Lundi 28 juillet
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Chapitre 05 : Abandonné
Harry lui sourit. Ils entrèrent dans la cheminée et l'auror jeta sa poignée de poudre de cheminette en criant : "Manoir Potter". Un "pouf" suivi d'une épaisse fumée enveloppa les jeunes
hommes.
Drago, qui s'accrochait fermement à la main de Harry, chancela quelque peu une fois arrivé dans l'autre cheminée. Harry et lui en sortirent.
- Tu m'attends là ! Je reviens, j'ai deux ou trois ordres à donner, assieds-toi sur le canapé !
Drago-Topaze opina de la tête et regarda Harry partir. Il s'inquiéta un peu d'être seul. Il se mit alors à étudier la pièce. Quelque chose dans ce salon lui disait quelque chose mais il
n'arrivait pas à voir quoi ! Il en fit le tour et tomba devant une console qui possédait un long tiroir. Il reçut un coup au cœur. Une des dorures du tiroir était abîmée. Il connaissait ce meuble
et cette dorure abîmée lui avait valu une correction mémorable et un long séjour au "cachot". Il ouvrit le tiroir et découvrit les chandelles vertes que sa mère y stockait. Il se précipita vers
la cheminée et souleva le tableau qui représentait un cerf dans une forêt. Il reconnut alors les armes gravées dans le granit, c'était celles des Malefoy. Il laissa retomber le tableau.
Il fit le tour de toute la pièce pour y retrouver des traces de sa famille puis alla ouvrir la porte et reconnut alors le grand couloir qui menait au hall d'entrée du manoir. Il retourna dans
le salon et marcha de long en large en enfonçant ses ongles dans ses paumes. Non seulement, il était ruiné par le Ministère de la Magie mais ce dernier avait vendu, ou donné, le domaine Malefoy à
Harry Potter. La rage le prenait, elle s'accumulait à celle qui venait des diverses humiliations comme de vivre à la rue, d'être aux crochets de sa famille maternelle, ou pire, de se vendre. En
plus, il était devenu la "putain" de Potter. Ce fut le moment que choisi Harry pour revenir. Drago leva vers lui des yeux à la fois rageurs et tristes. Harry sentit le malaise de son
compagnon.
- Que se passe t'il, mon Topaze ?
- Rien !
L'auror ne vit qu'une solution pour calmer le jeune éphèbe. Il s'approcha de lui et l'amener vers le canapé. Il s'asseya sur celui-ci et prit Drago sur ses genoux. Ce dernier baissa les yeux
vers ceux de Harry et s'en retrouva captif. Le Maître des lieux lui attrapa la nuque et attira son visage vers lui. Il captura les lèvres de Drago qui se laissa faire. A nouveau, de longs
frissons parcoururent son dos. Pourquoi, Harry lui faisait-il autant d'effet ? Quand il sentit la langue du brun darder à travers ses dents, il ne put que céder tellement l'envie d'approfondir ce
baiser le tentait. La langue envahissante et chaude de son maître commença à goûter l'intérieur de sa bouche. Elle se mit ensuite à vouloir danser un ballet avec celle de son esclave sexuel.
Drago se sentit fondre et se détendit totalement. Son corps était complètement soumis au désir. Il ne s'aperçut pas qu'il avait été basculé sur le canapé et que Harry s'était allongé sur lui. Il
n'était conscient que de la bouche de son maître et de ses mains chaudes et larges qui parcouraient son corps. Sa veste lui avait été ôtée et sa chemise était déjà ouverte. Il eut alors
l'impression d'être perdu quand la bouche de Harry le quitta pour descendre plus bas. Ce dernier se mit à mordiller puis à lécher les tétons de l'éphèbe qui se mit à gémir et à lui attraper les
cheveux. Sa bouche fut à nouveau prise par les baisers invasifs de son amant. Une fois encore soumis et alangui par leurs désirs respectifs, Topaze oublia tout ce qui n'était pas cette bouche
aimée. Tout attentionné à noyer ses doigts dans la crinière noire, il ne remarqua pas que son pantalon était descendu. Les mains de Harry caressèrent qui son dos qui son ventre. L'une d'entre
elle se posa sur la bosse que faisait son boxer. Drago releva les reins vers cette main chaude mais elle vint se poser sur ses fesses. Les gémissements emplissaient le salon. Les "oui" montèrent
au plafond comment autant de petites bulles de plaisir. La main baladeuse s'égara à l'intérieur du boxer puis glissa entre les deux "joues" charnues et des doigts se firent explorateurs..
Soudain… une claque retentissante éclata dans la pièce.
Harry se releva à moitié dénudé en se tenant la joue marquée par la main leste de son gigolo. Drago se redressa les mains sur sa bouche.
- Ooooh ! Murmura t'il
- QU'EST-CE QU'IL TE PREND ?
- Ooooh Pardon, Pardon !!! Pardonnez-moi ! Je ne voulais pas !
- Mais POURQUOI as-tu fait cela ?
- Je… je… je n'ai jamais fait été avec un homme et…
- Allons, tu ne me feras pas croire cela ! A la façon dont tu me touchais !
- C'est vrai… on m'a appris cela à la maison de jeu !
- ARRETES ! Je n'aime pas que l'on me mente
- Mais je ne mens pas !
- TAIS-TOI et rhabilles-toi ! Je t'emmène au Cottage !
Drago se rhabilla tout en rougissant de plus en plus. Son corps portait les marques faites par son amant. Pourquoi ne croyait-il pas en son innocence ? Il baissait la tête en rougissant de
plus belle. Harry le sentant mal à l'aise se rapprocha de lui.
- Ne t'inquiètes pas ! Je ne t'en veux déjà plus !
Il finit alors de le rajuster puis lui baisa les lèvres. Drago lui rendit alors un regard lumineux et confiant suivit d'un sourire radieux.
- Ah, je préfère cela ! Dit Harry en l'embrassant de nouveau. Viens nous partons au Cottage. Nous irons à pied car ce n'est pas si loin, qu'il n'est pas raccordé au réseau de cheminée et
que je ne veux pas transplaner.
Il prit la main de son bel amant ainsi que son sac et l'emmena dans le hall puis hors du manoir. Ils marchèrent longuement à travers les bois puis longèrent le ruisseau qui zigzaguait au
milieu d'une rafraîchissante clairière. Le Cottage se trouvait en haut d'une petite colline. Il était clos par une charmante petite clôture blanche et ceint d'un magnifique petit jardin fleuri.
Les murs avaient été récemment blanchis à la chaux. Le toit de chaume donnait une petite note bucolique supplémentaire à ce merveilleux endroit. Drago-Topaze était ravi que ce lieu enchanteur et
discret devienne le théâtre de ses futurs "ébats" avec le célèbre auror.
Ils entrèrent ensemble dans la petite maison. Harry l'entraîna vers la chambre.
- Voilà, ce sera "notre" chambre ! Elle te plait ?
- Oui ! Beaucoup ! Répondit-il en rougissant sous le regard inquisiteur et prometteur.
- Bien, je vais devoir te laisser, mes obligations me rappellent à Londres.
- Je comprends !
- Je devrais être là dans un jour ou deux !
- Bien, je vous attendrais avec impatience !
Ils redescendirent main dans la main. Sur le pas de la porte, Harry enlaça Drago passionnément. Il prit sa bouche et la mordilla comme pour le marquer.
- Je suis déjà pressé de te revoir ! Je ne serais pas long !
Il repartit par le même chemin en se retournant de tant à autre pour lui faire un salut de la main puis disparut dans les bois.
Drago fit le tour de son "nouveau domaine". Il y avait un petit salon, une belle salle, une cuisine fonctionnelle et bien pourvue en matériel. L'étage contenait deux chambres, une salle de
bain volumineuse et un bureau/bibliothèque. Il commençait à se faire tard et le jeune homme descendit pour aller se faire à manger.
Il fut très déçu de ne rien trouver à manger mais se dit que le personnel n'avait peut être pas eut le temps et qu'il allait sûrement amener cela le lendemain. Il partit donc se coucher le
ventre vide.
Le lendemain matin, il se leva avec entrain mais toujours la faim au ventre. Il prit une rapide douche chaude puis entra dans la cuisine. Les placards et le réfrigérateur étaient toujours
désespérément vides. Il décida d'explorer un peu plus autour de la maison. Il connaissait l'existence de ce cottage dans les biens familiaux et savait qu'il avait déjà servi pour "cacher" des
maîtresses des Malefoy. Quelle ironie que ce fut lui qui soit la dernière "maîtresse" en date à occuper les lieux !
Il revint au cottage pour le repas du midi. Là, l'affolement le prit. "On" avait dû l'oublier ou les ordres de Harry n'avaient pas dû être compris. Il ne pouvait décemment pas se passer de
nourriture. Il chercha alors ce qu'il pouvait vendre et trouva les vêtements érotiques que lui avait donné le prostitué. Il l'empaqueta et se dirigea vers le village qu'il savait être habité que
par des sorciers. C'était une sorte de "Pré au Lard", excepté qu'il s'appelait le village Malefoy. Quand il arriva en vu du panneau indicateur, il constata avec amertume que même le village avait
prit le nom de Potter.
Il se présenta à la boutique de vêtements pour y vendre la tenue. La femme qui l'accueillit était toute vêtue de rose. C'était une sorte d'Ombrage-bis mais beaucoup plus
grassouillette.
- Bonjour, madame !
- Monsieur !
- J'aurais ceci à vous vendre ! Indiqua t'il en lui montrant la tenue érotique.
- Mais… enfin… Monsieur… vous êtes dans une maison sérieuse ! On ne vend pas ce genre de "choses" !
- Oh, Madame, j'ai besoin d'argent et je n'ai que cette "chose" à vendre !
- Allez voir ailleurs !
- Savez-vous où ?
- Je suis la seule boutique de vêtements !
- Pensez-vous que je pourrais trouver un emploi ?
- Que savez-vous faire ?
- J'ai une petite expérience de médicomage !
- Essayez auprès du Guérisseur ! Il se trouve au bout du village !
- Merci beaucoup Madame !
- De rien ! Au Revoir !
- Au Revoir !
Il se dirigea alors vers le cabinet du Guérisseur. Il entra dans la salle d'attente qui s'avéra surchargée de clients. Plusieurs petits enfants avaient été victimes de furoncles verts, la
directrice du jardin d'enfants racontait à qui voulait l'entendre que l'un d'entre eux n'avait pas su canaliser sa magie. De très nombreux autres "malades" encombraient la salle d'attente. A
peine un en sortait qu'un autre la remplissait à son tour. Ce fut le tour de Drago. Un vieil homme barbu et chenu écrivait de sa plume sur un long parchemin.
- Bonjour, Monsieur, alors qu'avez-vous ? Demanda le guérisseur sans lever la tête.
- Moi ? J'ai faim et j'ai besoin d'un travail !
Le guérisseur releva la tête avec curiosité.
- Ah oui ! Vous avez faim, tenez ! Dit-il en lui tendant une assiette de biscuits.
- Merci, Docteur Saswach !
- Quel travail voulez-vous ?
- Je suis actuellement une formation de médicomage ! Je viens d'entamer ma deuxième année.
- Bien… c'est intéressant… Comme vous avez pu le remarquer j'aurais vraiment besoin d'aide !
- Oh merci mais combien me paieriez-vous ?
- Voilà ce qu'il s'appelle être direct ! Que dîtes-vous pour commencer de un gallion et demi par semaine ?
- Cela me va mais si je commence dès aujourd'hui pourrais-je déjà recevoir un demi ?
- Vous m'avez l'air sérieux, c'est d'accord ! Néanmoins, je voudrais vous poser une question !
- Laquelle ?
- Pourquoi portez-vous un masque ? - Pour ne pas être identifié, mon visage me porterait préjudice ! - Vous êtes franc ! J'aime cela ! Comment vous appelez-vous ?
- Topaze !
- Bien, mon cher Topaze, au travail !
Drago passa alors son après-midi jusque tard dans la soirée à faire le tri des malades et à soigner les malades atteints de maux bénins laissant les cas les plus graves au vieux
guérisseur.
Il était sur les rotules mais surtout il était trop tard pour aller acheter à manger. Le vieillard l'invita alors à venir manger avec lui. Il avait donné l'ordre à son elfe de maison de faire
à manger pour deux. La conversation à table fut passionnante, le jeune homme parla des malades avec compassion et gentillesse tandis que son vis à vis lui raconta moultes anecdotes qui avaient
égrenées sa carrière. Drago rentra tard au Cottage repu et heureux d'avoir un travail. Il était pressé de revoir Harry pour lui raconter.