tenait par les mains ses deux aînés, Arthur et Molly tandis que Dean portait leur
petite dernière, Drena, dans ses bras. Ils étaient accompagnés de Molly et Arthur, les grands-parents.
Drena alla déposer son bébé dans sa balancelle et veilla à bien fermer la moustiquaire puis se dirigea à nouveau vers ses invités.
Hermione et Ron entrait à leur tour en surveillant leurs filles, Pénélope et Albanie qui regardait les adolescents masculins. Pénélope était attirée par Severus. Cela fit sourire Drena. Une
tornade brune de quatre ans courut alors dans ses bras en criant.
- Tante Drena !
- Lily ! Comment vas-tu ma belle !
- Je vais bien, marraine mais maman m'a dit de faire attention parce que tu viens d'avoir un bébé !
- Nous sommes heureux, hein Drena ?
- Oui, Harry, nous sommes heureux ! Enfin !
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