Vendredi 20 juin 5 20 /06 /Juin 20:25
Chapitre 09 : Don de Soi


Hermione était là dans le salon, elle regardait Drena assise sur son lit. Harry venait de la rejoindre. Il voulait organiser leur plan à tous les deux. Elle lui avait pourtant dit que Drena lui demanderait de faire quelque chose pour elle. Sans plus un mot, Hermione parti rejoindre l'Ordre du Phoenix. Harry remarqua à peine que Drena n'était pas encore habillée pour aller se battre mais après tout, ils avaient encore deux heures devant eux. Il ne remarqua pas non plus les cernes sous ses yeux témoins muets de sa nuit blanche. Drena l'interrompit au cours de ses explications.

- Harry, si tu meurs, Voldemort m'emmènera avec lui ! Cela ne fait aucun doute !

- Ce n'est pas très flatteur pour moi, si tu penses que je pourrais mourir !

- Harry !!! Laisses-moi finir ! Je sais que tu aimes Ginny que c'est le Grand Amour de ta vie !

- Où veux-tu en venir ?

- Harry… si tu meurs… Ce sera un vieillard laid, non, monstrueux, efflanqué, brutal et cruel qui me possèdera !

- Je sais !

- Et je ne veux pas !!! Je veux que celui qui me prendra ma virginité soit jeune, beau, musclé, tendre et bon !

- Je comprends !!!

- Harry, je veux que ce soit toi !

- Qui ? Moi ? C'était donc cela dont m'avait parlé Hermione ?

- Oui !

- Es-tu folle ? Comme tu l'as dit, j'aime Ginny !

- Et pourtant tu as couché avec deux autres filles !

- Mais elles ne comptaient ni pour moi, ni pour Ginny, tu es notre amie à tous les deux et elle souffrirait de cela !

- Harry, de toute façon, si tu ne me prends pas ma virginité, à ta mort, je me tuerais !

- Quoi ? Mais c'est du chantage !

- Peut-être, si tu veux… mais avant tout, c'est la peur de voir se réaliser mon cauchemar de ces derniers mois. Et je préfèrerais mourir plutôt que "face-de-serpent" me touche !

- Mais Drena, nous sommes amis !

- TRES BIEN !!! ALORS VA-T'EN ! SORS D'ICI ! JE TE REJOINDRAIS À LA BARRIERE !

- Allons Drena !

- VA-T'EN !

Elle l'attrapa par son chandail et le sortit de sa chambre dont elle fit claquer la porte derrière lui.

Elle pleurait à chaudes larmes sans plus de retenue. Allongée sur son lit, la tête dans le creux de ses bras, Drena pleurait sur son désir et son amour inassouvis ! Elle pleurait sur son avenir peu reluisant que Voldemort survive ou non ! Elle pleurait sur la mort de ses parents. Elle pleurait tant qu'elle ne sentit pas de prime abord le bruit léger d'une porte qui s'ouvre ni que l'on dégageait ses cheveux sur le côté.

Par contre, le léger effleurement de plusieurs doigts qui frôlaient son cou de cygne, elle ne put l'ignorer. Elle ne put non plus ignorer le souffle chaud et les lèvres masculines qui s'y posèrent. Deux mains puissantes la relevèrent et la mirent assise. A nouveau, une main écarta son encombrante chevelure blonde. Un bras enveloppa sa fine taille tandis que l'autre empoigna une épaule ronde. A nouveau, Harry, car c'était lui, l'embrassa dans la nuque. Sa main passa de l'épaule au menton. Il inclina encore plus la nuque sur le côté et commença à mordiller la chair fine du cou puis le lobe de l'oreille. Pendant tout ce temps, la jeune vierge n'était que frémissements et tremblements. Ses sensations parcouraient son corps en s'y engouffrant tel un maelström puissant. Elle savait qu'elle ne pourrait rien gérer de tout cela et que le garçon d'expérience qu'il était devrait "mener la danse". Quant à lui, il s'en donnait à cœur joie. Depuis des semaines, il désirait la jeune fille et qu'elle veuille se donner à lui l'avait excité passablement. Il savait que la vue continuelle de l'élégante nuque avait un fort impact érotique sur lui et ses reins. Toucher et embrasser ce cou gracieux, l'avait "déjà" mit en état de "l'honorer" mais elle était vierge et il était hors de question qu'il presse le mouvement, ils avaient au moins deux heures devant eux. Elle se retourna et le regarda langoureusement.

- Oh Harry, gémit-elle, je sens comme des papillons dans mon ventre…

- Hihi, rit-il tout bas, ma Douce, tu es vraiment incroyable !

- Quoi ???

- Quand je pense que tout le monde te croit affranchie dans ce domaine alors que tu es si innocente !

- Cela te gênes ?

- Tu rigoles ? J'ADORE !

Il se remit à lui embrasser la nuque. Il s'arrêta pour enlever sa robe de sorcier, son chandail, ses chaussures et ses chaussettes. Il ne portait plus que son pantalon, sa chemise et la cravate des gryffondors. Elle avait attendu le corps attentif et tendu aux mouvements du jeune homme. Elle portait encore l'une de ses sempiternelles longues, chastes et couvrantes chemises de nuit. Il la lui ôta en un tour de main, dévoilant ainsi son expérience. Elle était totalement nue. Toujours derrière elle, de sa main gauche, il prit un tendre sein et se mit à le caresser. Son autre main commença à frôler l'intérieur de ses cuisses. A la vue des frissons de la jeune fille, il prit un malin plaisir à descendre ses doigts jusqu'à ses genoux pour remonter lentement, très lentement à quelques millimètres de la chaude caverne. Soumise au plaisir, elle baissa la tête, offrant encore plus sa nuque aux baisers de Harry. Puis elle se mit à gémir son prénom : "Humm, Harry, hooo, Harry ! ".

N'y tenant plus, il la bascula sur le lit. Elle essaya maladroitement de cacher quelques parties de son corps, il repoussa ses mains. Elle avait le regard chaviré et ses yeux bleus brillaient de désir. Il se mit sur le côté pour caresser ce corps complètement offert. Il se pencha et prit un des seins dans sa bouche, du coin de l'œil, il vit ses mains attraper les draps, il souria indolemment, sur de lui. Alors qu'il revint caresser le ventre de sa maîtresse, il l'entendit gémir, frissonner et vit aussi qu'elle se mordait les lèvres et fermait les yeux afin de se concentrer sur ses caresses.

Pour la première fois depuis le début de leurs ébats, il prit sa bouche, et de sa langue, il força le passage des dents, et chercha la langue de sa compagne. Ce fut alors un ballet lent, savoureux et chaud qu'exécutèrent les deux bouches, l'une contre l'autre. Il s'aperçut qu'elle recherchait le contact direct de son poitrail musclé. Il lui dit dans le creux de l'oreille : "Arraches moi ma chemise ! " Elle ouvrit les yeux et vit le magnifique regard vert la dévorer des yeux ! Elle lui enleva sa cravate lentement en souriant. Puis d'un geste brusque, elle écarta les deux pans de la chemise faisant voler les boutons dans la pièce. Elle posa le plat de ses mains au bord du pantalon puis les remonta lentement sur le bas des côtes puis sur la pointe de ses seins et finit par agripper son cou pour qu'il l'embrasse à nouveau. Elle repoussa encore un peu la chemise pour caresser ses épaules, il se releva et enleva la chemise qui semblait tant la gêner. Il s'allongea sur elle et sa chaude et large poitrine entra en contact avec celle plus ronde de Drena. Il sentit que les mamelons s'érigèrent provoquant chez lui un frisson d'anticipation. Des mains "baladeuses" se glissèrent dans la ceinture de son pantalon. Il susurra : "Impatiente petite coquine, va !" Il se leva du lit et finit d'ôter son pantalon et son sous-vêtement. Puis il se rallongea à nouveau sur sa blonde compagne. Ils étaient nus tous les deux. Elle lui lança un regard surpris. Il comprit qu'elle avait senti son membre gonflé contre son pubis virginal. Il l'embrassa à pleine bouche. Il introduisit légèrement deux doigts dans la "précieuse porte" et sentit une humidité révélatrice. Elle était prête à le recevoir en elle. N'ayant pas quitté sa bouche, une de ses mains tenait sa taille, tandis que l'autre se mit à guider son membre gonflé vers l'accueillant fourreau. Il commença à s'introduire en elle. Elle frissonna, elle se raidit alors sous le premier coup qui forçait l'hymen délicat. Cette douleur s'amplifia au fur et à mesure que son amant s'enfonçait en elle. Il eut alors des mots qui lui expliquèrent pourquoi elle souffrait : "Comme tu es étroite, si étroite, jamais je n'avais connu une fille aussi étroite. " Elle le regarda un peu vexée et repoussait son poitrail avec le plat de ses mains. Il resserra son étreinte et lui enjoigna : "Tout doux, ma belle blonde, ne me repousses pas, ce n'est pas une critique, c'est à la fois nouveau et très jouissif pour moi même si c'est plutôt inconfortable pour toi." Là-dessus, il se mit à parsemer son visage puis son cou de dizaines de baisers afin de lui faire oublier le sexe trop gros pour elle qui la pénétrait. Tout à son désir qui revenait, la jeune fille fut surprise par le grand coup de reins qu'Harry lui donna. Il venait de s'enfonçait complètement en elle. Il s'était arrêté au fond et attendit. Quand elle ouvrit les yeux et lui souria, il sut que la douleur était en train de passer. Il recula alors un peu et revint aussitôt. Il se mit tout d'abord très lentement à aller et venir dans sa partenaire. Il veillait, à chaque coup de rein, à frotter autant qu'il le pouvait le petit bouton de plaisir. Il était sur les mains pour être plus efficace mais il ne tenait plus et accéléra le mouvement ses coups de reins, ceux-ci étant de plus en plus puissants et rapides. Harry enfonçait la jeune fille dans son lit à chaque va et vient. Elle remuait la tête de gauche à droite et gémissait bruyamment. Enfin, une fille qui se laissait aller à crier, à lui mordre le poitrail, à lui enfoncer ses ongles dans le dos. Plus il accéléra la cadence plus les gémissements de Drena étaient rauques et essoufflés. Il arriva enfin au paroxysme de son plaisir et dans un coup de rein très puissant, envoya sa semence dans le ventre tout chaud de sa maîtresse. Tant qu'il put, il continua à aller et venir en elle pour être bien certain qu'elle avait prit sa part de plaisir. Quand il la vit atteindre la "petite mort", ses lèvres avaient pâli, elle était comme inconsciente. Il s'écroula sur elle puis se releva légèrement et s'appuya sur ses coudes. Il prit le visage de Drena dans ses mains et l'embrassa tendrement. Elle ouvrit les yeux sur lui, ils étaient dans le vague. Harry l'embrassa plus passionnément. Elle soupira, ce qui le fit rire. Il se retira. Il baissa les yeux et vit son pénis et les cuisses de sa compagne maculés de quelques taches de sang virginal. Il se mit sur le côté et la plaqua contre lui pour être collés l'un à l'autre comme deux petites cuillères. Elle gémit sous ce geste qu'elle trouvait très sensuel. Il la caressait encore et elle s'endormit.

Drena se réveilla en sursaut, Harry la tenait fermement serrée contre lui. Elle regarda l'horloge. Il leur restait moins d'une heure pour se laver, s'habiller et se rendre au lieu de rendez-vous avec Voldemort. Elle repoussa Harry en arrière. Cela le réveilla brutalement. Il la regarda s'agiter pour chercher ses affaires pour aller prendre sa douche et s'habiller.

- Allez dépêches-toi ou on va être retard et il va nous surprendre !

- Mouiii, on a encore le temps, ma douce !

- Harry, bouges-toi !

Il resta ébahi en la voyant à quatre pattes totalement nue en train de chercher ses vêtements. Il contempla sa croupe rebondie puis baissa les yeux sur son pénis. Et voilà, elle le faisait à nouveau se raidir. Il se leva du lit et s'approcha d'elle. Croyant qu'il se préparait à s'habiller, elle ne réagit pas. Jusqu'à ce qu'il la prenne fermement par les hanches et se mit à genoux derrière elle. Elle tourna la tête et comprit de suite ce qu'il voulait faire. D'une voix rauque, il lui dit : " Tu sais à quelle sauce, je vais te manger là ? ". Elle se positionna bien à quatre pattes prête à nouveau à se donner à lui. Penché en avant, il chatouilla son clitoris et enfonça deux doigts dans son vagin. En quelques secondes, elle "mouilla" ces doigts entreprenants. Sans plus de préliminaires et d'un seul coup, il s'enfonça en elle. Un cri rauque sortit de la gorge de sa compagne. Alors qu'il entreprit son va et vient, il l'entendit gémir et prononcer des paroles incompréhensibles. Puis il entendit des mots plus forts : "Oh, Harry, c'est bon, viens, Harry, oh comme je t'aime, si tu savais comme je t'aime ! " Loin de le rebuter et de le désoler, ces paroles augmentèrent pour lui l'érotisme de leur position. Il lui répondit alors :" Oh, ma douce, tu es bonne, si bonne, je voudrais être le seul ! ". Alors que les mouvements continuait à secouer son pâle corps, elle dit : "Tu es le seul, je suis à toi et à toi seul, Harry !

- Tu es à moi, à moi seul, aucun autre que moi ne devrait t'avoir

- Oui, Harry, oui.

- Drena, je veux être seul à te posséder jamais, dit-il en donnant un grand coup de butoir

- Comme il te convient, Harry !

- Je veux être seul à te posséder jamais, redit-il en donnant un autre coup

- Oui, oh oui, Harry…

- Je veux être seul à te posséder jamais, reprit-il une dernière fois avant de se vider totalement en elle

- Ha-rrrrrryyyyy ! Cria t'elle en le rejoignant au sommet du plaisir.

Aucun d'eux n'avait vu la pâle lueur bleue qui les avait entourés. Ils s'écroulèrent sur le tapis en riant aux éclats. Le jeune homme pesait sur elle et n'avait pas l'air décidé d'en bouger. Elle le repoussa en lui souriant langoureusement.

- Il faut que j'aille me laver, susurra t'elle, je sens l'odeur sur moi d'un certain Harry !

- Ah oui ? C'est un doux parfum, hein ?

- Crâneur, va !!! Il faut que je me lave car si "l'autre" a un bon odorat il va reconnaître l'odeur du "sexe" sur ma peau !

- Non, mais écoutez-là dit-il en s'adressant à des interlocuteurs invisibles. Voilà qu'elle joue à la fille affranchie

- Naaaaah, grogna t'elle en tirant la langue

Il lui donna une claque sur ses fesses rebondies. Elle partit se doucher, il partit faire de même dans son dortoir après s'être rhabillé tant bien que mal ! Ils rejoignirent devant l'appartement des préfets en chef. En se tenant par la main, ils quittèrent Poudlard, prêts à affronter le Seigneur des Ténèbres.
Par Alfgard - Publié dans : Harry Potter - Fan-fictions
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 19 juin 4 19 /06 /Juin 20:12

 

Chapitre 08 : Rogue, Voldemort et Drena

 

Severus Rogue venait de transplaner au Pays de Galles. Il marchait le long d'une allée jusqu'à une typique petite ferme galloise. Il s'arrêta quelques mètres de la barrière. Il n'en pouvait plus. *Quand finirait cette vie ? * Il avait tué son véritable maître pour pouvoir continuer à espionner cette ordure de Voldemort. Des années de servitude avaient fini par l'user. De se savoir en partie responsable de la mort de Lily Potter laminait son cœur. D'avoir dû protéger Drena en tuant son mentor hantait son âme. Et de rechercher de solutions en vain pour piéger le Mage Noir torturait son esprit. Il revit les dizaines de visages des morts, de toutes les morts occasionnées par Voldemort et ses partisans.

Il secoua la tête. * Et dire qu'il va falloir que j'offre ma filleule en pâture à ce monstre ! Oh Drena, pourquoi faut-il qu'il y ait plus de véritable courage dans une seule de tes mèches de cheveux que dans tes parents et ton parrain réunis ? Je me rappelle encore de ta hardiesse, ce fameux jour où tu as affronté ton père. Ce jour où tu t'étais plainte du froid, l'elfe de maison, qui t'étais attribuée, avait osé t'apporter un pull contre l'avis de ton père. La pauvre, elle avait littéralement volé de l'autre côté de la pièce quand Lucius l'avait frappée avec sa canne. Et toi, ma filleule, tu t'es dressée du haut de tes quatre ans et tu l'as affronté ce géant qu'il devait représenter pour toi. Et tu lui as donné un coup de pied dans le tibia en le traitant de "salaud" ! Comme ta mère quand il la battait comme plâtre avec la même canne. Et tu es restée toute aussi courageuse quand il a attrapé ton pull pour te lever jusqu'à son visage. Il t'a hurlé dessus qu'il te materait. Il a crû te mater ce jour-là et les suivants mais je sais aujourd'hui que tu es d'une autre trempe. Oui, je suis très fier de toi, Drena, très fier. Bien, à ton tour, Severus ! Sois brave ! *

Les lumières des bougies chancelaient à travers les fenêtres. L'ancien professeur entra dans la chaumière. Comme à son habitude, Voldemort était entouré de ses fidèles sergents, en tous cas, ceux qui avaient survécu aux attaques contre l'Ordre du Phoenix et Harry Potter. Son faciès reptilien était la chose qui dégoûtait le plus Severus car son… "maître" en avait perdu toute trace humanité.

- Te voilà, enfin, Severus !

- Oui, Monseigneur !

- As-tu accompli ta mission ?

- Oui, Monseigneur ! Et même plus !

- Ah oui et qu'as-tu fait ?

- J'ai apprit que demain, en fin de matinée, Potter compte détruire vos "horcruxes" !

- Comment sais-tu cela ? Et comment as-tu apprit leur existence ?

- J'ai mes sources !

- Quelles sont-elles ?

- Le Cracmol Rusard et deux ou trois jeunes serpentards se sont unis pour espionner vos ennemis. Quant aux horcruxes, j'ai apprit leur existence par la bouche de la "sang-de-bourbe", Granger, elle a encore voulu "étaler" son savoir

- Celle-là quand Potter sera mort, je me ferais un plaisir de lui arracher la langue !

- Ce sera un plaisant spectacle, Monseigneur, car pendant ces six années où je lui ai enseigné", elle m'en a fait un enfer !

- Rogue ! Revenons-en aux horcruxes ! Où compte-t'il les détruire ?

- Vous connaissez Potter ! Toujours il recherche le sensationnel, le grandiloquent et le symbolique, il a choisi la maison de ses parents !

- Ainsi la boucle sera bouclée et je pourrais le tuer pour de bon cette fois ! Petit présomptueux, petit orgueilleux, il apprendra à ses dépens qu'il ne peut voler la vedette à LORD VOLDEMORT.

- Ils veulent les détruire vers onze heures ! J'ignore le pourquoi de cette heure précise !

- C'est sans importance ! Préparons-nous ! Je vais appeler un maximum de mangemorts.

C'était le repas du soir à Poudlard. Les professeurs qui faisaient partie de l'Ordre du Phoenix et quelques aurors étaient fébriles. Les jeunes gens de l'Armée de Dumbledore partageaient la même fébrilité. La seule à rester stoïque était l'agneau sacrificiel. Hermione ne tint plus.

- Nous sommes tous terriblement nerveux et toi tu es la seule à ne pas te départir de ton calme !

- Oui, j'avais remarqué votre tension !

- Remarqué ? Notre "tension" ? Mais nous sommes de vraies piles électriques, Drena !

- C'est drôle mais lorsque l'on est résigné les motifs de stress disparaissent. Je comprends mieux cette philosophie bouddhique dont tu m'avais parlé !

- Mais elle m'énerve, grogna Ron

- Quoi ? se retourna Hermione, encore plus énervée

- Ben, oui, c'est une vraie girouette cette fille !

- RON !? s'étonna Harry

- Bon sang, pendant six ans, elle nous a pourri la vie par ses insultes. Ces derniers mois, elle a été cette "pauvre" et gentille petite chose ! Et maintenant, elle nous la joue super courageuse comme ces chrétiens dans les arênes.

La tablée le regarda passablement étonnée.

- Franchement, Drena, j'aimerais savoir enfin qui tu es vraiment ! Es-tu une serpentard, une poufsouffle ou une gryffondor ?

A ce moment-là, Drena regarda Ron en face et dans ses yeux, elle vit la lueur de malice qui y brillait. Elle se mit à hurler de rire suivie par le farceur et ils s'enlacèrent hilares. Les larmes étaient venues à leurs yeux. Ils redoublèrent leur fou rire à la vue des regards éberlués de leurs compagnons de tablée. Ils n'arrivaient plus à s'arrêter. Ils rirent derechef quand Luna les rejoignit puis Neville. Ces derniers aspiraient eux aussi à rire. Cela faisaient de longues minutes qu'ils s'évertuaient en vain d'arrêter cette crise de fou rire quand arriva Mme Pomfresh. Les hoquets surgirent leur coupant la respiration. Elle les força à boire une potion qui fit son effet. Ils était toujours euphorique mais les rires avaient disparu.

Avant qu'ils ne quittent la grande salle, la Directrice les convoqua dans son bureau. Tout le monde était là ! Les anciens comme les nouveaux membres de l'Ordre et de l'A.D. avaient été appelés dans cet historique bureau. Ils étaient si nombreux qu'ils bousculaient un peu. Minerva leva la main pour qu'on l'écoute.

- Le piège se referme ! Demain matin à l'heure dite, Harry et Drena seront au Manoir Jedusor. Nous, nous attendrons le Mage Noir et ses partisans à Godric's Hollow. Severus lui fera croire que Drena est partie au Manoir le retrouver pour se soumettre à lui !

- Comment a-t'il pu avaler tout cela, s'étonna Harry

- Les horcruxes, Harry, cela l'obsède leur destruction totale signifierait sa mort et il craint la mort comme tu le sais ! Bon, nous nous retrouvons tous là bas à dix heures quarante cinq piles. C'est d'accord pour tout le monde ?

L'assemblée en entier lança un tonitruant : "OUI !". La Grande Bataille allait enfin commencer.

La soirée était bien avancée lorsque les deux préfètes laissèrent repartir leurs amis. Hermione s'apprêtait à aller se coucher quand Drena l'arrêta.

- Hermione !

- Oui, Drena ?

- Dis-moi ? Tu me considères comme une amie ? N'est-ce pas ?

- Bien sûr, depuis le temps, je croyais que tu le savais, voyons !

- Hermy, tu connais presque tous mes secrets !

- C'est vrai !

- Tu sais de qui je suis amoureuse !

- Oui !

- Je te demande de me l'amener demain matin !

- Ca, ce n'est pas dur !

- Et de lui "dire" de faire tout ce que je lui demanderai !

- Oh non, ne me dis pas que tu veux…

- Oh Hermy, encore une fois ni toi ni moi n'avons besoin de mots pour nous comprendre, c'est là que je me dis que nous sommes de vraies amies. Tu sais, Harry peut mourir demain ! Et je serais alors aux mains de "l'autre" !

Et Hermione se mit à pleurer à l'idée que Harry et eux tous puissent mourir et que son amie finisse comme "reproductrice" pour le vil serpent. Ce monstre continuerait il longtemps à détruire les vies autour de lui ? C'est sur ces pensées qu'Hermione s'endormit sur le canapé au côté de son amie. Drena, elle, ne dormit pas et contempla les flammes dans l'âtre jusqu'au bout de la nuit.

 

 

Par Alfgard - Publié dans : Harry Potter - Fan-fictions
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 18 juin 3 18 /06 /Juin 22:23

 

Chapitre 07 : Guerre et Plan d'attaque

 

Plusieurs semaines étaient passées. Les jeunes ennemis du Mage Noir les avaient passées à s'entraîner en prévision des combats. Harry, aidé par ses amis et l'Ordre du Phoenix, avait presque retrouvé tous les horcruxes. Il n'est restait plus qu'un. Les Fêtes de Noël approchaient et les membres de l'Ordre et leurs jeunes condisciples avaient décidés de les passer au Square Grimmaud.

Quand ils y arrivèrent, ils y trouvèrent les Dames Weasley en train de décorer la maison. Molly était d'une patience d'ange avec sa belle-fille Fleur et personne ne comprenait pourquoi ! Tout ce beau monde partit s'installer dans les chambres. Les trois jeunes filles retrouvaient leur complicité de l'été. Ginny s'amusa à "provoquer" Drena sachant pertinemment les raisons de ces insultes qu'elle pouvait proférer ces derniers temps.

- Alors Malefoy, toujours aussi garce avec mon frère ?

- Qu'est-ce que t'as "Weasmoche" ?

- Hahahaha, hihihi, se mit à hurler Ginny. En tous cas, Drena, ton plan a vraiment bien marché, Ron te déteste à nouveau

- Et toi, Hermione, t'aime t'il à nouveau, demande Drena

- Oui, aussi amoureux que cet été !!

- Oh, Hermione, comme j'aimerais que Harry me regarde à nouveau comme Ron avec toi !

- Patience, Ginny, il te reviendra !

- Comme je l'espère, Hermy, comme je l'espère mais depuis qu'il a couché avec ces deux filles, j'ai du mal à y croire ! Oh, je sais, il n'était pas le premier mais j'étais sa première et j'aurais cru que cela aurait compté pour lui !

- Il a fait cela pour t'oublier, dit Drena, je suis sûre qu'il t'aime encore !

- Oui, on verra ! En attendant, et si on allait aider Fleur et Maman !

- Oui, super, cela va nous changer les idées !

Elles descendirent toutes les trois jusqu'à la grande salle. Elles croisèrent Harry qui remontait. "Son" regard était éperdu d'amour lorsqu'il croisa Ginny mais il était empli désir lorsque ce fut Drena qu'il croisa. C'est ce moment-là que choisi la "mère" de Sirius pour faire son foin. Surgit aussitôt Fleur qui se mit à pleurer en criant : "Oh, je ne la supporte plus du tout." En tentant vainement de se débarrasser du portrait. Molly qui la suivait secoua la tête en la regardant faire. Elle s'adressa aux filles au disant : "Oh la pauvre, elle est tellement nerveuse, que voulez-vous ce sont les hormones, à cause du bébé ! " Pour les trois jeunes sorcières cela devint lumineux. Fleur était enceinte et c'était pour cela que Molly était d'une patience d'ange avec elle.

Drena posa sa main sur le bras de la jeune française.

- Laisse, je vais m'en occuper !

- Tu sais comment faire ? demanda Hermione, cela fait plus d'un an que l'on essaie !

- Oui, une fille de Serpentard m'a expliqué !

- Une serpentard t'a aidée ?

- Eeeeh, moi aussi, je suis une serpentard et j'ai changé ! Cette fille, Mary, son père était à Serdaigle et sa mère à Poufsouffle. Imagine leur surprise que leur fille soit une serpentard !

- Alors cette solution !?

A l'aide d'un sort, Drena s'entailla le doigt et mit du sang sur sa baguette. Elle dessina un signe sur le portrait avec sa baguette et jeta un sort informulé. Le portrait tomba au sol en hurlant à la mort. Hermione, à l'aide d'un "wingardium leviosa", l'envoya au grenier. Drena lui souria.

- Il faut avoir le même sang que celui qui a fait ce sort ! Hihihi, l'obsession du "sang" chez les Black !

- Merci, Drena, Merci pour tout, dit Fleur, en l'embrassant chaleureusement sur les deux joues.

Dans les jours qui suivirent le "décollage" de ce tableau, l'ambiance s'allégea considérablement dans la maison. Les préparatifs pour Noël avançaient. Dobby prenait beaucoup de plaisir à aider Molly et Fleur, tandis que des idées de plans de bataille étaient lancées à tout va dans la Grande Salle. Drena s'amusa à observer Nymphadora et Remus, il était clair qu'ils avaient passé le stade des simples baisers. Tonks resplendissait d'amour et de désirs assouvis.

Le soir du Réveillon, alors qu'elles se préparaient dans leurs chambres, Hermione fit un grand aveu à ses amies.

- Les filles, c'est décidé, ce soir, je ferais l'amour avec Ron !

- Oh Hermy, es-tu sûre ? S'inquiéta Ginny

- Mais, elle l'aime, Ginny, soupira d'envie Drena

- Oui, je l'aime, je crois bien que je l'ai aimé dès la première année à Poudlard

- Et voilà… de nous trois, je serais la seule à être encore vierge, finit par dire Drena

- QUOI ? S'exclamèrent Ginny et Hermione

- Ben oui, je suis toujours vierge !

- C'est impossible, tous les garçons de serpentard ont dit qu'ils avaient couché avec toi !

- Je sais, il y a même des garçons des autres maisons qui s'en sont aussi vanté !

- Mais pourquoi ? demanda Hermione

- En fait, je sais bien, malgré mon caractère et mon éducation, les garçons m'ont toujours trouvée "canon". Alors se vanter de s'être "tapé" la Malefoy, c'était cool !

- Pourtant, on t'a souvent vue embrasser des garçons !

- Mais je n'ai jamais sauté le pas ! Depuis que je suis toute jeune, ma mère m'a fourrée dans la tête que je devais ne le faire qu'avec celui dont je serais folle amoureuse ! Et c'est ce qu'elle a fait !

- Avec ton père ?

- NON !

- Avec qui ?

- Euuuh…

- Tu ne veux pas nous le dire ?

- Bon… c'était avec Sirius Black !

- NOOON !

- Oui, c'est dégoûtant, hein ? Demanda Drena

- Non, pourquoi dis-tu cela ?

- Mais… ils étaient cousins !

- Euh… c'est vrai que vu sous cet angle !

- J'aurais préféré que ce soit avec mon parrain !

- Hahaha, ria Hermione, tu es vraiment impayable, Drena.

Elles continuèrent à papoter et s'habillèrent pour le repas du Réveillon. Quand elles descendirent, la grande table était dressée. De très nombreuses victuailles l'encombraient et la magnifique argenterie des Black y brillait de mille feux. Les garçons étaient vêtus de smoking comme les hommes présents. Les femmes de l'Ordre, y compris Molly, étaient toutes aussi élégantes. Le repas commença, il fut convivial et chaleureux, il finit tard. Ginny et Drena virent Hermione rejoindre Ron dans une chambre inoccupée. Le lendemain matin, ce fut profusion de cadeaux, de vœux et de cris de joie. Drena était très surprise de recevoir des présents de la part de tous. Ce n'était certes pas des objets de grand prix mais ils eurent pour elle une valeur autrement plus inestimable.

Ils entamèrent leur petit déjeuner. Quand dans le couloir, ils entendirent la voix de Minerva Mc Gonagall : "Alors, il n'y a personne pour venir m'accueillir ? " Les jeunes élèves de Poudlard allèrent à sa rencontre et ce qu'ils virent les clouèrent sur place. Drena se précipita vers l'homme qui l'enlaça tendrement. Harry sortit sa baguette et la pointant en criant.

- ROGUE, je vais te TUER !

- NON, Harry ! S'interposa Remus

Devant la réaction de Harry, Drena se tint devant son parrain, prête à affronter l'amour de sa vie pour sauver Severus.

- Harry, dit Minerva, tu ignores encore trop de chose pour juger les actes de Severus !

- Oui, Harry, il devait garder sa couverture intacte, me protéger et m'empêcher de tuer le professeur Dumbledore. Ce dernier "savait" cela et comme ta mère s'est sacrifiée pour toi, Dumbledore a offert sa vie pour moi. Et cela JAMAIS, je ne l'oublierai !

- Mais il l'a tué… j'étais là !

- Moi aussi, j'étais là ! Harry, je sais que beaucoup de choses t'ont fait avancer dans la maturité mais il te faut encore grandir !

- Bien Drena, dit clairement Minerva. Tu as dis exactement ce qu'il fallait dire ! Maintenant, asseyons-nous elle joigna le geste à la parole et fut suivie par ses compagnons, nous devons discuter d'un plan d'attaque contre Voldemort et ses mangemorts. Harry… où en es-tu dans tes recherches sur les horcruxes ?

- Je les ai "presque" tous trouvés et je les ai détruits. J'ai la certitude que le dernier que l'on doive détruire est son serpent, Nagini.

- Ce fichu reptile est presque toujours avec son Maître ! Grogna Maugrey

- Il faudrait les éloigner l'un de l'autre ! dit Remus

- Mais comment faire ? Soupira Nymphadora

Alors que les discussions allaient bon train et que les idées et les inquiétudes fusèrent de tous côtés, une petite voix timide s'éleva.

- Moi, j'ai une idée

Le brouhaha continua et la voix parla plus fort.

- J'ai une idée moi !

- Drena ? demanda Severus

- Oui !

- On t'écoute ! dit Remus

- Il faudrait que Voldemort soit attiré loin de ses compagnons et de son serpent.

- Nous sommes d'accord ! Continue, s'impatienta Harry

- Vous savez tous, j'en suis certaine, que Voldemort m'a choisie pour être la "matrice" de son héritier ! Puisqu'il a demandé à Blaise Zabini de m'enlever. Il faudrait lui faire miroiter ma présence en un lieu précis et attirer les mangemorts dans un autre lieu.

- On sait comment attirer Voldemort ! Mais où ? dit Severus

- Chez lui ou plutôt chez son père ! Parrain, j'ai cru comprendre que son serpent y était.

- Oui, la plupart du temps !

- Parrain, je connais vos… talents… vous vous arrangerez pour attirer le Mage Noir et ses partisans à Poudlard ou tout lieu susceptible de recevoir une bataille. Harry et moi irons au Manoir Jedusor tuer son serpent et nous y resterons. Vous devrez lui dire au moment de la bataille que je suis là-bas et que vous m'y avez emmené pour lui.

- Je comprends ! Pendant qu'il ira te chercher au Manoir où Harry l'attendra, nous nous occuperons des mangemorts !

- Oui, diviser pour mieux régner !

- JE NE SUIS PAS D'ACCORD !!! Hurla Harry.

Tout le monde se retourna vers lui.

- Mais Harry, c'est un très bon plan, dit Minerva

- Je suis d'accord aussi, reprit un à un chaque participant

- Et bien, pas moi ! Je ne veux pas me servir de Drena comme appât. Si je meurs, il s'en prendra à elle.

Drena se leva et s'approcha de Harry. Elle lui mit les mains sur les épaules.

- Harry, mon destin est scellé, d'aussi loin que je puis me souvenir, les événements et les tiers ont toujours décidé de mon avenir. Je suis résignée ! Harry, il faut que Voldemort soit vaincu, il FAUT que je serve d'appât !

- En es-tu sûre ?

- Oui, sans conteste !

L'assemblée était très silencieuse, très solennelle. De nombreuses paires d'yeux se posaient avec gravité et admiration sur la jeune Malefoy. Celle-ci eut un pauvre sourire. Elle ne se trouvait pas courageuse, juste résignée.

Par Alfgard - Publié dans : Harry Potter - Fan-fictions
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 17 juin 2 17 /06 /Juin 18:06
Chapitre 06 : Chagrins et Confidences

Quand elle allait en cours, Drena restait "collée" à la bande de Potter. Alors que jusqu'ici l'ensemble des élèves admirait le soin qu'elle portait à sa vêture et à sa coiffure, ils furent passablement déçus de sa négligence de ces derniers jours. De plus, la jeune fille avait toujours la tête baissée afin de ne croiser aucun regard. Personne, non personne, n'avait jamais vu un membre de la famille Malefoy courber l'échine ainsi.

Comme à l'habitude, tout le monde savait ce qu'il lui était arrivé. Alors que les élèves des autres maisons compatissaient et souhaitaient la soutenir, ceux de sa maison, se faisaient un plaisir de la railler, de l'insulter ou de l'humilier. Randy Parkinson avait été renvoyé ce qui n'avait plu ni à ses parents ni à ses camarades. Elle avait reçu de très nombreuses beuglantes que ses amis de l'A.D. s'étaient empressés de détruire au vu de sa peur ! La Directrice avait autorisé le fait qu'elle mange avec ses amis à la tablée des Gryffondors. Elle était toujours encadré d'au moins deux membres de l'A.D.

Ses amis ne savaient plus comment la réconforter. Où était l'arrogante et l'insolente Drena Malefoy qui les insultait copieusement ?

Hermione s'était encore dévouée pour contrôler les couloirs. Quand elle rentra, elle trouva encore sa compagne de chambre les yeux fixés sur les flammes qui dansaient dans la cheminée !

- Oh Drena, je crois bien que je ne vais pas essayer de te remonter le moral ce soir !

- Tu sais bien, Hermy, que tu n'y arrives pas de toute façon !

- Oui, mais ce soir, je suis vraiment trop mal !

- Oooh Hermione, Pourquoi ? Racontes-moi ?

- C'est Ron !

- Que t'a-t'il fait encore ?

- Il a dit que c'était fini entre nous !

- Ce n'est pas possible ! Vous étiez si bien ensemble cet été ! Mais pourquoi ?

- Il en aime une autre !

- Qui est la garce qui te l'a piqué ?

- Hihihi rit Hermione en laissant couler néanmoins une petite larme, c'est TOI !

- Moi ? Hein ? Je te jure que ce n'est pas de ma faute, je n'ai pas essayé de te le prendre !

- Oh non, tu n'as rien essayé, je le sais bien !

- Ouf… Et bien alors ?

- Cet idiot, à force de "fréquenter" la gentille mais surtout fragile Drena a développé chez lui un amour "chevaleresque" !

- C'est vraiment un idiot, ma pauvre Hermione !

Cette dernière releva la tête pour bien montrer qu'elle était forte.

- C'est d'autant plus idiot que je suis sûre que tu aimes un autre garçon !

- Ah… et à quoi l'as-tu vu ?

- Tu n'accordes aucun regard à Ron et régulièrement tu as les yeux dans le vague comme une amoureuse…

- Tu as raison, j'aime quelqu'un d'autre mais lui est amoureux d'une autre même s'il l'a quittée et a même couché deux autres filles qu'elle depuis lors !

- Non, ce n'est pas vrai, ce n'est pas…

- Si… c'est Lui… mais tu vas me promettre que tu vas garder le secret, même s'ils sont séparés, pour moi, ils représentent toujours un couple à part entière.

- Oh… ma pauvre… il y a longtemps ?

- C'est venu petit à petit au Square Grimmaud à force de vivre là-bas avec lui !

- Il faudra bien qu'il le sache un jour !

- Non, Hermione, cela doit rester entre nous, ce sera NOTRE secret !

- D'accord, d'accord, je me tairais, je te promets !

- En attendant, j'ai une petite idée pour Ron !

- Ah oui, laquelle ?

- Je vais reprendre les insultes contre sa famille et lui… et peut être il te reviendra !

- Oh non, Drena, il va te détester et Harry aussi !

- Je me suis fait une raison avec Harry, il restera un rêve pour moi ! Bon, je vais me coucher maintenant ! Bonne nuit, Hermy !

- Bonne nuit, Drena !

La jeune serpentard entra dans sa chambre et s'habilla pour la nuit. Elle enfila une de ses habituelles longues chemises de nuit blanches. Si les garçons qui la trouvaient sexy le jour la voyaient revêtue avant tant de chasteté, ils tomberaient sur le cul ! Elle ouvrit sa fenêtre et regarda la lune. Cette dernière nimba la fine silhouette de la jeune fille et fit briller les larmes qui coulaient sur ses joues. Elle s'asseya dans la bergère qui se trouvait sous la fenêtre et continua à pleurer sur son amour sans espoir pour Harry Potter.

Par Alfgard - Publié dans : Harry Potter - Fan-fictions
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 11 juin 3 11 /06 /Juin 21:20

Chapitre 5 : Enlèvement et Agression

Assise dans son canapé, Hermione était en train de lire un de ses nombreux livres quand ses amis la rejoignirent. Ron s’assit auprès d’elle et mit son bras sur son épaule. Elle ferma son livre, prit le visage de Ron entre ses mains et embrassa passionnément son petit ami. Harry détourna la tête et croisa le regard amoureux de Ginny. *Oh, que c’était difficile de ne pas en faire autant ! * Hermione se leva et se mit à leur servir à chacun une tasse de thé. C’était devenu leur habitude depuis que les deux amies avaient cet appartement.

- Au fait, demanda Ginny, où se trouve Drena ?

- Elle fait une dernière tournée dans les couloirs, répondit Hermione

- Elle prend son travail drôlement à cœur, dit Harry

- Vous savez, elle a beaucoup changé, elle ne supporte plus les insultes contre les sangs-mêlés, reprit Hermione

- Ah oui ? Ne penses-tu pas qu’elle pourrait jouer un "rôle" ? Ou qu’elle est sous la domination de "l’Imperium" ?

- J'aurais cru, Ron, qu'après toutes ces semaines passées avec elle, tu aurais apprit à la connaître !

- Disons que parfois les vieilles insultes qu'elle nous balançait ne reviennent en tête !

- Il faut apprendre à pardonner Ron, dit Hermione, je t'ai bien souvent pardonné !

Elle l'embrassa goulûment et le renversa contre le canapé. Il lui prit la taille et elle vint s'asseoir à califourchon sur lui !

- Eh Oh… ! Vous n'êtes pas tous seuls ! On est là nous aussi !

Ils entendirent toquer à la porte. Hermione se releva vite fait en se rajustant et en jetant des regards noirs à Harry et Ginny. Elle ouvrit la porte et découvrit le professeur Mc Gonagall.

- Eh bien, jeunes gens, ne devriez-vous pas retourner chacun dans vos chambrées

- Oui, professeur, nous partons dit Harry

- Dîtes-moi, miss Granger, où se trouve votre compagne de chambre ?

- C'est vrai, il est tard, habituellement elle est déjà revenue !

- Messieurs Potter et Weasley, je vous demanderai de bien vouloir rechercher Miss Malefoy et n'oubliez pas vos baguettes !

Les deux jeunes hommes partirent en patrouille dans les couloirs. Qu'était-il arrivé à Drena ? Cela faisait déjà de longues minutes qu'ils écumaient les couloirs de Poudlard. Le temps commença à leur paraître trop long et leur inquiétude pour la jeune fille monta d'un cran. Lorsque enfin sa voix leur parvint. Elle criait : "NON". Armés de leurs baguettes, ils coururent dans la direction de ce cri ! Ils reconnurent la voix de Zabini qui ricanait.

- Il te veut, Drena ! Et ma mission est de te ramener à lui !

- Alors, toi aussi, tu es aussi son petit toutou ?

- Franchement, ma pauvre, je ne vois pas ce qu'il peut te trouver. Surtout que tu l'as trahi !

- Si tu ne vois pas pourquoi, c'est que tu es vraiment un sacré imbécile !

- Tu vas te la boucler, Malefoy ! Je suis loin d'être un imbécile !

- Je vois bien que tu ne vois pas le "profit" que ce maudit Mage Noir peut tirer de moi !

- Et tu vas me le dire ?

- Oui, "très cher", je vais te donner les DEUX grandes raisons pour lesquelles il me voudrait, la première parce que je suis une sang-pur et qu'une progéniture renforcerait son emprise sur ses partisans, la deuxième est que je suis la seule et unique héritière de la fortune des Malefoy qui est la plus grande fortune parmi TOUS les sorciers. Voilà pourquoi, "ton" seigneur des ténèbres me veut !

Harry, qui entendait parfaitement l'argumentation de son amie, était étonné de son sang-froid car il savait que c'était la plus grande terreur de sa vie. Il choisit ce moment-là pour surgir devant Zabini…

- Alors, Zabini, on s'attaque aux jeunes filles fragiles et innocentes !

- Fragile, elle ? Mais avant que je l'amène ici, elle s'est défendue comme un beau diable, Potter…

- Maintenant, relâches-là !

- Et c'est toi qui vas m'y obliger, Potter ?

- Oui !

Harry, se lassant de parler, lança tout un paquet de sorts contre le kidnappeur, il le mit à mal et l'entrava. Quand il eut fini, il trouva la jeune fille dans les bras de Ron qui lui frottait le dos pour la réconforter. "Le" monstre vert se mit à "bouillir" dans son cerveau et son cœur. Que lui arrivait-il ? Serait-il jaloux ? Il s'ébroua pour oublier cette drôle de sensation. Ils ramenèrent leur amie à sa chambre. Enfermées avec elle, Hermione et Ginny la changèrent puis la bordèrent soigneusement en l'embrassant sur le front puis retournèrent dans le salon commun aux deux préfètes en chef.

- Ne trouvez-vous pas qu'elle est en danger ? demanda Hermione à la Directrice Mc Gonagall toujours présente

- Certes, Miss Granger, et il va falloir que vous surveilliez ses "camarades" serpentard ! Oui, il va bien falloir la protéger

Tout le monde finit par partir se coucher. La nuit de la plupart d'entre-eux se révéla agitée. Drena revit à nouveau le visage reptilien de Voldemort. Hermione passa sa nuit à la calmer après qu'elle l'ait réveillée par ses hurlements. Ron lui rêva qu'il embrassait la jolie serpentard. Harry, qu'il donnait des coups de poings à Ron, il en tomba par terre au cours de la nuit. Quant à Zabini, lui, il dut affronter les détraqueurs car on venait de l'enfermer à Azkhaban pour collusion avec Voldemort.

Pendant les deux jours suivants, Harry, Ron et Neville se relayèrent pour assurer la protection de Drena. Elle explosa très souvent de colère et d'humiliation rentrée. A cause de Neville qui osait lui transmettre son stress, de Ron parce qu'il la collait un peu trop et Harry parce qu'il l'ignorait un peu trop. Elle en eut tellement assez qu'elle trouva un moment le moyen de s'éclipser dans le parc. Etonnement, Neville avait réussi à la suivre en catimini.

Harry parcourait les couloirs en ronchonnant contre Neville qui n'était pas venu le trouver pour qu'il le relève de son tour de garde. Ron avait fini par le rejoindre tout excité de revoir Drena. Harry lui lança une vanne.

- Je croyais que tu aimais Hermione ?

- Mais c'est le cas !

- Ah oui ? Alors pourquoi tu cours après Drena ?

- Je ne cours pas après elle !

- Ben voyons !

Leur conversation aurait pu se transformer en dispute, s'ils n'étaient pas tombés, au détour d'un couloir, sur le corps stupéfixé de Neville. Ils se regardèrent et gémir : "Oh non ! Cela recommence !". Ils commencèrent à courir pour découvrir qui s'était encore attaqué à Drena. Quand ils passèrent devant une porte entrouverte laissant passer de la lumière. Ils chuchotèrent en se regardant : "La Salle sur Demande". Ils entendirent alors des cris et des grognements.

Ils entrèrent et ce qu'ils virent les horrifièrent. La jeune fille était allongée sur une méridienne les cuisses largement ouvertes. Ses mains étaient attachées. Son chemisier ouvert sur ses seins blancs. Son slip était resté accroché sur une cheville, sa jupe était relevée sur sa taille. Randy Parkinson, qui leur tournait le dos, était entre ses cuisses, son membre dans une main et tenant les poignets de la jeune fille de l'autre main. Les deux gryffondors espérèrent qu'ils étaient arrivés à temps. Ils lancèrent de multiples sorts qui éloignèrent l'agresseur de sa victime. Elle pleurait toujours. Ron s'approchait d'elle pour la réconforter, défit les liens et la recouvrit de sa cape. Il s'apprêtait à l'emmener mais Harry fut plus rapide. Il repoussa son ami et emporta Drena dans ses bras pour la ramener à sa chambre. Drena le regarda ainsi que Ron. Elle voulut plaisanter.

- Vous savez les gars, on ne dit jamais deux sans trois !

- Drena, que dis-tu ? S'inquiéta Harry horrifié !

- Ooooh HARRY !!!

Elle s'accrocha éperdument à son cou et pleura à chaudes larmes dans son épaule, il resserra son étreinte en espérant que cela suffirait à la calmer. Il se rendit compte que cela ne suffisait pas. Comme il entrait dans le salon des deux amies, il y trouva Hermione en train de lire devant la cheminée. Elle se leva d'un bond à la vue du trio et jeta son livre.

- Que s'est-il passé encore ?

- Ce salaud de Randy Parkinson était en train de la violer !

- Tu es sûr ?

- Il était sur elle… je l'ai bien vu !

- Allonges-là sur le canapé !

Harry s'exécuta à regret. Drena se mit en chien de fusil sur le canapé. Hermione la prit dans ses bras.

- Drena, comment te sens-tu ?

- Je me sens sale, si sale ?

- Veux-tu te laver ?

- Oh, Hermione, oui !

- Viens, je t'emmène dans la salle de bain !

Une intuition poussa Hermione à mettre Drena encore habillée sous le pommeau de la douche. Petit à petit, elle lui enleva ses vêtements pour ne pas la brusquer. Tout d'un coup, la pauvre victime s'effondra au fond de la baignoire. Complètement nue, elle agrippa ses genoux et se balança d'avant en arrière en gémissant.

- Drena ! Drena !

- Ouiiiiii…

- Finalement, je ne sais pas !

- Quoooiiii !

- Est-il… est-il allé jusqu'au bout ?

- Hein ?

- A-t'il eut ce qu'il voulait ?

- Nooonnn, Harry est arrivé à temps !

- Alors tu vas "guérir" plus vite s'il ne t'a rien fait !

- Mais si, il m'a fait quelque chose ! A cause de lui et Zabini aussi, j'ai perdu ma tranquillité d'esprit et même s'il ne m'a pas violée, je me sens sale si sale !

- Pleures, Drena, cela va te libérer… Je reviens dans quelques minutes, je prépare ta chambre et je vais dire aux garçons de partir…

- Oh Merci, Hermione ! J'aurais si honte de les croiser !

- Tu n'as pas à avoir honte, tu es "la" victime !

- Si, c'est de ma faute, je n'aurais pas cherché à échapper Neville, il ne se serait peut être rien passé ?

- Cela ne sert à rien de ruminer ! Je te laisse tranquille un court instant ! Tu verras après une bonne nuit de repos, il n'y paraîtra plus !

Quand son amie fut partie, Drena finit par sortir de la baignoire alors qu'elle passait son peignoir, elle remarqua ses poignets meurtris par les cordes. Les pleurs revinrent, elle se regarda dans le miroir et vit l'hématome sur sa pommette et ses lèvres gonflées par les baisers violent de Parkinson. Honteuse et en colère, elle brisa le miroir d'un coup de poing et s'écroula au sol. Elle venait de s'évanouir !

Par Alfgard - Publié dans : Harry Potter - Fan-fictions
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 8 juin 7 08 /06 /Juin 10:51

Chapitre 4 : Retour à Poudlard

Drena s'était très bien remise du Doloris grâce aux soins intensifs et conjoints de Molly et d'Hermione. Ron et Harry battaient encore froid à la serpentard et ne comprenaient pas qu'Hermione ait développé une amitié avec elle. C'était souvent source de disputes entre Ron et Hermione. Néanmoins, Harry se sentait étrangement "atteint" d'un désir de protection envers la serpentard. Hermione lui avait révélé ce que Drena avait subi de la part de Voldemort ainsi que la trahison de son père, Lucius. C'était plus fort qu'Harry, il fallait qu'il protège les plus faibles. Et bizarrement, Drena était passée dans le camp des faibles. Avec ses amis, il avait décidé de la former comme au bon vieux temps de l'Armée de Dumbledore. Harry avait été étonné de ses rapides progrès, de sa hargne à l'entraînement ainsi que de son assiduité.

Souvent les trois filles s'enfermaient dans leur chambre commune, car on les avait réunies afin de gagner des chambres pour les membres de l'Ordre du Phoenix, et elles gloussaient comme des petites folles. Les garçons se demandaient ce qu'elles faisaient. Une fois, Harry avait entendu Drena consoler Ginny au sujet de l'échec de leur couple.

Les semaines avaient passé et finalement Harry avait décidé de retourner à Poudlard. Ils reçurent leur lettre de convocation pour leur septième et dernière année. Drena et Hermione se mirent à crier ensemble, s'échangèrent leurs lettres et s'enlacèrent en sautillant. Ron soupira et leva les yeux au ciel, tandis qu'Harry et Ginny échangèrent un sourire complice qui les fit rougir.

- Tu te rends compte Hermione, comme je serais préfète en chef, je ne dormirais plus chez les serpentards. Comme cela, ils ne pourront pas me faire payer ma défection !

- Oui, et en plus c'est super, on partagera le même appartement, et on pourra inviter Harry, Ron et Ginny sans que l'on se fasse agresser !

- Tu sais, Hermione, je crois bien, que ce sera ma meilleure année !

- Ah oui ?

- Ben oui, pas de contrainte familiale, pas de mission mangemort, et plus obligée de supporter les avances de Randy Parkinson !

- C'est vrai, il te poursuit de ses assiduités depuis la première année !

- Brrr, oui !!!

Harry, qui ne connaissait pas ce pan de la vie de la jeune fille, écoutait attentivement. Alors que les filles se mirent à papoter gaiement, il se mit à réfléchir au "Cas Malefoy". A force de la côtoyer, il avait apprit à la connaître; Il avait pu mettre de côté leur antagonisme passé depuis qu'elle avait arrêté de les insulter copieusement et qu'elle était passée du côté du bien. Ces derniers temps, il se surprenait souvent à la regarder. Certes, il était toujours aussi amoureux fou de Ginny mais il ne pouvait s'empêcher d'admirer la belle serpentard. Son visage était d'un ovale parfait que ses yeux bleus venaient éclairer. Son cou surtout était ce qu'il aimait le plus chez elle, il était long, fin et si aristocratique. Quand elle lui tournait le dos, comme en ce moment… il contemplait sa nuque blanche sur laquelle se balançait son épaisse tresse blonde. Cette nuque, il lui arrivait régulièrement d'avoir envie d'y poser ses lèvres. Comme si elle avait sentit une observation appuyée, Drena, néanmoins toute à sa conversation avec Hermione et Ginny tourna la tête vers Harry donnant ainsi un tout autre angle à sa nuque. Harry se mit à gémir à cette vue et elle écarquilla les yeux, sincèrement inquiète. Aussitôt, il se mit à sourire en faisant semblant d'être plongé dans une conversation avec Ron.

Le surlendemain, ils étaient tous à bord du Poudlard Express. La veille, ils étaient allés chercher leurs fournitures scolaires. Hermione, Ginny, Ron et Drena étaient dans le compartiment des préfets que celui-ci démarra. Après avoir procédé à leurs obligations, ils partirent rejoindre Harry dans son compartiment où Neville et Luna lui tenaient compagnie. Alors qu'elle suivait ses nouveaux amis, Drena sentit une poigne forte l'attraper. Elle regarda celui qui lui faisait cela, en passant de sa main à son visage. *Parkinson ! Cette Sangsue ! Hihihi, voilà que je parle comme Hermione !*

- Alors Drena, on évite ses anciens camarades ?

- De quoi veux-tu parler Randy ?

- Crois-tu que Zabini, Crabbe, Goyle et moi ignorons que tu n'as pas accompli la tâche que le Seigneur des Ténèbres t'a demandée ? Et que tu as rejoint la misérable bande de Potter ?

- Et alors ?

- Nos pères nous ont prévenus !

- Que veux-tu que cela me fasse ? Le seul père qui pouvait encore m'inquiéter c'était mon propre père et il est mort !

- Fais gaffe, Malefoy, ne tournes pas le dos aux "tiens" !

- Dégages, Parkinson, dégages !

- Pas tout de suite !

Sur ces paroles, il l'enlaça méchamment et commença à poser ses grosses lèvres sur celles plus tendres de la jeune fille. Elle se débattait… en vain… il était trop fort. Soudain, il redressa la tête, les yeux emplis de peur. Il relâcha Drena qui tourna la tête et vit six baguettes pointées sur lui. Elle se plaqua contre le couloir et regarda les membres de l'A.D. Alors Parkinson repartit dans son compartiment la queue entre les jambes. Ils baissèrent leurs baguettes puis se tournèrent vers Drena. Ils virent alors un immense et affectueux sourire sur le visage de la fille de Lucius Malefoy.

Par Alfgard - Publié dans : Harry Potter - Fan-fictions
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 7 juin 6 07 /06 /Juin 21:29
Chapitre 03 : Cauchemars infâmes

Le 12 Square Grimmaud

Alors qu'Hermione descendait pour aller prendre son petit déjeuner, elle passa devant la chambre de Drena. On pouvait y entendre des gémissements et de petits cris. Hermione savait par Molly Weasley que Drena avait beaucoup souffert sous la torture. Elle n'ignorait pas que les sorts que sont l'Endoloris et l'Imperium, s'ils n'étaient pas mortels, laissaient des traces indélébiles chez leurs victimes. Elle entendit alors de poignants "non". Elle posa la main sur la poignée de porte mais Molly apparut.

- Hermione ?

- Mme Weasley

- Laisse, Drena, tranquille, il faut qu'elle se repose !

- Mais elle gémit et elle crie !

- Je sais, je sais, elle a grand mal à se remettre de l'Endoloris ainsi que de la mort de ses parents !

- J'ai pourtant l'impression que c'est autre chose !

- Nous verrons mais en attendant, il faut VRAIMENT qu'elle se repose, d'accord ?

- D'accord !

Hermione descendit finalement à la cuisine, elle y trouva Ron en train de siroter une bieraubeurre. Rougissant, il la regarda avec les yeux brillants et admiratifs. La jeune fille lui souria, s'approcha de lui, elle était enfin décidée à prendre le taureau par les cornes.

- Alors Ron, allons-nous tergiverser encore longtemps ?

- Que veux-tu dire ?

- Et bien que nous sachions l'un comme l'autre que nous nous plaisons !

- Ah oui !

- J'irais même plus loin me concernant… Ron… JE T'AIME !

- C'est vrai ?

- Bien sûr ! Et tu le sais !

- Hermione… moi aussi… Je t'aime !

Ils s'enlacèrent alors puis Ron posa doucement ses lèvres sur celles d'Hermione. C'était leur premier baiser ! Il leur parut au-delà de la magie. Ils se dirent qu'aucuns des baisers qu'ils avaient échangés avec d'autres partenaires ne leur avaient semblé aussi "bons" ni aussi magiques que celui-ci. Ron darda sa langue au travers des lèvres de sa compagne qui les lui ouvrit sans plus de manières. Sous l'effet du vertige amoureux, ils chancelèrent, s'agrippèrent l'un à l'autre. Ils approfondissaient encore leur baiser quand Ginny choisit ce moment-là pour surgir.

- Euh… désolée !

Ils se mirent à rougir mais échangèrent un regard passionné. Ron avait gardé la main de sa compagne dans la sienne pour l'empêcher de s'échapper.

- Vous vous êtes enfin décidés ?

- Oui, rétorqua Hermione en embrassant sans complexe Ron sur la bouche

- Vous êtes bien chanceux !

- Ne t'inquiètes pas, Ginny, lorsque "Qui-Tu-Sais" sera mort, Harry te reviendra !

- J'espère, Ron, j'espère !

Elle repartit dans sa chambre laissant le couple d'amoureux seul.

Tout le monde dormait dans la maison quand Hermione fut prise d'une inextinguible soif. Remontant de la cuisine avec un grand verre d'eau, elle entendit à nouveau Drena qui gémissait. N'y tenant plus, elle ouvrit la porte. Les gémissements se transformèrent en petits cris.

- Non, non, non… ne m'approchez pas !

- Drena, réveilles-toi, tu cauchemardes

- Non, "Seigneur", ne me touchez pas, ne me touchez pas !

- Drena, eh Drena, c'est juste un cauchemar, reprit Hermione en la secouant cette fois-ci.

- Hein, quoi ?

- Drena, tu faisais un cauchemar !

- De quoi te mêles-tu, Granger ?

- Oh la la, je voulais juste t'aider, moi !

- Personne ne peut m'aider, personne !

- Pourquoi dis-tu cela ?

- Parce que personne ne peut me comprendre !

- Mais si tu n'essaies pas de te faire comprendre, comment peux-tu savoir que c'est le cas ?

- J'ai peur !

- Toi, Peur ?

- OUI ! Que crois-tu ?

- Bon, bon, je te laisse, je viens bien que tu n'es pas d'humeur !

Alors que la jeune gryffondor s'en retournait son verre à la main, Drena se leva et l'appela.

- Hermione, attends, s'il-s'il te plait, restes !

- D'accord, d'accord, allez, asseyons-nous ! Je t'écoute ! dit Hermione en s'asseyant sur le lit et en tapotant la place à côté d'elle

- J'ai peur de lui !

- De qui ?

- De "Tu-Sais-Qui" !

- Mais tu ne crains rien ici !

- Je sais mais je rêve de lui… tout le temps et je revois ses yeux, cela me fait froid dans le dos ! Je rêve de lui surtout quand je repense à ce qu'il m'a dit !

- Que t'a-t'il dit ?

- Que mon père lui a dit qu'il faudrait qu'Il ait un "héritier" et lui a donné l'idée de prendre sa propre fille pour cela !

- Comment ?

- Mais tu es sourde ou quoi ? Je te dis que mon "père" a dit à Voldemort de me "prendre" pour avoir un héritier !

- Ce n'est pas possible, aucun père ne pourrait faire cela !

- Voyons, Hermione, ce n'est n'importe quel père que j'avais… C'était Lucius Malefoy !

- Peut-être… mais… QUAND MEME !

- Lucius Malefoy, mon "père" était un être pervers, sadique et sans moral qui prônait la "pureté" de la race !

- Toi aussi, tu parlais comme cela avant !

- Que veux-tu ! Avec mon éducation ! Mon père me martelait sans cesse ces idées et pour faire bonne mesure et être certain que cela entrait bien dans mon pauvre cerveau de fille sang-pur, il me faisait entrer ses principes à coups de poings.

- C'est vrai ?

- Oui, et comme si cela ne suffisait pas, si je ne les suivais pas, il m'enfermait régulièrement à la cave avec des épouvantards… Tu comprends qu'à long terme cela "forge" certains caractères !

- Tu n'avais pas l'air de souffrir autant… on était persuadés que tu croyais à ce que tu disais.

- Pffuuu, c'est le passé tout cela ! Aujourd'hui, ce qui m'inquiète, c'est que tant que ce maudit seigneur des ténèbres vivra, il risque de me "vouloir"… Surtout qu'il ne tardera pas à apprendre que j'ai survécu ! Et il voudra me "récupérer" pour lui avoir filé entre les doigts

- Nous l'en empêcherons !

- En es-tu sûre ?

- Oui, Drena, oui !

- Pas moi, et la peur me hante, le dégoût aussi, car je n'arrive pas à oublier son regard, non, je n'oublie pas son regard libidineux quand il a dit qu'il utiliserait "l'Imperium" pour me…

- Pour te quoi ?

- ME VIOLER ET M'ENGROSSER ! Voilà, tu es CONTENTE ?

- Non, ne crois pas cela, je suis triste, très triste pour toi !

- Oh, Hermione, j'ai si peur !

Sur ces derniers mots de la serpentard, Hermione l'enlaça gentiment. Elle sentit que Drena frissonnait de peur. Elle se mit à pleurer comme jamais elle ne l'avait fait au cours de sa jeune vie. Elle pouvait enfin pleurer son père n'était plus pour la traiter de "faible". Elle s'endormit dans les bras de sa nouvelle amie.

Par Alfgard - Publié dans : Harry Potter - Fan-fictions
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 6 juin 5 06 /06 /Juin 21:49

Chapitre 2 : Demoiselle en détresse

Les habitants du Square Grimmaud étaient encore pour la plupart endormis quand un hibou arriva pour le professeur Mc Gonagall. Maugrey qui était à son côté ronchonnait qu'on les prenait déjà au réveil, même pas le temps de manger. Il alla réveiller l'ensemble de la maisonnée. Quand ils virent que le jour commençait à peine à se lever qu'il n'était même pas sept heures du matin, tel Maugrey, ils se mirent à ronchonner.

- Que se passe t'il ? demanda Harry à Minerva

- Il se passe qu'un de nos membres en sous-marin vient de nous envoyer un hibou. Il paraîtrait qu'une victime de Voldemort attende que l'on vienne la sauver. Il veut que nous y allions à plusieurs dans le cas où des mangemorts traîneraient aux alentours.

- C'est où ? Grogna Maugrey

- A Stonehenge !

- Ouh la la... c'est un lieu que j'évite dit alors Nymphadora que Remus venait d'embrasser sur la bouche

- Préparez-vous, nous partons dans cinq minutes.

Tous le monde se mit donc à galoper à droite et à gauche, à utiliser leurs baguettes à qui mieux mieux, qui pour se laver, qui pour s'habiller. Avec un "timing" confondant, l'ensemble de l'Ordre du Phoenix était prêt au bas des marches. Ils transplanèrent dans un bel ensemble, les plus jeunes et expérimentés accrochés à leurs aînés.

Stonehenge…

Les premières lueurs du jour avaient depuis illuminé le haut des grandes pierres et s'abaissaient déjà sur le sol. Les membres de l'Ordre "atterrirent" à côté de des deux corps d'un couple qui semblait bel et bien mort. Maugrey chercha leurs pouls. "Ils sont morts ! Etait-ce pour eux que nous sommes venus ?"

Apparemment non, car le professeur Mc Gonagall parcourait le sol du monument des yeux. Les jeunes gryffondors eux aussi cherchaient un autre corps. Harry vit en contre-jour, alors que le soleil dans les yeux l'éblouissait, une écharpe de soie blanche qui volait au vent. Il vit aussi une tête face contre terre dont la magnifique et longue chevelure blonde semblait être emportée par le vent et donnait l'impression d'algues couleur de blé malmenées par les courants marins… Harry s'avança fasciné par ce chatoyant spectacle. Il reconnut des formes féminines qu'il trouva magnifiques. Il continua à s'approcher de la victime de Voldemort. Les autres membres de l'Ordre le suivait tout aussi fascinés par le spectacle. Harry s'agenouilla auprès du corps et posa deux doigts sur le long et élégant cou. Il sentit de faibles mais réelles palpitations. De plus, la jeune fille avait encore la chaleur de la vie.

- Elle est en vie ! Cria Harry

Remus l'emporta dans ses bras. La tête de la belle créature bascula en arrière, libérant encore la généreuse chevelure blonde. Harry écarquilla les yeux et reconnut sa pire ennemie, celle qui lui pourrissait depuis son entrée à Poudlard. Il ne le croyait pas. L'Ordre du Phoenix venait sauver la fille de mangemorts qui voulait elle aussi être une mangemort. Harry regarda Minerva qui lui fit signe de se taire ainsi qu'à ses amis. Les jeunes gens regardèrent les membres adultes de l'Ordre qui semblaient en savoir plus qu'eux sur le cas de cette jeune fille. Ils se regroupèrent tous sans un mot et transplanèrent à nouveau vers le 12 square Grimmaud cette fois-ci.

Une fois arrivés, Harry n'y tint plus.

- Pourquoi sommes-nous allés sauver cette "crevure" ?

- HARRY !

- QUOI ?

- Tu ne sais pas tout… alors arrêtes de parler plutôt que de dire des bêtises.

- C'est une mangemort !

- NON !!! Sa mère et elle ont passé ces dernières semaines à fuir Voldemort parce qu'elle n'a pas voulu tuer Albus… Son parrain l'a caché autant qu'il l'a put ! Et c'est lui qui m'a envoyé le hibou !

- ROGUE ! Cet assassin !

- Oui, il a lancé "l'Avada kedavra" contre Albus mais c'était défini depuis longtemps entre eux deux !

- Je ne comprends pas ! Vous me dîtes que le Directeur Dumbledore savait que Rogue devait le tuer ?

- Disons, plutôt que c'était une éventualité, quelqu'un lui en avait fait la prédiction !

- Le professeur Trelawney ?

- Oui ! Cette prédiction disait à peu près : "Votre mort arrivera par la main d'un fidèle et loyal serviteur, une torture sera pour lui mais l'obligation de sauver une innocente !"…

- C'est vrai ? Vous ne mentez pas !

- Non Harry, c'est l'exacte vérité !

- Je comprends mieux… même si je ne pardonne pas à Rogue ! Ni à elle.

- Il le faudra pourtant, Harry, il le faudra ! Pour la paix de ton esprit et celle du monde des sorciers !

Au cours du dialogue, ils avaient tous suivis Remus pendant qu'il emmenait la jeune fille dans une des chambres libres. Il l'allongea tandis que Molly, qui venait d'arriver, entreprit les premiers soins.

Comme les autres, Harry regardait la pâle silhouette blonde de son ennemie de toujours, celle qui insultait son amie Hermione en l'appelant "sang-de-bourbe", qui poussait à bout Ron en l'appelant "traître à son sang" ou "weasmoche".

Sous ses yeux, plus morte que vive, reposait Drena Malefoy, fille unique de Lucius et Narcissa Malefoy, et filleule de Severus Rogue.

Par Alfgard - Publié dans : Harry Potter - Fan-fictions
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 4 juin 3 04 /06 /Juin 21:08

 



Chapitre 01 : Une nouvelle Orpheline

 

 

Un bruit sourd tambourinait dans sa tête et elle n'arrivait pas à ouvrir ses yeux. Elle sentait que des vertiges l'en empêchaient. Un goût de métal engourdissait sa bouche. Du sang, elle s'était mordue la langue. Elle ouvrit enfin les yeux mais des points noirs parsemaient son champ de vision. Elle regarda autour d'elle et reconnu les hautes pierres de Stonehenge. Elle enfonça ses doigts dans la terre pour éviter les nausées. Une immense silhouette était devant elle et la dominait. La colère et le mépris suintaient à travers les pores de cet homme. La jeune fille releva la tête pour mieux le voir. Elle savait qu'il ne l'avait pas tuée parce que sa mère et son parrain l'avaient empêché de le faire. Néanmoins, son allégeance à Voldemort le tentait de le faire. La malheureuse victime finit par se lever en chancelant sur ses deux jambes. Elle regarda droit dans les yeux bleus de son père. Elle osa une phrase qu'au cours de ses 17 ans de vie elle avait rêvé de lui dire.

 

- Père, je n'ai plus peur de vous…

- Ah non ?

- Oui, je suis une adulte maintenant… et finalement… j'ai choisi mon camp…

- Je l'avais remarqué, sale petite garce, sale traître à ton sang

- Et vous ferez quoi ?

- Ce que je viens de faire ! Appeler notre grand Mage Noir et te donner à lui !

- Je vous reconnais bien là, mon très cher père !

 

De nombreux POP de transplanage se firent entendre, Voldemort apparut au centre du cercle de pierres, tandis que ses mangemorts s'installèrent tout autour. La jeune fille ouvrit les yeux de frayeur quand elle vit arriver le monstrueux Greyback. Voldemort glissa, non... "ondula", plus qu'il ne marcha vers elle. Elle regarda sans trembler prête à mourir. Il s'arrêta puis se tourna vers ses parents et les pointa du doigt.

 

- Vous deux ! Approchez !

- Oui, Maître…

- Plus que jamais votre famille me déçoit fortement…

- Nous vous sommes fidèles pourtant, Monseigneur, et obéissons sans faille,

-Votre obéissance est peut être sans faille mais il n'en est pas de même de votre compétence ! Vous représentez des boulets dans mon organisation ! AVADA KEDAVRA ! AVADA KEDAVRA !

 

Sans qu'un seul PROTEGO ne puisse être prononcé, la jeune fille vit ses parents s'écrouler au sol. Ainsi, il avait fini par les tuer par sa faute ! Bien, maintenant, cela allait être son tour mais au lieu de l'AVADA KEDAVRA, elle entendit un :

 

- ENDOLORIS !

 

Ce fut alors comme des milliers de petites électrocutions qui parcoururent son corps lui infligeant des douleurs sans pareil. Il se rapprocha d'elle un peu plus et elle put voir dans ses yeux un regard de haine que ni son père ni Potter n'avaient jamais posé sur elle. Elle se sentit souillée par ce regard inquisiteur. Il essayait d'entrer dans son esprit mais son parrain lui avait apprit l'occlumancie et le mage noir s'obstinait en vain. La jeune fille alors son parrain s'approcher…

 

- La tuerez-vous aussi ?

- Je ne sais pas encore peut-être, peut-être pas… Lucius Malefoy me faisait justement remarquer que je devais peut être me "reproduire". Peut-être pourrais-je "prendre" cette belle sang-pur pour qu'elle porte mon héritier !

- Nooon, se mit à crier la jeune fille car il lui paraissait mille fois plus horrible d'enfanter avec ce monstre que de mourir ou souffrir. Que disait Dumbledore ? : "Il est des choses pire que la mort !"

- Je ferais de toi ce que je veux, jeune vierge et le sort de l'Imperium me permettrait ce que je veux de toi…

- Tuez-moi !

- Que ferez-vous, monseigneur ? reprit son parrain…

- Finalement… je vais accéder à sa demande et je pense la tuer…

 

La jeune fille vit alors son parrain remuer sa baguette vers elle en catimini. Il était en train d'exécuter un sort informulé. Elle se sentit sombrer dans l'inconscience.

 

- Monseigneur, vous l'avez tué

- Es-tu sur ?

- Voulez-vous que je vérifie ?

- Oui, fais-le !

 

Le mangemort tâta le pouls de la jeune fille et remua la tête ostensiblement.

 

- Elle est morte !

- Et bien, ce ne sera pas avec elle que je ferais cet enfant !

 

Dans un mouvement de sa cape noire, il transplana, accompagné de l'ensemble de ses mangemorts. Le corps de la jeune fille resta ainsi exposée aux premiers rayons de soleil.

Par Alfgard - Publié dans : Harry Potter - Fan-fictions
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 3 juin 2 03 /06 /Juin 22:19
Un Yaoi/Slash !





Maux de tête et maux du coeur

Les regards sur lui le faisaient rager. Il se fichait d'être grincheux. Il se fichait que cela les "gênes". A nouveau, il n'en pouvait plus. Il avançait vers sa cabane, les yeux mi-clos. Il s'affala auprès de sa valise et l'ouvrit fébrilement. Il grogna de rage et de douleur mélangées. On lui avait volé ses anti-douleurs et aussi ses aspirines. Il partit moitié titubant moitié courant vers sa cache secrète. Là, il fouilla dans le sable pour en tirer une petite malle renforcée. Il composa le code et ouvrit le couvercle. Alors la douleur lui vrilla les yeux et le crâne, on lui avait aussi volé son stock secret. Il enfonça ses poings dans le sable et laissa les larmes de douleur s'écouler de ses yeux. Il les essuya rageusement. Il repartit vers la plage la tête bouillonnante.

Il chercha celui qu'il considérait comme le coupable, le "doc". Il le vit accroupit auprès d'un passager dont il ignorait le nom et dont il se fichait. Il l'aborda avec sa "politesse" habituelle.

- Espèce de Connard ! Rends-les-moi !

- Quoi ? Dit Jacques en se retournant vers Sawyer.

- Mes anti-douleurs ! Enflure ! Rends-les-moi !

- Tu as une migraine ? Demanda le médecin visiblement inquiet.

- OUAIIISSS et tu m'as volé tout mon stock ! Grinça Sawyer.

- Ce n'est pas moi ! Je te jure !

- TU MENS !

Sur ces mots, Sawyer s'écroula de douleur aux pieds de Jack. Ce dernier passa la main sur le front de l'escroc. Il était brûlant de fièvre. Il alla chercher Locke et tous les deux posèrent le grand blond sur une civière et l'emmenèrent dans les grottes. Il l'installa sur un lit d'herbe sèche dans une anfractuosité à l'abri de toute lumière. Il l'entendit alors délirer. Ce qu'il entendit le choqua quelque peu.

- Non, mon amour, ne me laisses pas ! J'ai besoin de toi ! Non, non… Mon Chéri ! Reviens ! Tu es à moi, tu es mon homme, reviens ! Non, non, ne me laisses pas.

Jack écarquilla les yeux sur le play-boy allongé. *Sawyer est gay ? Ce n'est pas possible ! Lui qui drague tout ce qui bouge ! Lui qui essaie de me souffler Kate depuis des semaines !*. Il lui fit boire un peu d'aspirine mais le résultat n'était guère probant. Finalement, Sun lui amena une plante médicinale en lui certifiant qu'elle soignerait la fièvre et la migraine.

Il trouva l'état de Sawyer inquiétant car la fièvre, malgré la fraîcheur des grottes, ne baissait pas. Il finit par le déshabiller totalement. Il passa un chiffon d'eau fraîche sur tout le corps de l'escroc. Il commença tout d'abord par le visage qui s'était adouci dans l'inconscience. Le front, les tempes, les lèvres sensuelles et leur pourtour furent rafraîchis. Puis il passa le chiffon sur le cou, les clavicules, les épaules rondes et musclées. Quand il descendit sur la large poitrine et le ventre plat aux somptueux abdominaux, il se donna une claque mentale. En effet, sa main tremblait, une goutte de sueur ruisselait et son entrejambe s'était mise à "gonfler". *Je suis hétéro, pas gay et puis j'aime Kate, et les femmes. Et puis, Sawyer aime quelqu'un d'autre !* Il lâcha le chiffon sur le corps de Sawyer en plein sur le sexe de celui-ci. *Parce qu'en plus, lui aussi, se mets à bander ! Je rêve !*. Il reprit son chiffon et évita de rafraîchir le corps brûlant de fièvre en dessous de la ceinture.

Sawyer, malgré ses soins et les médications, continuait à délirer appelant à lui l'homme qu'il aimait, pleurant (ce qui estomaqua Jack) sa solitude. *Le pauvre, lui ici et son homme a dû rester chez lui ! Voilà, que je plains Sawyer maintenant mais c'est tellement incroyable ! En fait, je n'arrive même pas à savoir ce qui est le plus incroyable entre le fait qu'il soit amoureux et le fait que ce soit d'un homme !*. Il eut alors l'idée de murmurer à l'oreille de son malade pour en savoir plus.

- Sawyer ?

- Mummh ! Mon chéri ?

- Non, c'est moi, Jack ! Sawyer ?

- Mummh !

- Sawyer ? Tu m'entends ?

- Mm, moouii !

- Sawyer, dis-moi ! Comme s'appelle ton chéri ?

- Mmmm, s'appelle Jack !

Sur ces mots, le doc fut interloqué. Ce ne pouvait pas être lui. Non, ce n'était pas possible

- Sawyer ?

- Mummh !

- Sawyer ? Il est où ton Jack ?

- Mmmm ! Ici !

Là, il n'y avait plus aucun doute, c'était de lui dont Sawyer était amoureux mais il voulait en avoir la certitude.

- Sawyer ? Ton Jack, c'est le Doc ?

- Moouii !

Il tomba les fesses sur le sol froid de la caverne. Son plus virulent ennemi depuis qu'il se trouvait sur l'île était amoureux de lui et l'avait même appelé "son" homme. Il ne savait plus quoi faire. Il fallait qu'il le soigne mais en même temps, il avait envie de s'éloigner de lui pour réfléchir. Il observa sa Némésis qui était retombée dans l'inconscience. La providentielle Sun arriva alors à point nommé.

- Sun ?

- Oui, Jack ?

- Je dois retourner voir Claire, tu veux bien t'occuper de Sawyer ?

- Pas de problèmes ! J'ai justement ramené des plantes pour le soigner !

- Je reviens d'ici une heure ou deux.

- A tout à l'heure.

Il partit en courant vers la jungle, cherchant à tout prix à s'éloigner de son tourmenteur. Il se retrouva dans la grande prairie où ils jouaient parfois au golf. Il s'assit sur un tronc d'arbre et laissa ses pensées vagabonder. Bon, d'accord ! La haine est souvent proche de l'amour. Et oui, il avait toujours veillé à soigner le blond mais il soignait tout le monde. Certes, à l'université, il avait testé une relation homosexuelle mais c'était plus pour "multiplier" les expériences. Il ne se rappelait même pas du nom du gars. Il ne se rappelait même pas le corps de celui-ci. Alors que les images du corps du bel escroc étaient ancrées dans son esprit.

- Salaud de Sawyer ! Cria t'il de frustration.

Il baissa la tête et la prit dans ses mains. La vie sur cette île n'était pas assez compliquée et ce charmeur de blondinet était en train de lui alpaguer le cœur. Ce n'était pas juste. Jack continua à ruminer ses idées et ses sentiments de longues heures. Quand il revint à la grotte, la nuit était bien avancée. Il s'approcha de la source de ses tourments, Sun toujours à ses côtés.

- Comment va t'il ? Demanda t'il.

- Il est sorti de sa fièvre mais s'est rendormi depuis une demi-heure. Il t'a demandé !

- Il… il m'a demandé ?

- Oui, il m'a dit qu'il avait senti ta présence à ses côtés et qu'il voulait te remercier.

- Ok, tu peux retourner à la plage ! Si on me cherche… je suis auprès de lui !

- D'accord, Jack ! Fit-elle en souriant d'un air entendu.

Alors que la Coréenne repartait voir son mari, Jack se demandait ce qu'elle avait "compris" à leur sujet. Sûrement que Sawyer avait du encore délirer. Il ne s'inquiétait pas car il connaissait la discrétion des asiatiques en général et de Sun en particulier. La grotte s'était vidée des "transporteurs" d'eau, il ne restait plus que deux ou trois personnes disséminées dans leurs propres "alcôves". Les lieux étaient relativement calmes et intimes. Il s'allongea alors à côté de son tourmenteur et se recouvrit de la couverture trouvée dans le bunker souterrain.

Une chaleur agréable réchauffait son corps tandis qu'une odeur masculine chatouillait ses narines. Sawyer hésitait à se réveiller car c'était peut-être un rêve. Il ouvrit néanmoins les yeux et dans la pénombre, son plus grand fantasme venait de prendre pied dans la réalité. Il dormait avec l'homme qu'il aimait "son" Jack comme il l'appelait dans son for intérieur. Il n'osa pas bouger d'un pouce. Mais que faisait le Doc à ses côtés ? Ayant sûrement senti qu'il était "différent", Jack se mit un peu à bouger et passa un bras autour de la taille de son "malade". Ce dernier eut l'impression que la fièvre le reprenait et dut contenir un frémissement. Il était inquiet car il sentait bien que son bas-ventre réagissait à la proximité avec son homologue. Il retenait sa respiration tout à sa contemplation du visage aimé. Pourquoi fallait-il qu'il ait cette faiblesse ? Pourquoi aimer un homme et celui-là en particulier ? Il n'était plus temps d'analyser cette "faiblesse". Il avait le tour mille fois de son dilemme qui n'en était plus un. Il aimait Jack à sens unique et devait celer à tout le monde et cet amour et ses goûts sexuels. C'était pour cela qu'il faisait des avances à Kate, pour masquer la vérité.

Tout à ses pensées, il ne remarqua pas que son vis à vis le dévisageait avec curiosité. Il sursauta quand la voix chaude et grave s'adressa à lui.

- A quoi penses-tu ?

- Hein ?

- Je te demande à quoi tu penses ?

- Je… je…

- Tu bégaies maintenant ?

Jack ne put s'empêcher de sourire. Il n'avait pas détesté d'enlacer ce corps musclé et masculin. Il n'avait pas détesté sentir la sueur typique du mâle. Il n'avait pas détesté le rêve érotique, sensuel et amoureux qu'il avait fait cette nuit. Il n'avait pas détesté que son partenaire n'y soit autre que Sawyer. Il ne détestait plus le fait que cet impossible escroc l'aime. Oh, ce n'était pas réciproque mais il avait bien envie de "tester" un petit quelque chose avec lui. Un tout petit quelque chose qui pourrait mener à plus, peut être.

- Tu te moques de moi, Doc ?

- Je l'avoue !

Sur ces mots, il se redresse sur son avant-bras.

- Alors tu vas mieux !

- Oui, merci Doc !

- J'en ai apprit de bonne Sawyer !

- Hein ? Qu'as-tu appris ?

- Que tu étais gay !

- Non ! Qui te l'as dit ?

- Toi !

- MERDE !

- Cela te gêne ?

- Je te demande de ne le dire à personne !

- Pourquoi ?

- Personne ne doit le savoir !

- A cause de ton image de marque ?

- Oui et non !

- Tu as peur que les hommes t'évitent ?

- Non mais je n'ai jamais fait mon coming-out, jamais !

- J'ai apprit autre chose.

- Quoi encore ? Demanda Sawyer en s'écrasant la main sur le visage.

- Que tu étais amoureux, toi ! L'amer, le lucide, le dur est amoureux ?

- Et alors, je suis un être humain ! J'ai le droit d'aimer, non ?

- Si, si, tout à fait ! Répondit Jack qui jubilait de torturer son potentiel futur amant.

- Et c'est tout ?

- Non !

- Ooooh non qu'est-ce que j'ai dit encore ?

Jack s'approcha de l'oreille de Sawyer et chuchota à son oreille pendant longtemps de longues minutes. Les yeux du blond s'écarquillaient à qui mieux mieux et sa bouche faisait un "o" silencieux. Jack recula alors et se mit alors à sourire.

- Je ne suis pas amoureux de toi mais si on tentait quelque chose ?

- Je… je… !

Devant l'absence totale de réactions de Sawyer, Jack prit son visage à deux mains et se mit à l'embrasser avec douceur et tendresse puis avec passion et domination en forçant de sa langue le barrage des dents. Il explora la bouche de son "malade" qui poussait des gémissements sourds. Sawyer ouvrit les yeux et les referma sous le regard rieur et dominateur de "son" homme. Il se rendit compte qu'il était totalement nu quand il sentit un genou lui écarter les cuisses. Il se sentit gêné surtout quand son pénis se dressa contre son ventre. Il ne rougit pas mais détourna la tête de honte.

- On va trop vite ? S'inquiéta Jack.

- Non mais tu es habillé et pas moi !

- Ah ! Je continue alors ?

- Oui ! De toutes façons, Jack, après des semaines d'abstinence sur cette fichue île, je suis "chaud" pour que cela aille vite entre nous !

Il se mit alors à finir d'enlever la chemise et le pantalon de son amant. Une autre sorte de fièvre l'avait envahi, une fièvre dont semblait aussi souffrir Jack. Les baisers et les caresses étaient de plus en plus torrides et Sawyer passait son temps à jeter sa tête en arrière sous les ondes de plaisir. Il se cambra avec violence quand Jack empoigna son pénis. Un gémissement plus fort que les autres emplit l'alcôve quand le médecin lécha le gland, un peu de liquide sourda qui fut vite happé. De ses doigts, Jack prépara l'anus de son amant qui écarta encore plus les jambes et donnait des coups de reins. Le Doc savait qu'il ne pourrait jamais être dominé et fut étonné que Sawyer ait l'air habitué de l'être, dominé. Cela l'étonna et l'arrangea bien quelque part. Il pointa alors sa verge turgescente et s'enfonça d'un coup dans l'antre chaud. Il faisait l'amour à Sawyer. Cela aurait pu être du sexe tout court, de la baise mais le blond avait l'air si amoureux qu'il ne se voyait pas lui faire cela. S'il n'était pas amoureux lui aussi, il voulait être tendre. Sawyer gémissait sous les coups puissants et n'y tenant plus, il bascula son homme et se retrouva au-dessus en étant toujours "empalé". Alors que Jack donnait des coups de reins furieux, lui-même et descendait avec bonheur. Il sentit les doigts fins du médecin s'enfoncer dans la chair de ses hanches. Il serait marqué mais il s'en fichait. Son homme le possédait, le prenait, lui faisait l'amour et plus rien ne comptait. Plus rien ne comptait : ni cette fichue île, ni Kate, ni Les Autres, ni le passé, ni l'avenir, rien, rien que EUX !

Par Alfgard - Publié dans : Lost - Fan-fictions
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Calendrier

Juin 2026
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30          
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sexy sur Erog la plateforme des blogs sexe - Contact - C.G.U. - Signaler un abus