Mercredi 9 juillet 3 09 /07 /Juil 20:20

 

Chapitre 19 : Une mère, une épouse ou une maîtresse ?

 

Manoir Malefoy – Un an après le mariage.

Le soleil dardait ses rayons à travers les quelques interstices des rideaux d'un lit à baldaquin. Un frisson parcourut la femme nue qui s'y trouvait. Son amant venait de lui embrasser la nuque. Elle était à plat ventre, un drap froissé ne recouvrait que ses fesses. Elle se mit à gémir quand une main baladeuse vint se perdre sous le drap entre les cuisses fines. Une voix rauque et masculine s'éleva.

- Tudieu, tu es déjà toute humide

- Mummm, oui ! Qu'attends-tu ?

- Je dois partir ! Tu le sais bien !

- Non, ne me laisses pas dans cet état !

Elle s'agrippa à la veste de son amant et lui prit la bouche. D'une main, elle commença à enlever le vêtement, de l'autre, elle tâta l'entrejambe de l'homme.

- Toi aussi, tu es prêt !

- Je ne peux pas rester, si je reste, il va me tuer !

- Mais non !

- Il saura que l'on a fait l'amour ! Il a souvent des doutes !

- Allons, comment pourrait-il s'en douter ?

- Car je suis négligé quand il me voit !

- Je t'en prie prends-moi ! Je suis nue ! Tu n'as qu'à ouvrir ta braguette et me prendre.

Il se mit à grogner et fit ce que la femme lui dit de faire, il l'enfonça dans le lit à grands coups de boutoir. C'était un coït urgent, pressé et passionné, du désir à l'état pur. Il n'y avait aucun sentiment, aucune tendresse. La femme avait l'air d'une femme des origines à se tordre sous lui, elle luisait de sueur, elle grognait, gémissait, se tordait de jouissance sous lui. Elle criait et hurla le prénom de son amant : "Harry !". Puis elle retomba épuisée. Son mari s'écroula sur elle et l'écrasa, il savait qu'elle aimait cela.

- Je te jure que Rogue sait quand nous faisons l'amour toi et moi !

- Mais non !

- Oh si, car en plus j'ai toujours un sourire sur les lèvres dès qu'il prononce ton prénom. Et il va me tuer car je suis en retard pour la réunion des professeurs !

- J'm'en fiche, j'ai bien le droit de vouloir faire l'amour avec mon mari ?

- Tu es une vraie bête de sexe, ma douce ! Allez, j'y vais !

Il se releva et se réajusta. Elle était allongée à le regarder, les bras derrière la tête et ses cuisses encore écartées dans une pose la plus naturelle possible. Elle était une invitation à la débauche dans cette position. Elle lui souriait outrageusement et avec une perversité sans nom, elle passa sa langue sur ses lèvres et mit une de ses mains sur son sexe. A ce spectacle, Harry se mit à gémir.

- Mummm, Drena, je crois que j'ai fait de toi un monstre, je t'ai dépravée !

- Mouiii, et je ne m'en plains pas !

- J'y vais, OUI, il faut que j'y aille !

Elle lui fit un petit salut de sa main libre et il la quitta à regret. Une fois, son époux et amant parti, elle resta au lit complètement alanguie. Il allait pourtant falloir qu'elle se lève. Elle avait quand même deux enfants à s'occuper dont l'une à allaiter et un orphelinat à diriger. Depuis que Harry vivait avec elle, ses problèmes de lever étaient très fréquents. De plus, elle avait enfin la famille dont elle avait toujours rêvé et elle savait que son mari aussi.

Elle finit par se lever d'un coup. Elle prit sa baguette et nettoya les traces de leurs ébats puis fit son lit. Elle alla enfin prendre sa douche et se vêtit d'une tenue décontractée.

Elle entra dans la nurserie. Elle fut accueillie par les gazouillis de la blonde petite Lily. Elle avait déjà cinq mois et poussait comme un champignon. Sa mère la prit dans ses bras et s'asseya avec elle dans un large fauteuil. Elle déboutonna son chemisier et se mit à allaiter le nourrisson. Pendant que cette dernière tétait, sa mère lui faisait des caresses et passait ses doigts dans les cheveux clairs aussi fins que des fils de soie. Comme à chaque fois, Drena était émerveillée par leur ressemblance. Cela la changeait de ses noirauds petits garçons. Quelque chose chez sa fille l'intriguait, elle la dévisageait mais n'arrivait pas à voir ce qui était inhabituel. Une fois la pouponne repue, sa mère lui fit prendre un bain puis l'habilla. Elle la mit dans son transat et la descendit à la cuisine. Severus était vautré dans le canapé à dévorer des dessins animés sur la télévision que son père avait achetée pour toute la famille.

Drena préparait leur petit déjeuner quand elle vit arriver un hibou sur le rebord de la fenêtre. Elle prit le parchemin et donna une poignée de graines à l'animal. C'était une lettre de Jamie

Chère Maman

Cette deuxième année à Poudlard se passe sous les meilleurs auspices. Connaissant l'histoire de mon père à l'école, vous serez enchantée d'apprendre que je ne suis pas ses traces.

D'autre part, mon nouveau nom de famille est très vite entré dans les habitudes de mes camarades. Certes, je me fais traiter de fils à papa et de fils à maman et autres noms d'oiseaux par les serpentards mon côté Malefoy leur jette un regard de mépris indifférent.

Papa ne me fait pas de favoritisme et Parrain qui était déjà sévère avec moi n'a pas l'air de me pardonner mon changement de nom.

Voilà, chère maman, je vous ai noyée sous les mots car je ne savais comment vous dire que je ne retrouve pas mon médaillon. Je ne l'ai jamais quitté depuis ma naissance même pas pour jouer au Quidditch. Je devrais le retrouver dans mon lit en toute logique mais rien. Cela fait 2 jours que mes amis et moi le recherchons, en vain.

J'espère que vous me pardonnerez car je sais qu'il symbolise votre amour pour papa.

Avec toutes mes excuses, ma petite maman adorée, je vous embrasse bien fort.

James Harry Potter
Votre fils qui vous aime

 

Drena était chagrinée par la perte de ce bijou mais s'il était un symbole de leur amour, il n'était pas leur amour. Son fils retrouverait lui-même ce médaillon. Elle repensa alors au Quidditch et à la fierté de Harry que son fils ait été sélectionné comme attrapeur et lui aussi dès sa première année. Il était fier de vanter la 3ème génération d'attrapeur de la famille.

Drena appela Severus qui ne bougeait pas de devant la télévision. Elle alla dans le salon et vit le petit garçon de sept ans en pleurs.

- Severus, mon ange, qu'as-tu ?

- Je l'ai perdu !

- Qu'est-ce que tu as perdu ?

- Le vif de papa !

- Celui qu'il t'a offert l'année dernière ?

- Oui ! Je l'ai cherché hier soir et ce matin, je ne le retrouve pas !

- Tu l'avais encore hier ?

- Oui, je le faisais voler devant Lily !

- On va le retrouver, ne t'inquiètes pas, en attendant vient. prendre ton petit déjeuner

Pendant que son fils mangeait, la jeune femme caressait encore les cheveux du bébé avec cette impression que quelque chose clochait chez sa fille.

Soudain, une impression glaça son cœur, elle se leva.

- Severus, je te confie ta sœur !

- D'acc, m'man ! Dit-il en mâchouillant.

Elle quitta la cuisine pour le grand hall à la fois attirée et plein d'appréhension.

Par Alfgard - Publié dans : Harry Potter - Fan-fictions
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Dimanche 6 juillet 7 06 /07 /Juil 21:41

 

Chapitre 18 : Serait-ce enfin le bonheur ?

 

Manoir Malefoy - Quelques semaines plus tard

La foule avait envahi les parcs du Manoir. Ils étaient décorés aux couleurs des gryffondors, de gueule et d'or. Jamais de mémoire de sorciers, un amour si inconditionnel n'avait été vu chez une Malefoy. Tout le gratin était là même Rita Skeeter. Ce qui avait fortement déplut à Harry car il ne voulait pas que sa vie de famille soit décortiquée par cette harpie. Drena lui avait assuré qu'elle avait un moyen de pression non pas sur la journaliste mais sur le rédacteur en chef qui lui soumettrait tous articles les concernant.

Harry était déjà dans le belvédère où aurait lieu la cérémonie. En effet, ils avaient décidé de se marier au plus vite. C'est au cours de la préparation de leur mariage, ils avaient découvert que la jeune femme était à nouveau enceinte. Ce qui avait une source de plaisanterie de la part de cette dernière. Elle aimait à dire que son futur mari et elle était de "parfaits reproducteurs". Ils avaient tous les deux gardé cela secret. C'était leur petit trésor à eux seuls, même leurs fils n'étaient pas au courant.

Harry vit venir Ron à lui. Un grand sourire sur les lèvres illuminait son ami et témoin alors que lui même se sentait très angoissé.

- Alors, Harry, pas trop stressé ?

- Ron ! J'ai une peur bleue ! Et si elle ne voulait plus de moi ?

- Tu rigoles, je viens de la voir joliment parée, c'est une femme décidée et amoureuse qui plus est une Malefoy… Et puis, elle a décoré tout son domaine à tes couleurs ! Si ce n'est pas de l'amour cela !

- J'ai peur quand même !

Harry vit alors les parrains respectifs de ses fils. Severus Rogue avait sa main sur l'épaule de James, tandis que Théodore Nott se tenait à leur côté. Un air moyenâgeux se fit alors entendre. Il put voir venir alors son plus jeune fils qui portait le coussin des alliances. Un sourire mangea le visage du père à la vue de Severus. A quelques pas derrière marchaient avec légèreté les petites Penelope et Albanie qui lançaient des pétales de lys, de chèvrefeuille et de lilas. Où sa future avait pu trouver ces fleurs à cette période de l'année était un mystère pour lui. Il est vrai qu'il pensait parfois encore comme un moldu. Il vit ensuite venir Ginny et Hermione en dame d'honneur, elles étaient habillées de tenues blanches avec de fraîches broderies dorées. Elles se placèrent dans le belvédère.

Ce fut le moment où la future apparût à tous. Harry sentit son cœur manquer plusieurs battements. De nombreuses invités laissèrent échapper des "Ouah" ! Drena était tout simplement splendide. Sa chevelure était légèrement remontée à l'arrière de sa tête et retombait une superbe cascade de boucles blondes. De nombreuses et minuscules roses rouge et jaune vif agrémentaient cette crinière flamboyante.

Elle avait autour du cou un lion doré aux yeux de rubis qui brillaient de mille feux. Elle portait un corset de soie jaune rehaussé de broderies dorées. Quant à la jupe, elle était en brocart de soie rouge et finissait en une longue traîne parsemée de dizaines de roses jaune vif. C'était une vision impériale.

L'ancienne serpentard exposait encore plus son amour pour le "survivant". La maudite plume de Rita Skeeter n'en pouvait plus de gratter.

Harry, lui, dévorait des yeux sa compagne. Il ne voyait plus qu'elle. Les invités et l'officiant avaient disparu même ses amis n'existait plus pour lui. Il se retenait même à grand peine d'aller prendre la main de Drena pour l'emporter dans leur chambre. Son regard était si explicite que tout le monde en comprit le message. La future mariée, elle, sentit ses joues rosirent sous les yeux chargés de désir.

Elle arriva enfin sous le belvédère et Harry s'empressa de lui prendre la main comme si elle allait s'échapper.

- Je ne vais pas m'enfuir, Harry ! Dit-elle en regardant sa main emprisonnée.

L'assemblée l'entendit et se mit à rire aux éclats. Harry les regarda furieux mais il rencontra le doux sourire de Drena et se calma. Aucun des deux amoureux n'entendit véritablement l'officiant les marier, tellement ils étaient occupés à se regarder dans les yeux. Il n'est que la phrase "Vous pouvez embrasser la mariée !" qui les fit réagir. Harry se jeta goulûment sur les lèvres de son épouse. Il est vrai qu'elle avait lui tenait la dragée haute depuis une semaine afin que leur nuit de noces soit mémorable.

A la fin du baiser torride, tout le monde se mit à applaudir gaiement. Les mariés invitèrent les convives à aller se sustenter puis se mirent à naviguer parmi ceux-ci. Ils furent chacun de leur côté alpagués par des amis et se retrouvèrent séparés. Ils se cherchaient du regard en vain.

Drena finit par se maudire. *Ce n'est pas vrai, je n'ai pas invité ce salaud ?". Elle vit qu'il était accompagné d'une ancienne serpentard qui, elle, avait été invitée. Randy Parkinson s'approcha d'elle en louvoyant parmi les invités en tenant deux verres de champagne à la main. Il lui en remit un.

- Bonjour, belle Dame ! Une petite soif ?

- Bonjour, Randy !

- Tu es plus resplendissante que jamais ! Susurra t'il à son oreille en se frottant à elle.

- Doucement, Randy ! Je suis mariée et mère de famille !

- Oui, j'ai apprit que les bâtards que tu avais eut étaient de ton "époux" !

- Je t'interdit d'appeler mes fils comme cela et puis leur père va bientôt les reconnaître, ils s'appelleront Potter bientôt.

- Ok, ok ! Je n'ai rien dit ! Tu sais pour moi cela ne change rien ton état civil ! Tu es toujours aussi bandante.

Drena ne lui répondit pas et se mit à rougir de honte. Elle ne pouvait oublier qu'il avait failli la violer, que Harry et Ron l'en avaient empêché et l'avaient retrouvée la jupe retroussée. Il continua à poser ses mains sur elle pendant qu'elle veillait à ne pas renverser son verre. Il la dégoûtait. Elle cherchait son époux des yeux mais n'arrivait pas à le trouver. Elle ne voyait même pas un seul de ses amis. Rita Skeeter, elle, était là et jubilait en laissant courir sa plume. Soudain, Randy fut comme soulevé du sol et envoyé à trois mètres de là. Harry se tenait là dans toute sa splendeur. Le serpentard se tenait la mâchoire.

- Je t'interdis de t'approcher de ma femme ! Dégages d'ici, tu n'es pas le bienvenu !

- Elle a peut être envie que je reste !

- Drena ? Grogna Harry en se retournant vers elle.

La jeune mariée était choquée par le regard coléreux de son mari, la jalousie y flamboyait. Douterait-il d'elle ?

- Fiches le dehors, ce malotru ! Soupira t'elle.

Il n'eut pas besoin de s'exécuter car les jumeaux Weasley, Bill et Ron le prirent par les quatre fers pour l'emmener. La position du personnage indésirable fit hurler de rire l'assemblée. Drena attrapa sa robe et se jeta dans les bras de son mari. Elle murmura à son oreille : "Mon héros !" Il l'embrassa avec un air de propriétaire. Le reste de la journée, il ne voulut pas la quitter d'un millimètre et jetait des regards jaloux à tous les hommes qui l'approchaient de trop près. Son attitude possessive prêta beaucoup à sourire. Il était évidemment que Harry avait enfin trouvé LA femme de sa vie. Même son ami Ron eut tout juste le droit de l'embrasser pour la féliciter. Comme à leur habitude, Fred et Georges voulurent en faire une blague et ils s'arrangeaient pour que l'un d'entre eux occupe Harry pendant que l'autre emmenait Drena danser. Beaucoup d'autres hommes s'amusèrent à ce même manège. Drena passa entre les bras de nombres d'hommes qui prirent plaisir à écouter son rire de gorge quand on la faisait valser ou danser une "scottish". Harry rageait de ne pas être le seul bénéficiaire de ses sourires. Il ne put avoir que deux danses avec son épouse. La fin de la fête sonna bientôt pour les mariés. Ils quittèrent la fête laissant le soin à Hermione et Rogue de la gérer. Ils transplanèrent alors jusqu'au Square Grimmaurd où les attendaient leurs bagages.

Alors qu'elle contrôlait leurs affaires, Drena se sentit attrapée par la taille. Une bouche gourmande embrassa son cou élancé. Elle se mit à gémir le prénom de son mari. Il se mit à grogner.

- J'aimerais bien que tu arrêtes de regarder les autres hommes !

- Quoi ?

- Tu crois que je ne t'ai pas vue ? Avec Randy, Ron, Fred, Georges, Théo et les autres ?

- Es-tu fou ? Ce ne sont que des amis quant à Randy, il s'est invité !

- Je ne veux plus que tu regardes les autres hommes !

- Oh Harry, moi qui croyait que tu me faisais assez confiance pour annuler le sort d'exclusivité !

- L'annuler ? Comment ?

- Ne fais pas l'innocent ! Hermione m'a dit que tu le pouvais !

- Mumm ! Oui !

- Alors ?

- Je n'en ai pas envie !

- Pourquoi ?

- Quand je t'ai vue avec tous ces hommes, aujourd'hui, j'ai eut peur !

- Non, tu es bêtement jaloux ! J'étais LA femme de la journée, je suis devenue LA femme du Vainqueur de Voldemort, forcément que les regards étaient sur moi !

- Je ne sais pas ce qui m'arrive !

- Il va falloir que tu te contrôles, mon amour ! Cela risque de détruire notre couple ! Je t'aime et je t'ai toujours aimé ! Tu peux avoir confiance en moi ! Je ne te tromperai pas !

- J'ai si peur !

- Et MERDE, Harry, je suis une femme enceinte et je n'ai pas de désir pour d'autres hommes que toi !

- Oh Drena, tu deviens vulgaire !

- Harry, nous devons partir en voyage de noces, ne gâches pas tout, s'il te plait ! Gémit-elle.

Il la prit alors dans ses bras en la couvrant de baisers et en murmurant des "pardons".

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Ministère de la Magie – 10 mois plus tard.

Drena était assise dans la salle d'attente pendant que Harry était partit leur chercher un café pour patienter. Ils étaient venus pour régler les derniers papiers qui ferait de Harry le père de James et de Severus. La jeune femme tenait une belle petite fille de 3 mois dans ses bras. Elle s'appelait Lily Hermione Potter, son parrain était Ron et sa marraine était Hermione. Autant ses frères ressemblait à leur père, que la pouponne avait les cheveux blonds de sa mère et ses yeux pers. Toute attentionnée à sa fille, Drena ne remarqua pas les regards lubriques des hommes qui la contemplaient pendant qu'elle lui donnait le sein. Harry arriva sur ces entrefaites. A la vue de ces mâles en rut, il posa précipitamment ses gobelets de café et enleva sa veste pour cacher le sein et la tête de sa fille qui tétait goulûment.

- Harry, tu va l'étouffer !

- Les hommes te regardent !

- Et bien, laisses-les regarder, c'est lassant à la fin, Harry !

Il haussa les yeux au ciel. Pourquoi fallait-il qu'il ait épousé une femme aussi sexy ? Il ne se rappelait pas que Ginny ait provoqué autant de ravage sur les hommes ou peut-être était-il moins amoureux de celle-ci qu'il le pensait. Depuis leur mariage, il avait pu remarquer que Drena attirait la convoitise de bon nombre de mâles et elle ne s'en rendait même pas compte. Il était certain de sa fidélité et qu'elle portait plus d'attention aux enfants et à lui qu'aux autres hommes mais il n'arrivait pas à se départir de sa jalousie. Au cours du voyage de noces, il avait cédé et avait annulé le sort d'exclusivité mais le doute ne l'avait pas quitté.

Néanmoins, il était heureux car cette nouvelle maternité n'avait pas amoindri le désir qu'elle avait de lui. Elle était restée tout aussi sensuelle et lascive qu'avant. Il adorait sa fille, elle était son premier enfant qu'il verrait grandir et ne se lassait pas de la contempler. Elle ressemblait étonnement à sa mère et faisait déjà des ravages parmi la gent masculine.

Par Alfgard - Publié dans : Harry Potter - Fan-fictions
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Samedi 5 juillet 6 05 /07 /Juil 22:48

 

Chapitre 17 : Promesses d'un meilleur avenir

Poudlard – Le lundi suivant.

Alors qu'il corrigeait ses copies en retard, Harry repensa à son premier week-end avec Drena et leur dernier-né. Il avait du mal à se concentrer. Leur nuit torride l'avait plus marqué que toutes les fois où il l'avait possédée. Peut être parce que cette fois-ci, l'amour était entré dans l'équation. De plus, le petit Severus avait été enchanté d'avoir rencontré son père et d'avoir pu jouer avec lui.

Harry et Drena s'étaient séparés avec difficulté. Ils s'étaient renouvelé leurs serments d'amours. Harry avait dû promettre de ne rien dire encore à James sur leur lien père-fils. Il l'avait beaucoup observé ces deux derniers jours. Ce que sa mère avait pu lui apprendre sur lui, lui avait permit de mieux cerner l'adolescent.

*Il faut que je travaille, bon sang !* Mais ses pensées vagabondèrent vers sa compagne et son corps élancé et sensuel.

 

Grande Salle – Le mercredi suivant : heure du courrier.

James était en train de réviser ses cours de potions. Son parrain en parlerait sûrement à sa mère s'il ne travaillait pas sur cette matière. Ses amis étaient avec lui, ils révisaient eux aussi. Les hiboux et autres chouettes arrivèrent alors avec le courrier du jour. James vit arriver un des grands ducs noirs du Manoir Malefoy. C'était évidemment un parchemin de sa mère.

 

Mon Grand,

Je sais qu'il n'est pas habituel qu'avant les vacances scolaires un élève vienne rejoindre sa famille. Néanmoins, la Directrice Mc Gonagall a autorisé ta venue pour ce week-end.

Je t'attends donc au Manoir, dès ce vendredi soir pour le dîner qui aura l'horaire habituel. Tu voudras bien te vêtir en conséquences car nous aurons un invité de grande importance.

J'ai apprit par Severus et un autre de tes professeurs que tu étais diligent dans tes études. J'en suis ravie et même très fière de toi, continues comme cela.


Ta mère qui t'aime,
Drena Malefoy

 

James referma son courrier et regarda ses amis.

- C'est raté pour la sortie à Pré au lard.

- Oh Non ! Gémit Franck.

- Tante Ginny devait nous emmener manger aux trois balais ! C'est quoi ta lettre ?

- C'est ma mère, elle m'attend pour dîner ce vendredi soir et tout le week-end !

- C'est étrange quand même !

- Oui, je trouve aussi surtout qu'il y aura un invité mystère !

- Eh Jamie…

- Oui ?

- Si cela se trouve, c'est ton père ! Insinua Charlie.

Loin d'être dupe de cette invitation, le jeune Weasley démontra que s'il possédait le physique de son père, c'était de sa mère que provenait son intellect.

Aux mots de son ami, James plongea dans ses pensées. Serait-ce possible qu'il rencontre son père ? Là, tout d'un coup, à peine deux semaines après que sa mère lui ait certifié qu'il saurait son identité avant Noël. La peur lui prit les tripes. Et si son père était un salaud de première ou un pire un mangemort !

 

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Au même moment, dans son bureau, le professeur de Défense Contre les Forces du Mal recevait lui aussi la visite de l'autre grand duc noir des Malefoy.

 

Ma Douce Torture,

Depuis ton départ, tu me manques tant que je me suis retenue pour ne pas t'envoyer chaque jour un hibou. Je me réveille la nuit et je recherche ta chaude présence. Il ne t'aura fallu qu'une nuit passée à mon côté pour que mon corps et mon cœur s'habituent à ta présence.

Mes yeux recherchent la couleur forêt de ton regard. J'aspire à retrouver tes bras puissants et réconfortants quand ils m'attirent à toi. Je fantasme sur tes mains bronzées posées sur mon corps si pâle. Je frissonne en repensant à ce que tes longs doigts sont capables de me faire. Je rêve de tes baisers profonds et à ce que tes lèvres et ta langue arrivent à me faire crier, quand elles vont plus bas, beaucoup plus bas que ma bouche.

Demain soir, la nuit plutôt, je serais à nouveau tienne et cette fois-ci encore de ma pleine volonté. Dis-moi te sens-tu aussi fébrile et impatient que moi ? Je suis sur des charbons ardents.

Pour couper là mes délires sensuels, je dois t'informer que NOTRE (tu remarqueras le nôtre en majuscule) Jamie a été informé de ta présence, sans lui dire qu'il s'agissait de son père et professeur de DCFM ! Il aura donc la double surprise au cours du repas ce vendredi soir. Severus est déjà prévenu de ne rien dire à son frère et de ne pas t'appeler "papa" jusque-là. Quel petit ange ! Il sera dit que les fils que tu m'as fait sont d'une gentillesse sans limite. Ils doivent sans nul doute tenir de toi car chez les Malefoy le côté "poufsouffle" des sentiments n'est pas de bon ton.


Je t'embrasse, Ma douce torture et à vendredi.

Ta "quoi" ? Maîtresse, Amante, Compagne, Mère de tes enfants ?
Drena Malefoy

 

Harry sentait son cœur palpiter et cherchait à contrôler sa respiration. Cette femme avait le don de réveiller chez lui le désir, même avec une simple lettre. Encore une journée et demie à attendre. Il allait devoir attendre que son fils apprenne son "existence", attendre de pouvoir les entendre lui et son frère l'appeler "Papa", attendre de pouvoir embrasser et caresser le corps lascif de sa compagne. Oui, compagne, même s'ils ne vivaient pas ensemble, elle était pour lui une compagne. Il voulait qu'elle le sache et lui envoya un hibou par retour.

 

Ma Douce Compagne, (voilà comment je pense à toi)

Je t'avoue que j'appréhende un peu la réaction de notre fils. Autant celle de Severus était celle d'un jeune enfant avec une soif inextinguible d'amour et de présence paternelle et ne m'a pas vraiment inquiété, autant celle de Jamie me fait peur. C'est un adolescent qui découvre la vie à Poudlard et en communauté et par-là même l'indépendance vis à vis de la tutelle parentale. Dès lors, acceptera t'il la venue d'un père dans le nouvel ordre de sa vie ?

Concernant ta fébrilité et ton impatience, je puis t'assurer qu'elle est réciproque. Depuis mon départ, mon corps fait des siennes et me montre le désir qu'il a pour le tien et ce malgré la distance. J'imagine déjà de te voir te cambrer sous mes caresses, de voir s'ériger tes mamelons, de lécher ta peau salée par la transpiration due au plaisir, de m'abreuver à ta source, d'écouter tes gémissements et surtout tes hurlements de plaisir quand tu te lâches enfin. Oh oui, je suis impatient de te faire à nouveau crier mon prénom à l'abri de ton lit à baldaquin.

Et voilà… d'y penser et mon corps réagit. Vivement vendredi.


Reçois, mes baisers, ma douce compagne.

Ta douce torture, ton Compagnon
H.P.

 

A la réception de ce message, Drena était dehors à regarder ses petits orphelins en train de jouer avec Severus. Elle était dans le belvédère, lieu réservé exclusivement aux Malefoy, à boire son thé habituel. Alors qu'elle lisait la lettre, elle sentit ses joues s'enflammer et son ventre se tordre de désir. Elle se ventila avec le parchemin, en vain. Elle ignorait ce talent épistolaire chez son amant et se demandait si elle ne devait pas continuer dans ce sens. Elle se rappelait avec lu ce genre d'échange écrit et sensuel entre l'écrivain français George Sand et l'un de ses amants. Quand elle se fut un peu calmée, elle fit apparaître son nécessaire d'écriture par un "accio".

Ma douce torture, mon compagnon,

Nos deux fils partagent la même gentillesse et je ne crains pas trop ses réactions surtout qu'il m'a avoué son admiration pour toi dans l'un de ses courriers. Sinon, Severus et moi serons là pour te soutenir face à notre adolescent, ne t'inquiètes pas.

Tu me dis que j'ai crié ton prénom la dernière fois ! Je n'en ai guère de souvenirs. Je n'étais que soumission aux plaisirs dont tu m'abreuvais. Je n'étais qu'un corps et qu'un cœur balayés par un maelström de sensations et d'émotions. Je n'étais plus qu'instinct primal sous Tes caresses, je n'avais plus d'esprit plus de mots pour exprimer quoique ce soit. Si ton prénom est sorti de ma gorge, c'est qu'il était le seul son animal gravé dans mon inconscient. Mes seuls moments de conscience furent ceux où je m'appliquais à TE donner du plaisir avec ma bouche. Moi aussi, j'ai goûté au sel de ta peau, au sel de ta semence et je me suis sentie comme une odalisque, comme une geisha. C'est à dire obsédée et dévouée à te donner du plaisir.

Oh, il me faut arrêter là car le jeune Severus qui vient jouer près de moi, avec le vif d'or que tu lui as envoyé, risquerait d'entendre les gémissements de sa mère.


A bientôt ma douce torture !

Ta soumise compagne,
Drena

 

Harry venait de quitter la Grande Salle et le repas du soir quand il trouva le message sur son bureau. Il trembla légèrement avant que de l'ouvrir. Il avait reconnu l'écriture. Une fois ouverte, il la dévora. A peine eut-il fini de la lire qu'il dût aller se mettre sous une douche froide. Quand son membre reprit sa position de repos, il ne fut pourtant pas soulagé.

 

Ma douce et coquine compagne,

Tu m'as si bien chauffé que pendant de longues minutes j'ai dû aller prendre une douche froide. Si je suis enrhumé demain soir ce sera de ta faute ! Comment une femme qui n'a connu qu'un seul homme peut-elle avoir un vocabulaire si déluré et si érotique ? J'en reste pantois ! Serais-tu la réincarnation d'une geisha ou celle de la favorite de l'un de nos rois d'Angleterre, si tu te sens ainsi? Encore une fois, je crains que cette nuit mes draps se souviennent de toi ! Il serait peut être bon que nous arrêtions ces échanges même s'ils me ravissent !

Pour notre Jamie, je crains que son admiration pour le professeur que je suis ne s'arrête demain soir car il m'a avoué la semaine dernière qu'il méprisait ce père qui les avait abandonnés lui et sa mère.


Je me prépare pour me coucher et te souhaite une bonne nuit.

Je t'aime.

Ton impatient compagnon,
H.P.

 

Drena venait d'endosser son déshabillé quand le hibou de Harry arriva. Elle demande à l'animal d'attendre car une réponse allait venir. Une fois qu'elle eut lu cette lettre, sa réponse fusa de son cerveau à la plume.

 

Ma douce torture,

Tu ne veux plus de mes écrits brûlants ? Ils me viennent comme cela après avoir lu de nombreux échanges épistolaires érotiques de plusieurs couples moldus très célèbres. Ces gens, les moldus, ont un rapport à la sexualité si "magique" que j'ai dévoré tous les ouvrages regroupant ces échanges.

Tu ne veux donc pas savoir que je porte un déshabillé turquoise fait de la plus légère et douce soie et qu'elle me fait frissonner quand je l'endosse ? Tu ne veux donc pas savoir que lorsque je pense à nos ébats amoureux, ma main se glisse imperceptiblement aux creux de mes cuisses puis plus haut ? Tu ne veux donc pas savoir combien je vibre à l'avance que ce soit ta bouche qui en prenne la place ?

Puisque tu ne veux pas savoir, je te souhaite une bonne et tranquille nuit, ma douce torture car ce ne sera pas le cas pour moi !


Tendres baisers.

Ta compagne
Drena

 

A la réception de ce dernier message, Harry ne tint plus et dut se servir de sa main pour assouvir le désir provoqué par sa maîtresse et compagne. Qu'elle serait douce la nuit suivante !

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Manoir Malefoy – 19 heures le lendemain

James était fébrile et anxieux, il jetait de fréquents regards à la porte d'entrée. Il était intrigué par les sourires béats de sa mère comme si elle rêvait debout. Son jeune frère était passablement excité et jouait avec un vif d'or qu'il ne lui avait jamais vu. L'invité mystère était en retard. Au manoir Malefoy, on mangeait à 18 h 30. Soudain, le lourd marteau de la grande porte se fit entendre. Ce fut Drena elle même qui alla ouvrir. James fut ébahi de reconnaître son professeur de D.C.F.M. Ce n'était donc pas son père qui viendrait ce soir. Alors que sa mère menait Harry Potter à la table familiale, James fut choqué de voir combien elle était fébrile. Ce n'était qu'un professeur après tout.

Une fois assis et les plats servis, la conversation mouronnait sur des sujets comme seuls les Britanniques peuvent avoir. Severus regardait souvent son professeur comme s'il le connaissait et avait l'air gêné. Alors que le repas avançait, James décida d'intervenir.

- Pourrais-je savoir ce qu'il se passe enfin ?

- Et bien mon fils… je trouve que tu n'es pas très vif surtout quand on connaît les gênes dont tu bénéficies.

- Justement, je ne connais pas la moitié de mes gênes.

- Voyons, mon chéri, tu me déçois beaucoup, serais-tu exempt de l'intelligence et de ta mère et de ton père ?

- Voyons, Drena ! Intervint Harry.

- Comment vous permettez-vous de parler à ma mère comme cela ?

- JAMES HARRY MALEFOY !

- Maman !

- Tu ne te demandes pas pourquoi tu es allé à Gryffondor ? Tu ne te demandes pourquoi ton deuxième prénom est Harry ? Tu ne te demandes pas pourquoi j'ai invité ton professeur ici présent ?

Là, la lumière eut l'air de jaillir dans l'esprit du jeune élève, il regarda alors Harry et sa mère, ainsi que son petit frère qui avait l'air d'en savoir plus que lui. Et il comprit.

- Vous… vous êtes mon père ?

- Oui et aussi celui de ton frère !

- Quoi ? Vous avez fait deux enfants à ma mère et vous l'avez abandonnée avec nous deux ? Vous êtes un vrai salopard.

- JAMES ! Hurla Drena

- James, je n'ai pas abandonné ta mère et vous. J'ai appris ton existence le jour de ton arrivée à Poudlard.

- Maman, c'est vrai ?

- Oui, il ignorait votre existence, je lui aie caché !

- Mais pourquoi, maman, pourquoi ?

- Parce qu'il m'avait fait souffrir ! Je lui en voulais ! Et le priver de ses fils était, je l'avoue, une façon de me venger. Je me rends compte aujourd'hui que je vous aie porté préjudice à tous les trois.

James dévisagea ses parents comprenant que quelque chose de très fort s'était passé entre eux. Harry comprit encore mieux sa compagne et attendit la suite. Quant à Severus, lui, il attendait que tout le monde se calme pour montrer à son père comment il attrapait le vif d'or.

- James, ton père est un homme d'honneur ! Si je lui avais dit que tu existais, il aurait tout abandonné pour toi et moi ! Au fond de moi, je ne voulais pas lui imposer cela ! Il venait de vaincre Voldemort et sa vie avait été en suspend depuis tant d'années ! Je te demande de me pardonner, mon grand ! J'étais jeune encore, j'étais malheureuse et j'allais devenir maman ! Je ne savais pas, je ne savais plus ce que je devais faire. Je te demande de me pardonner.

Là-dessus et voyant les larmes de son fils, elle se leva et alla le prendre dans ses bras, en lui murmurant des excuses. Par-dessus l'épaule de sa mère, James vit son père se lever et s'approcher d'eux.

- Tu permets ? Dit Harry en lui tendant les bras.

Et l'adolescent se leva et se jeta dans les bras de son père. Harry serra son fils avec amour. Il remarqua sa compagne les bras ballants. Il ouvrit un de ses bras et elle vint s'y blottir suivie aussitôt par Severus. Le câlin familial dura de longues minutes égrenées lentement par la vieille horloge.

 

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Plus tard dans une des chambres, des chuchotements se faisaient entendre. Harry était sur le lit de Drena qu'il tenait étroitement enlacée. Depuis qu'ils s'étaient couchés, ils n'avaient fait que parler des enfants, d'eux même, de l'avenir de leur "famille". Ils ne s'étaient même pas déshabillés.

- Comment veux-tu que nous nous arrangions dans la semaine ? Demanda Harry.

- Que veux-tu dire ?

- Veux-tu que je rentre tous les soirs ou me voir le week-end te suffit ?

- Je pourrais être tentée par peur de la routine de te dire seulement le week-end mais j'ai été "sevrée" de ta présence bien trop d'années pour avoir envie de te "lâcher"… Alors si tu peux venir dormir ici je serais heureuse !

- C'est d'accord, je dormirais ici !

- Aaah… seulement dormir ?

- Muummm, bien sûr que non, ma petite coquine !

- Ouf, je suis soulagée…

- Pour continuer dans nos projets… Je dois… je…

Il se tortillait dans tous les sens pour attraper quelque chose dans sa poche arrière. La jeune femme fronça les sourcils. Il se redressa, se mit à genoux et releva sa compagne devant lui.

- Si j'étais en retard au dîner, c'est que j'ai fait un "détour" par le chemin de Traverse ! Je suis allée faire un "petit" achat !

- Lequel ?

- Patience !

- Drena ! Cela fait des années que nous nous tournons autour toi et moi, que nous faisons l'amour comme si notre vie en dépendait. Tu m'as donné deux gentils, beaux et solides garçons. Tu m'as donné ton amour et ce depuis tant d'années ! Quant à moi, je suis encore surpris que tu veuilles quand même de moi après tout ce que je t'ai fait. Drena ! Je t'aime ! Veux-tu m'épouser ?

Il lui mit alors sous le nez un écrin qui contenait une bague argentée sertie d'un diamant bleu. Elle était là à regarder tour à tour son compagnon et la bague ne sachant comment réagir. Il souria amoureusement et d'un doigt releva le menton de la jeune femme afin de refermer sa bouche.

- Attention à ne pas avaler les mouches, ma douce !

- Hein ?

- Une Malefoy serait-elle à cours de mots ?

- Je…

- Il semblerait ! Alors, ta réponse ?

- Je… Oui, oh oui, Harry ! Murmura t'elle les larmes aux yeux.

Il prit alors la bague dans son écrin et lui passa la bague de fiançailles.

- J'ai choisi l'argent parce que c'est le métal qui te va mieux et ce diamant bleu car il est de la couleur de tes yeux, ma douce.

- Oh, mon amour !

- Tiens, je ne suis plus ta douce torture ?

- Si… toujours…

- Dis-moi, ne m'avais-tu pas fait plusieurs promesses ce jeudi soir dans tes lettres ?

- Qui moi ?

- Petite coquine, je t'aime !

Les rideaux du baldaquin ne laissèrent alors plus passer que des gémissements et un soudain : "Oh Harry !".

 

 

Chapitre 16 : Règlements de compte

 

 

Le Samedi matin. Manoir Malefoy.

Harry arriva devant la grande grille. Il fut étonné de voir des dizaines d'enfants courir autour du Manoir. Puis il se rappela que Drena en avait fait un orphelinat avec l'aide de Hermione. Que d'enfants ! Il venait de prendre la grande allée. Il était entouré d'enfants. Il comprit à leurs mots qu'il n'y avait pas que des sorciers. Drena, la "sang-pur" avait aussi recueilli les orphelins moldus, issus de cette guerre.

Il avança à la grande porte et toqua avec le lourd marteau en cuivre. Il fit le bilan de sa situation. *Mon pauvre Harry, quand aura-tu enfin une vie normale et équilibrée. J'en ai vraiment marre de ce destin qui me met des bâtons dans les roues.* La porte s'ouvrit sur un elfe de maison.

- Bonjour, Monsieur. Qui dois-je annoncer à Miss Malefoy ?

- Monsieur Harry Potter !

- Bien, veuillez entrer, je vais vous annoncer.

Le hall d'accueil était immense, les boiseries et les marbres étaient élégamment agencés. C'était une entrée typique d'une grande demeure anglaise. Elle était relativement claire, lui qui s'était attendu à quelque chose de plus sombre comme l'était la famille Malefoy de l'époque de Lucius.

Il entendit alors claquer des talons sur du parquet puis sur du marbre. Le rythme était soutenu mais non affolé. Il la vit arriver, toujours aussi belle. Encore une fois, elle était revêtue blanc. Ce qui étonna Harry c'était le tablier de cuisinière. Le genre de tablier que pouvait porter sa tante Petunia. Il se retint de pouffer. *Comme elle est belle, elle n'a pas changé, elle a bien mûri mais sa beauté est loin très loin d'être fanée.* Elle tenait dans sa main un parchemin où il reconnut les armes de la maison des gryffondors. Elle vit ses yeux se poser dessus.

- C'est une lettre de Jamie, il me dit que tout va bien.

Ils croisèrent leurs regards, le temps parut suspendu mais Drena rompit le lien.

- Veux-tu bien m'accompagner au salon ?

Il la suivit. Pendant qu'elle enlevait son tablier, il contempla son postérieur qui se balançait. *Je la désire toujours autant.* Une fois arrivés, elle l'invita à s'asseoir.

- Litta !

- …

- Oui Maîtresse ?

- Tu peux préparer et amener du Darjeeling Pussimbing, s'il te plait ?

- Oui Maîtresse !

Elle s'asseya alors à côté de Harry. Un silence gêné s'installa. Puis ils se dévisagèrent à nouveau. Leurs yeux clairs brillaient de désirs et d'amours inavoués.

- Harry !

- Hein, euh… oui ?

- Je suppose que tu viens me parler de Jamie ?

- Oui !

- Par quoi veux-tu commencer !

- Ma surprise et ma colère !

- Ta colère ?

- J'avais le droit de connaître mon fils !

- Oui mais moi aussi, j'étais en colère à l'époque et toi tu étais un violeur !

- Je ne t'ai pas violée à chaque fois ! Tu as eu du plaisir aussi !

- Je finissais par en avoir mais le commencement était un viol et puis, je n'avais droit ni aux préliminaires ni aux caresses d'après !

- C'est vrai !

- Il y a une autre chose aussi !

- Oui ?

- Tu m'as interdit de refaire ma vie ! Pendant que toi tu batifolais !

- Quoi ?

- Te rappelles-tu le matin où je t'ai donné ma virginité ?

- Mumm, oui !

- La deuxième fois où tu m'as fait l'amour !

- Oui… par terre !

- Te rappelles-tu tes paroles ?

- Euh, non !

- Moi, oui c'était : " Je veux être seul à te posséder jamais" !

- Ah oui, je me rappelles !

- Et bien, tu m'as jeté un sort issu de l'ancienne magie en les récitant trois fois !

- Que t'est-il arrivé ?

- Plus aucun homme ne pouvait me faire l'amour, ils peuvent m'embrasser, me caresser mais me prendre, impossible ! C'est ainsi que Padraic a fini à l'hôpital. Il a reçu une douzaine d'éclairs !

- Ainsi, je suis toujours le seul amant que tu ais eu ?

- ARRETES de te réjouir !

- Je te demande pardon mais ce sort là me plait bien !

- Et pourquoi ?

- Parce qu'il m'assure ta fidélité !

- Mais ce n'est pas vrai ! Est-ce que tu t'entends ?

- Pardonne-moi !

- Oh Harry, tu es si gamin encore ! Je te pardonnerai ce sort le jour où tu me l'ôteras !

- Mais je ne sais pas comment faire ?

- Et bien, il va te falloir y réfléchir !

- OK, OK ! Je m'en occuperai et je demanderai de l'aide à Hermione !

- Bien ! Sinon pour en revenir à mon fils…

- NOTRE fils !

- Concernant "notre" fils, je n'ai su que j'étais enceinte qu'au moment où tu t'étais remit avec Ginny. J'avais compris que tu voulais vivre ta vie de façon normale et pour un garçon de 17 ans devenir papa ce n'était pas avoir une vie normale.

- Mais toi aussi tu avais 17 ans ! Ta vie a été gâchée !

- NE DIS JAMAIS CELA !

- …

- Jamais Jamie ne m'a gâché la vie, loin de là, cela a été un pur bonheur : aimer quelqu'un à la folie et qu'il vous redonne cet amour au centuple. Tout ce que je ne pouvais pas avoir avec toi. Et puis, il te ressemble tellement que j'avais l'impression qu'une part de toi était auprès de moi.

- Oh, Drena ! Je ne sais pas si je mérite cet amour !

- Harry, arrêtes de te rabaisser comme cela ! Cela ne te vas pas du tout ! Tes qualités sont incontestables.

- Mais je t'ai violée !

- Oh Oui, et j'aurais du mal à l'oublier mais je pense que je fus la seule personne à qui tu ait fait sciemment du mal, n'est-ce pas ?

- Oui, et je m'en suis voulu ! Comme je m'en suis voulu d'avoir recommencé à la fête de la promo. Je n'étais pas dans mon état normal à cette époque, tu avais raison quand tu disais que ce n'était pas moi ! En plus, je crois que du jour où je t'avais vue blessée à Stonehenge, qu'inconsciemment, j'étais déjà tombé plus ou moins amoureux de toi !

Les yeux brouillés de larmes de la jeune femme contemplaient Harry. Il lui prit le visage entre les mains et embrassa sa bouche rose. Elle l'entrouvrit pour qu'un ballet de langues puisse commencer. Ses mains agrippèrent au dos du professeur et elle colla ses hanches contre lui. La passion menaçait de les submerger quand un trouble-fête vint les interrompre.

- Maman ! Hurla un petit garçon brun en se jetant sur Harry.

- Severus chéri, Arrête.

Elle arracha son fils et l'asseya de l'autre côté d'elle.

- Mais il t'embêtait le monsieur.

- Non chéri, il me faisait des bisous.

- Aaah !

Elle se retourna vers Harry, il avait le regard sombre et les sourcils froncés, il contemplait le jeune garçon.

- Tu comptes m'en cacher combien ?

- Oh Harry !

- Celui-ci, c'est à la fête de la promo qu'il a été fait, je suppose ?

- Oui !

- Tu m'en veux tant que cela que tu me caches mes "deux" fils !

- …

- Cela te plaît donc d'être la seule personne à être haïe par moi ? Alors que je voudrais tant t'aimer !

- …

- Réponds !

- …

- Mais réponds-moi !

Il vit sur son visage ruisseler de larmes. Elle hoquetait sous le flot de ses pleurs.

- Sev… Severus…

- Maman ?

- Re... retournes dans… dans ta chambre !

- Mais maman !

- Si... S'il te plaît.

Une fois, son fils parti, elle se leva et s'essuya les yeux rageusement d'un revers de manche.

- Tu veux savoir pourquoi ?

- Oui !

- Je t'ai aimé dès la première fois que je t'ai vu ! Tu me fascinais ! Oh bien sûr, tu étais à un âge où les filles étaient le cadet de tes soucis mais moi, j'étais déjà pubère. Et les garçons m'intéressaient déjà. Et je t'ai vu ! Je voulais ton amitié car je me disais que c'était le préalable à ton amour. Je t'ai tendu ma main mais tu l'as refusée ! Mon cœur s'est brisé ce jour là et chaque acte, chaque parole, chaque provocation, chaque insulte visait à te faire réagir. Puisque je ne pouvais avoir ni ton amour, ni ton amitié, je voulais au moins ta haine, tout plutôt que de l'indifférence ! Et plus, tu me haïssais et que tu croyais que c'était réciproque, plus mon amour grandissait.

- Tu le cachais bien !

- Bien sûr ! Je suis une Malefoy ! Je t'aimais tellement que je voulais te protéger et protéger ce que tu aimais. Pourquoi d'après toi, ma mission pour Voldemort, me causait tant de soucis, me prenait autant de temps ?

- Tu vas me le dire ?

- Parce que je passais mon temps à chercher et à inventer des plans qui me permettrait d'empêcher les mangemorts d'entrer à Poudlard et de ne pas obéir à Voldemort. Une fois ces plans inventés, j'arrivais à inventer des parades qui les faisaient échouer. Tous les jours, j'inventais des dizaines de plans que j'imaginais démontés par le Mage Noir. C'était une torture car je ne voulais pas livrer Poudlard et "te" livrer !

- Nous avons cru que tu avais du mal à mettre en place la mission !

- J'avais du mal à ne "pas" la mettre en place ! Et puis, j'ai fuit avec mon parrain. Et tu connais la suite !

- Tu m'a caché l'existence de James à cause des viols mais pourquoi Severus…

- Lui a été conçu par un de ces viols, le pauvre chou, ce qui n'était pas le cas de son frère. Après, à la maternité, j'ai voulu te parler de James et du bébé mais tu… tu as commencé à tabasser Padraic et tu parlais de moi comme d'une chose qui t'appartenais alors même que tu avais annulé le sort.

- Oui, je me rappelle !

- J'ai "appartenu" à mon père et au Clan Malefoy, j'ai failli appartenir à Voldemort, je t'ai réellement appartenu. Je ne voulais pas que cela continue ! Je voulais m'appartenir à moi, prendre en main mon destin. Je… je t'aimais, je voulais être à toi mais pas t'appartenir mais je t'aimais.

- Tu m'aimais ? Et plus maintenant ?

Elle ne répondit pas. Il se leva et se dirigea vers elle.

- Et maintenant… m'aimes-tu ?

- Je croyais t'avoir arraché de mon cœur mais tout à l'heure dans le hall quand je t'ai vu !

- Oui ?

- Oh, Harry, je t'aime !

Il la prit dans ses bras et se mit à embrasser le lobe de son oreille puis il lui murmura : "Moi aussi, je t'aime !". Il l'embrassa alors avec douceur. Un pop de transplanage, les interrompit.

- Le thé est servi, Miss !

- Litta, peux-tu le servir dans le belvédère, s'il te plait ! Et après, nous y amener Severus ?

L'elfe repartit aussitôt. Drena prit la main de Harry.

- Tu viens ?

- Oui ! Fit-il en se laissant emmener.

Arrivés dehors et à l'arrière du manoir, le soleil les accueillit comme s'il voulait se mettre à l'unisson de leur bonheur. Le belvédère blanc en était illuminé. Si le jardin "avant" était à la française, celui de l'arrière était à l'anglaise. Des mixed-boarders de fin d'été apportaient de magnifiques touches de couleurs le long des allées sinueuses. Drena se mit à trottiner en riant, entraînant Harry avec elle. *Ma belle, ma douce, cela me réchauffe le cœur de te voir aussi heureuse.* Le thé les attendait déjà. Ils s'asseyèrent collés l'un contre l'autre sur de magnifiques coussins fleuris. Drena lui servit une tasse qu'il commença à boire en dévorant des yeux sa compagne. Elle lui offrit un petit four mais il ne lui prit pas des mains.

- Mets-le dans ma bouche !

Elle ouvrit grand les yeux mais s'exécuta. Il attrapa ses doigts en même temps que la bouchée et se mit à lécher les doigts de sa compagne qui se mit à gémir.

- Maman !

*Décidément, il est dit que notre fils nous interrompe à chaque fois.* Pensèrent-ils chacun de leur côté.

- Mon chéri ?

- Tu voulais me voir ?

- Oui, chéri ! Tu te rappelles que je t'avais promis te dire un jour qui était ton papa ?

- Oui ! Tu m'as dit que James et moi, on avait le même papa et qu'avant Noël on saurait qui c'est !

- Et bien voilà... le monsieur qui est là, il s'appelle Harry Potter et c'est ton papa !

- C'est vrai ?

Il s'approcha de son père.

- Vous êtes mon papa ?

- Oui, Severus, je suis ton papa !

L'enfant se jeta dans ses bras et Harry eut l'impression que son cœur remplissait sa poitrine. Son fils sentait bon la vanille. *Mon fils, ooh, c'est si bon, d'avoir une famille ! Bon d'accord, il s'appelle Severus mais mon aîné s'appelle James... *. Alors qu'il serrait fort son fils qui lui rendait la pareille, il vit que Drena souriait si généreusement que ses yeux en brillaient d'un éclat magique. *Tu es belle, mon amour !*. Tenant son fils dans un bras, de l'autre, il accrocha la taille de Drena et l'embrassa sur la bouche.

- Je t'aime !

Ils passèrent l'après-midi dans le parc anglais. Ils pique-niquèrent tous les trois à la grande joie du petit garçon. Tandis que Harry jouait au Quidditch avec son fils, Drena les contemplaient avec joie. *Comme je suis heureuse, il ne me manque plus que Jamie et mon bonheur serait complet.* Son cœur faisait des bonds dans sa poitrine. Le soleil commençait à se cacher derrière la frondaison des arbres. Harry et Severus se roulaient dans l'herbe et se faisaient des chatouilles. Alors qu'il criait "Temps mort", Harry regarda Drena. Elle se cachait le visage derrière les mains. Il s'arrêta de jouer, vint s'asseoir à son côté suivi par son fils qui s'asseya sur les genoux de son père. Il prit les épaules de sa compagne. Elle redressa sa tête, ses yeux et ses joues étaient noyés par les larmes.

- Drena, ma douce ! Que se passe t'il ?

- Oh Harry, pardonnes-moi !

- Te pardonner quoi ?

- De t'avoir privé de tes fils et de les avoir privé de leur père. Vous êtes si heureux ensemble, je vous ai fait rater tellement de choses à tous les trois ! Pardonnes-moi !

- Allons, ma belle blonde, Severus est encore assez petit pour que nous en profitions quant à James, nous aurons bien des occasions encore, il n'est pas si vieux.

Il l'embrassa amoureusement pour lui faire oublier ses regrets.

Plus tard, Drena avait préparé un dîner aux chandelles dans le petit salon. Ils s'étaient nourris l'un l'autre et avaient ouvert une bouteille de champagne. Ils passèrent le temps du repas à s'embrasser, à s'échanger les aliments et à se caresser. Le désir montait de plus en plus entre eux. Drena se leva et le tira par les mains pour qu'il la rejoigne. Il se colla à elle et agrippa ses hanches.

- On va dans ma chambre ? Susurra t'elle.

- Je te suis.

Ils montèrent l'envolée de marches qui partait du hall. Elle le fit entrer dans une chambre chaude où la couleur pourpre dominait. Elle l'attira vers le lit mais il l'arrêta.

- Drena !

- Mummm !

- Ce soir, je te rembourse une partie de ma dette !

- Hein ? Quelle dette ?

- Je suis à ta disposition ! Je te suis soumis ! Tu peux faire ce que tu veux de moi. Je ne te refuserais rien.

- Tu rigoles ?

- Non, je suis sérieux !

- Voilà qui promets d'être intéressant ! Murmura t'elle d'une façon perverse à son oreille.

Elle entreprit de le déshabiller. Elle lui enleva son blaser en évitant de toucher ses mains. Elle soufflait sur sa bouche, puis dans son cou. Elle enleva sa chemise blanche dévoilant ainsi une musculature qui s'était encore renforcée au cours des années. Encore, une fois, elle évita de toucher sa peau mais souffla sur ses mamelons et sur ses épaules. Il commençait à trembler de désir. Elle s'attaqua alors à son pantalon, elle tira sur la ceinture de cuir noir, et la plia en deux. Elle était si proche de lui qu'il sentait sa chaleur. Elle le regarda droit dans les yeux et claqua la ceinture sur ses fesses.

- Hey !!!

- Silence ! Soumets-toi ! Lui dit-elle en lui dédiant un immense sourire.

C'était dit avec tant d'amour, qu'il ne s'en offusqua pas. Pour ôter le bouton du pantalon, elle fut obligée de mettre ses doigts dans la ceinture. Il frissonna fortement. Elle ria doucement et souffla sur ses abdominaux puis baissa le pantalon au sol et s'accroupit en même temps. Elle souffla aussi sur ses cuisses, sa tête se trouvait au niveau du boxer qu'elle ôta en un tour de main jusqu'en bas des chevilles. Nerveusement, Harry balança boxer et pantalon à l'autre bout de la pièce puis se replaça devant la jeune femme. Elle souffla sur le pénis déjà bien tendu par une érection. Son souffle le fit encore plus remonter contre son ventre. Elle gloussa d'une voix rauque occasionnant un gémissement chez son amant. Elle se releva et lui montra le lit en souriant toujours. Le message était clair et il alla s'allonger sur l'immense lit à baldaquin.

Elle prit sa baguette et mit une musique langoureuse. *Barry White, aaah, ma belle blonde, très bonne idée !* Elle abandonna sa baguette sur le bord du lit puis posa ses mains sur ses genoux et les remonta sur ses cuisses en remontant sa jupe très haut. Elle relâcha le tissu puis commença à ôter son gilet de coton, en se déhanchant. Harry avait le souffle coupé devant la sensualité de la serpentarde. Il vit apparaître un petit corselet blanc à lacets agrémenté de dentelles et qui était rempli par une poitrine généreuse. Ses seins étaient très ronds et le devaient sans nul doute à la maternité. Elle ôta alors ses sandales qu'elle balança à Harry. Elle se mit ensuite à descendre la fermeture de sa jupe à volants et la fit glisser en se déhanchant dos tourné à son homme. *Merlin, je ne vais jamais pouvoir rester soumis devant cette blonde odalisque. Oh Drena, je ne vais plus tenir, viens me toucher, viens me prendre !*. La jupe dévoila un excitant petit slip brésilien.

- Mmmmmmm DRENA !

Elle tourna la tête et mit le doigt sur ses lèvres puis libéra la masse de ses cheveux longs dans son dos. Elle se retourna et avança vers le lit. Elle y monta à quatre pattes, les yeux mi-clos, elle se pourléchait les lèvres d'un air gourmand. Harry vit alors Drena reprendre sa baguette, faire un sort informulé et il se retrouva les quatre membres attachés aux montants du baldaquin.

- Ah ma petite coquine se dévoile !

- Silence, esclave !

- Oui, Maîtresse ! Ronronna t'il en souriant.

A nouveau, Drena se mit à glousser. *Oh ma douce, tu n'as rien d'une dominante, je ne me sens pas du tout dominé, non pas du tout !* Elle avança vers lui en ondulant.

- Mon soumis petit félin, vois la femme-reptile qui va t'étreindre, s'enrouler autour de toi et t'étouffer… de son amour !

- Mmmmm ! Ne put que dire Harry.

Les yeux du professeur étaient exorbités sur la poitrine généreuse qui menaçait de déborder du mince corselet. Drena s'allongea alors sur son homme et frotta sa dure virilité contre son slip. Il gémissait plus bruyamment. Elle lui prit sa bouche et entra sa langue qu'elle mêla à celle de Harry. Elle se releva et il loucha sur ses seins qui étaient sortis du corselet. Elle passa ses jambes de chaque côté du poitrail musclé et déboutonna son vêtement exposant entièrement sa poitrine et sa taille fine. Il observa le ventre rond sur lesquelles des cicatrices rosées témoignaient de ses grossesses.

- Non, Harry, ne regardes pas mon ventre !

- Tu n'as pas à en avoir honte, il est le vivant témoignage que tu as eut mes fils !

- C'est laid !

- Non, c'est magnifique, tu es magnifique !

- Oh, je t'aime, Harry !

Elle se pencha et l'embrassa fougueusement. Elle se frotta à nouveau à lui puis se mit debout ôta son slip. Il était ébahi et admiratif. *Elle est à moi, c'est ma femme !*

- Tu es belle, Drena, prends-moi !

La jeune femme reprit sa baguette et défit les liens.

- Non, toi, prends-moi !

- Oh ma douce, je t'adore !

Il l'allongea sur lui mais la mit tête-bêche à lui et ils entamèrent un 69. Ils gémissaient tous les deux et donnaient tous deux des coups de rein dans la bouche de l'autre. Harry roula sa compagne sur le dos puis se mit entre ses jambes et prit un sein dans la bouche. Il enfonça deux doigts dans la vulve qui ruisselait de cyprine inondant ses doigts et sa main. Il prit alors sa verge et pointa l'entrée de la chaude caverne. Il s'enfonça très doucement. Elle tremblait de la tête aux talons. Elle se tordait dans tous les sens. *Mais qu'attends-il ? Il me rend folle ! Qu'il me prenne !* Elle se mit à lui mordre l'épaule.

- Prends-moi, Harry !

- Votre esclave vous obéit, Maîtresse.

Il s'enfonça complètement dans le vagin de sa "belle blonde" et commença à la prendre dans de puissants va et vient. Toutes pensées ordonnées disparurent de leur esprit. Ils n'étaient que sensations et plaisirs purs, ils étaient l'un à l'autre, l'un dans l'autre, ils ne formaient plus qu'un. Ils s'étaient enfin trouvés.

 

Par Alfgard - Publié dans : Harry Potter - Fan-fictions
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Vendredi 4 juillet 5 04 /07 /Juil 19:59

 

 

Chapitre 16 : Règlements de compte

 

 

Le Samedi matin. Manoir Malefoy.

Harry arriva devant la grande grille. Il fut étonné de voir des dizaines d'enfants courir autour du Manoir. Puis il se rappela que Drena en avait fait un orphelinat avec l'aide de Hermione. Que d'enfants ! Il venait de prendre la grande allée. Il était entouré d'enfants. Il comprit à leurs mots qu'il n'y avait pas que des sorciers. Drena, la "sang-pur" avait aussi recueilli les orphelins moldus, issus de cette guerre.

Il avança à la grande porte et toqua avec le lourd marteau en cuivre. Il fit le bilan de sa situation. *Mon pauvre Harry, quand aura-tu enfin une vie normale et équilibrée. J'en ai vraiment marre de ce destin qui me met des bâtons dans les roues.* La porte s'ouvrit sur un elfe de maison.

- Bonjour, Monsieur. Qui dois-je annoncer à Miss Malefoy ?

- Monsieur Harry Potter !

- Bien, veuillez entrer, je vais vous annoncer.

Le hall d'accueil était immense, les boiseries et les marbres étaient élégamment agencés. C'était une entrée typique d'une grande demeure anglaise. Elle était relativement claire, lui qui s'était attendu à quelque chose de plus sombre comme l'était la famille Malefoy de l'époque de Lucius.

Il entendit alors claquer des talons sur du parquet puis sur du marbre. Le rythme était soutenu mais non affolé. Il la vit arriver, toujours aussi belle. Encore une fois, elle était revêtue blanc. Ce qui étonna Harry c'était le tablier de cuisinière. Le genre de tablier que pouvait porter sa tante Petunia. Il se retint de pouffer. *Comme elle est belle, elle n'a pas changé, elle a bien mûri mais sa beauté est loin très loin d'être fanée.* Elle tenait dans sa main un parchemin où il reconnut les armes de la maison des gryffondors. Elle vit ses yeux se poser dessus.

- C'est une lettre de Jamie, il me dit que tout va bien.

Ils croisèrent leurs regards, le temps parut suspendu mais Drena rompit le lien.

- Veux-tu bien m'accompagner au salon ?

Il la suivit. Pendant qu'elle enlevait son tablier, il contempla son postérieur qui se balançait. *Je la désire toujours autant.* Une fois arrivés, elle l'invita à s'asseoir.

- Litta !

- …

- Oui Maîtresse ?

- Tu peux préparer et amener du Darjeeling Pussimbing, s'il te plait ?

- Oui Maîtresse !

Elle s'asseya alors à côté de Harry. Un silence gêné s'installa. Puis ils se dévisagèrent à nouveau. Leurs yeux clairs brillaient de désirs et d'amours inavoués.

- Harry !

- Hein, euh… oui ?

- Je suppose que tu viens me parler de Jamie ?

- Oui !

- Par quoi veux-tu commencer !

- Ma surprise et ma colère !

- Ta colère ?

- J'avais le droit de connaître mon fils !

- Oui mais moi aussi, j'étais en colère à l'époque et toi tu étais un violeur !

- Je ne t'ai pas violée à chaque fois ! Tu as eu du plaisir aussi !

- Je finissais par en avoir mais le commencement était un viol et puis, je n'avais droit ni aux préliminaires ni aux caresses d'après !

- C'est vrai !

- Il y a une autre chose aussi !

- Oui ?

- Tu m'as interdit de refaire ma vie ! Pendant que toi tu batifolais !

- Quoi ?

- Te rappelles-tu le matin où je t'ai donné ma virginité ?

- Mumm, oui !

- La deuxième fois où tu m'as fait l'amour !

- Oui… par terre !

- Te rappelles-tu tes paroles ?

- Euh, non !

- Moi, oui c'était : " Je veux être seul à te posséder jamais" !

- Ah oui, je me rappelles !

- Et bien, tu m'as jeté un sort issu de l'ancienne magie en les récitant trois fois !

- Que t'est-il arrivé ?

- Plus aucun homme ne pouvait me faire l'amour, ils peuvent m'embrasser, me caresser mais me prendre, impossible ! C'est ainsi que Padraic a fini à l'hôpital. Il a reçu une douzaine d'éclairs !

- Ainsi, je suis toujours le seul amant que tu ais eu ?

- ARRETES de te réjouir !

- Je te demande pardon mais ce sort là me plait bien !

- Et pourquoi ?

- Parce qu'il m'assure ta fidélité !

- Mais ce n'est pas vrai ! Est-ce que tu t'entends ?

- Pardonne-moi !

- Oh Harry, tu es si gamin encore ! Je te pardonnerai ce sort le jour où tu me l'ôteras !

- Mais je ne sais pas comment faire ?

- Et bien, il va te falloir y réfléchir !

- OK, OK ! Je m'en occuperai et je demanderai de l'aide à Hermione !

- Bien ! Sinon pour en revenir à mon fils…

- NOTRE fils !

- Concernant "notre" fils, je n'ai su que j'étais enceinte qu'au moment où tu t'étais remit avec Ginny. J'avais compris que tu voulais vivre ta vie de façon normale et pour un garçon de 17 ans devenir papa ce n'était pas avoir une vie normale.

- Mais toi aussi tu avais 17 ans ! Ta vie a été gâchée !

- NE DIS JAMAIS CELA !

- …

- Jamais Jamie ne m'a gâché la vie, loin de là, cela a été un pur bonheur : aimer quelqu'un à la folie et qu'il vous redonne cet amour au centuple. Tout ce que je ne pouvais pas avoir avec toi. Et puis, il te ressemble tellement que j'avais l'impression qu'une part de toi était auprès de moi.

- Oh, Drena ! Je ne sais pas si je mérite cet amour !

- Harry, arrêtes de te rabaisser comme cela ! Cela ne te vas pas du tout ! Tes qualités sont incontestables.

- Mais je t'ai violée !

- Oh Oui, et j'aurais du mal à l'oublier mais je pense que je fus la seule personne à qui tu ait fait sciemment du mal, n'est-ce pas ?

- Oui, et je m'en suis voulu ! Comme je m'en suis voulu d'avoir recommencé à la fête de la promo. Je n'étais pas dans mon état normal à cette époque, tu avais raison quand tu disais que ce n'était pas moi ! En plus, je crois que du jour où je t'avais vue blessée à Stonehenge, qu'inconsciemment, j'étais déjà tombé plus ou moins amoureux de toi !

Les yeux brouillés de larmes de la jeune femme contemplaient Harry. Il lui prit le visage entre les mains et embrassa sa bouche rose. Elle l'entrouvrit pour qu'un ballet de langues puisse commencer. Ses mains agrippèrent au dos du professeur et elle colla ses hanches contre lui. La passion menaçait de les submerger quand un trouble-fête vint les interrompre.

- Maman ! Hurla un petit garçon brun en se jetant sur Harry.

- Severus chéri, Arrête.

Elle arracha son fils et l'asseya de l'autre côté d'elle.

- Mais il t'embêtait le monsieur.

- Non chéri, il me faisait des bisous.

- Aaah !

Elle se retourna vers Harry, il avait le regard sombre et les sourcils froncés, il contemplait le jeune garçon.

- Tu comptes m'en cacher combien ?

- Oh Harry !

- Celui-ci, c'est à la fête de la promo qu'il a été fait, je suppose ?

- Oui !

- Tu m'en veux tant que cela que tu me caches mes "deux" fils !

- …

- Cela te plaît donc d'être la seule personne à être haïe par moi ? Alors que je voudrais tant t'aimer !

- …

- Réponds !

- …

- Mais réponds-moi !

Il vit sur son visage ruisseler de larmes. Elle hoquetait sous le flot de ses pleurs.

- Sev… Severus…

- Maman ?

- Re... retournes dans… dans ta chambre !

- Mais maman !

- Si... S'il te plaît.

Une fois, son fils parti, elle se leva et s'essuya les yeux rageusement d'un revers de manche.

- Tu veux savoir pourquoi ?

- Oui !

- Je t'ai aimé dès la première fois que je t'ai vu ! Tu me fascinais ! Oh bien sûr, tu étais à un âge où les filles étaient le cadet de tes soucis mais moi, j'étais déjà pubère. Et les garçons m'intéressaient déjà. Et je t'ai vu ! Je voulais ton amitié car je me disais que c'était le préalable à ton amour. Je t'ai tendu ma main mais tu l'as refusée ! Mon cœur s'est brisé ce jour là et chaque acte, chaque parole, chaque provocation, chaque insulte visait à te faire réagir. Puisque je ne pouvais avoir ni ton amour, ni ton amitié, je voulais au moins ta haine, tout plutôt que de l'indifférence ! Et plus, tu me haïssais et que tu croyais que c'était réciproque, plus mon amour grandissait.

- Tu le cachais bien !

- Bien sûr ! Je suis une Malefoy ! Je t'aimais tellement que je voulais te protéger et protéger ce que tu aimais. Pourquoi d'après toi, ma mission pour Voldemort, me causait tant de soucis, me prenait autant de temps ?

- Tu vas me le dire ?

- Parce que je passais mon temps à chercher et à inventer des plans qui me permettrait d'empêcher les mangemorts d'entrer à Poudlard et de ne pas obéir à Voldemort. Une fois ces plans inventés, j'arrivais à inventer des parades qui les faisaient échouer. Tous les jours, j'inventais des dizaines de plans que j'imaginais démontés par le Mage Noir. C'était une torture car je ne voulais pas livrer Poudlard et "te" livrer !

- Nous avons cru que tu avais du mal à mettre en place la mission !

- J'avais du mal à ne "pas" la mettre en place ! Et puis, j'ai fuit avec mon parrain. Et tu connais la suite !

- Tu m'a caché l'existence de James à cause des viols mais pourquoi Severus…

- Lui a été conçu par un de ces viols, le pauvre chou, ce qui n'était pas le cas de son frère. Après, à la maternité, j'ai voulu te parler de James et du bébé mais tu… tu as commencé à tabasser Padraic et tu parlais de moi comme d'une chose qui t'appartenais alors même que tu avais annulé le sort.

- Oui, je me rappelle !

- J'ai "appartenu" à mon père et au Clan Malefoy, j'ai failli appartenir à Voldemort, je t'ai réellement appartenu. Je ne voulais pas que cela continue ! Je voulais m'appartenir à moi, prendre en main mon destin. Je… je t'aimais, je voulais être à toi mais pas t'appartenir mais je t'aimais.

- Tu m'aimais ? Et plus maintenant ?

Elle ne répondit pas. Il se leva et se dirigea vers elle.

- Et maintenant… m'aimes-tu ?

- Je croyais t'avoir arraché de mon cœur mais tout à l'heure dans le hall quand je t'ai vu !

- Oui ?

- Oh, Harry, je t'aime !

Il la prit dans ses bras et se mit à embrasser le lobe de son oreille puis il lui murmura : "Moi aussi, je t'aime !". Il l'embrassa alors avec douceur. Un pop de transplanage, les interrompit.

- Le thé est servi, Miss !

- Litta, peux-tu le servir dans le belvédère, s'il te plait ! Et après, nous y amener Severus ?

L'elfe repartit aussitôt. Drena prit la main de Harry.

- Tu viens ?

- Oui ! Fit-il en se laissant emmener.

Arrivés dehors et à l'arrière du manoir, le soleil les accueillit comme s'il voulait se mettre à l'unisson de leur bonheur. Le belvédère blanc en était illuminé. Si le jardin "avant" était à la française, celui de l'arrière était à l'anglaise. Des mixed-boarders de fin d'été apportaient de magnifiques touches de couleurs le long des allées sinueuses. Drena se mit à trottiner en riant, entraînant Harry avec elle. *Ma belle, ma douce, cela me réchauffe le cœur de te voir aussi heureuse.* Le thé les attendait déjà. Ils s'asseyèrent collés l'un contre l'autre sur de magnifiques coussins fleuris. Drena lui servit une tasse qu'il commença à boire en dévorant des yeux sa compagne. Elle lui offrit un petit four mais il ne lui prit pas des mains.

- Mets-le dans ma bouche !

Elle ouvrit grand les yeux mais s'exécuta. Il attrapa ses doigts en même temps que la bouchée et se mit à lécher les doigts de sa compagne qui se mit à gémir.

- Maman !

*Décidément, il est dit que notre fils nous interrompe à chaque fois.* Pensèrent-ils chacun de leur côté.

- Mon chéri ?

- Tu voulais me voir ?

- Oui, chéri ! Tu te rappelles que je t'avais promis te dire un jour qui était ton papa ?

- Oui ! Tu m'as dit que James et moi, on avait le même papa et qu'avant Noël on saurait qui c'est !

- Et bien voilà... le monsieur qui est là, il s'appelle Harry Potter et c'est ton papa !

- C'est vrai ?

Il s'approcha de son père.

- Vous êtes mon papa ?

- Oui, Severus, je suis ton papa !

L'enfant se jeta dans ses bras et Harry eut l'impression que son cœur remplissait sa poitrine. Son fils sentait bon la vanille. *Mon fils, ooh, c'est si bon, d'avoir une famille ! Bon d'accord, il s'appelle Severus mais mon aîné s'appelle James... *. Alors qu'il serrait fort son fils qui lui rendait la pareille, il vit que Drena souriait si généreusement que ses yeux en brillaient d'un éclat magique. *Tu es belle, mon amour !*. Tenant son fils dans un bras, de l'autre, il accrocha la taille de Drena et l'embrassa sur la bouche.

- Je t'aime !

Ils passèrent l'après-midi dans le parc anglais. Ils pique-niquèrent tous les trois à la grande joie du petit garçon. Tandis que Harry jouait au Quidditch avec son fils, Drena les contemplaient avec joie. *Comme je suis heureuse, il ne me manque plus que Jamie et mon bonheur serait complet.* Son cœur faisait des bonds dans sa poitrine. Le soleil commençait à se cacher derrière la frondaison des arbres. Harry et Severus se roulaient dans l'herbe et se faisaient des chatouilles. Alors qu'il criait "Temps mort", Harry regarda Drena. Elle se cachait le visage derrière les mains. Il s'arrêta de jouer, vint s'asseoir à son côté suivi par son fils qui s'asseya sur les genoux de son père. Il prit les épaules de sa compagne. Elle redressa sa tête, ses yeux et ses joues étaient noyés par les larmes.

- Drena, ma douce ! Que se passe t'il ?

- Oh Harry, pardonnes-moi !

- Te pardonner quoi ?

- De t'avoir privé de tes fils et de les avoir privé de leur père. Vous êtes si heureux ensemble, je vous ai fait rater tellement de choses à tous les trois ! Pardonnes-moi !

- Allons, ma belle blonde, Severus est encore assez petit pour que nous en profitions quant à James, nous aurons bien des occasions encore, il n'est pas si vieux.

Il l'embrassa amoureusement pour lui faire oublier ses regrets.

Plus tard, Drena avait préparé un dîner aux chandelles dans le petit salon. Ils s'étaient nourris l'un l'autre et avaient ouvert une bouteille de champagne. Ils passèrent le temps du repas à s'embrasser, à s'échanger les aliments et à se caresser. Le désir montait de plus en plus entre eux. Drena se leva et le tira par les mains pour qu'il la rejoigne. Il se colla à elle et agrippa ses hanches.

- On va dans ma chambre ? Susurra t'elle.

- Je te suis.

Ils montèrent l'envolée de marches qui partait du hall. Elle le fit entrer dans une chambre chaude où la couleur pourpre dominait. Elle l'attira vers le lit mais il l'arrêta.

- Drena !

- Mummm !

- Ce soir, je te rembourse une partie de ma dette !

- Hein ? Quelle dette ?

- Je suis à ta disposition ! Je te suis soumis ! Tu peux faire ce que tu veux de moi. Je ne te refuserais rien.

- Tu rigoles ?

- Non, je suis sérieux !

- Voilà qui promets d'être intéressant ! Murmura t'elle d'une façon perverse à son oreille.

Elle entreprit de le déshabiller. Elle lui enleva son blaser en évitant de toucher ses mains. Elle soufflait sur sa bouche, puis dans son cou. Elle enleva sa chemise blanche dévoilant ainsi une musculature qui s'était encore renforcée au cours des années. Encore, une fois, elle évita de toucher sa peau mais souffla sur ses mamelons et sur ses épaules. Il commençait à trembler de désir. Elle s'attaqua alors à son pantalon, elle tira sur la ceinture de cuir noir, et la plia en deux. Elle était si proche de lui qu'il sentait sa chaleur. Elle le regarda droit dans les yeux et claqua la ceinture sur ses fesses.

- Hey !!!

- Silence ! Soumets-toi ! Lui dit-elle en lui dédiant un immense sourire.

C'était dit avec tant d'amour, qu'il ne s'en offusqua pas. Pour ôter le bouton du pantalon, elle fut obligée de mettre ses doigts dans la ceinture. Il frissonna fortement. Elle ria doucement et souffla sur ses abdominaux puis baissa le pantalon au sol et s'accroupit en même temps. Elle souffla aussi sur ses cuisses, sa tête se trouvait au niveau du boxer qu'elle ôta en un tour de main jusqu'en bas des chevilles. Nerveusement, Harry balança boxer et pantalon à l'autre bout de la pièce puis se replaça devant la jeune femme. Elle souffla sur le pénis déjà bien tendu par une érection. Son souffle le fit encore plus remonter contre son ventre. Elle gloussa d'une voix rauque occasionnant un gémissement chez son amant. Elle se releva et lui montra le lit en souriant toujours. Le message était clair et il alla s'allonger sur l'immense lit à baldaquin.

Elle prit sa baguette et mit une musique langoureuse. *Barry White, aaah, ma belle blonde, très bonne idée !* Elle abandonna sa baguette sur le bord du lit puis posa ses mains sur ses genoux et les remonta sur ses cuisses en remontant sa jupe très haut. Elle relâcha le tissu puis commença à ôter son gilet de coton, en se déhanchant. Harry avait le souffle coupé devant la sensualité de la serpentarde. Il vit apparaître un petit corselet blanc à lacets agrémenté de dentelles et qui était rempli par une poitrine généreuse. Ses seins étaient très ronds et le devaient sans nul doute à la maternité. Elle ôta alors ses sandales qu'elle balança à Harry. Elle se mit ensuite à descendre la fermeture de sa jupe à volants et la fit glisser en se déhanchant dos tourné à son homme. *Merlin, je ne vais jamais pouvoir rester soumis devant cette blonde odalisque. Oh Drena, je ne vais plus tenir, viens me toucher, viens me prendre !*. La jupe dévoila un excitant petit slip brésilien.

- Mmmmmmm DRENA !

Elle tourna la tête et mit le doigt sur ses lèvres puis libéra la masse de ses cheveux longs dans son dos. Elle se retourna et avança vers le lit. Elle y monta à quatre pattes, les yeux mi-clos, elle se pourléchait les lèvres d'un air gourmand. Harry vit alors Drena reprendre sa baguette, faire un sort informulé et il se retrouva les quatre membres attachés aux montants du baldaquin.

- Ah ma petite coquine se dévoile !

- Silence, esclave !

- Oui, Maîtresse ! Ronronna t'il en souriant.

A nouveau, Drena se mit à glousser. *Oh ma douce, tu n'as rien d'une dominante, je ne me sens pas du tout dominé, non pas du tout !* Elle avança vers lui en ondulant.

- Mon soumis petit félin, vois la femme-reptile qui va t'étreindre, s'enrouler autour de toi et t'étouffer… de son amour !

- Mmmmm ! Ne put que dire Harry.

Les yeux du professeur étaient exorbités sur la poitrine généreuse qui menaçait de déborder du mince corselet. Drena s'allongea alors sur son homme et frotta sa dure virilité contre son slip. Il gémissait plus bruyamment. Elle lui prit sa bouche et entra sa langue qu'elle mêla à celle de Harry. Elle se releva et il loucha sur ses seins qui étaient sortis du corselet. Elle passa ses jambes de chaque côté du poitrail musclé et déboutonna son vêtement exposant entièrement sa poitrine et sa taille fine. Il observa le ventre rond sur lesquelles des cicatrices rosées témoignaient de ses grossesses.

- Non, Harry, ne regardes pas mon ventre !

- Tu n'as pas à en avoir honte, il est le vivant témoignage que tu as eut mes fils !

- C'est laid !

- Non, c'est magnifique, tu es magnifique !

- Oh, je t'aime, Harry !

Elle se pencha et l'embrassa fougueusement. Elle se frotta à nouveau à lui puis se mit debout ôta son slip. Il était ébahi et admiratif. *Elle est à moi, c'est ma femme !*

- Tu es belle, Drena, prends-moi !

La jeune femme reprit sa baguette et défit les liens.

- Non, toi, prends-moi !

- Oh ma douce, je t'adore !

Il l'allongea sur lui mais la mit tête-bêche à lui et ils entamèrent un 69. Ils gémissaient tous les deux et donnaient tous deux des coups de rein dans la bouche de l'autre. Harry roula sa compagne sur le dos puis se mit entre ses jambes et prit un sein dans la bouche. Il enfonça deux doigts dans la vulve qui ruisselait de cyprine inondant ses doigts et sa main. Il prit alors sa verge et pointa l'entrée de la chaude caverne. Il s'enfonça très doucement. Elle tremblait de la tête aux talons. Elle se tordait dans tous les sens. *Mais qu'attends-il ? Il me rend folle ! Qu'il me prenne !* Elle se mit à lui mordre l'épaule.

- Prends-moi, Harry !

- Votre esclave vous obéit, Maîtresse.

Il s'enfonça complètement dans le vagin de sa "belle blonde" et commença à la prendre dans de puissants va et vient. Toutes pensées ordonnées disparurent de leur esprit. Ils n'étaient que sensations et plaisirs purs, ils étaient l'un à l'autre, l'un dans l'autre, ils ne formaient plus qu'un. Ils s'étaient enfin trouvés.

 

Par Alfgard - Publié dans : Harry Potter - Fan-fictions
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Jeudi 3 juillet 4 03 /07 /Juil 22:10

 

Chapitre 15 : Une nouvelle génération

 

 

7 ans plus tard – Quai 9 3/4

Sur le quai côté moldus, une grande femme blonde tapait du pied apparemment très énervée, elle tenait la main d'un petit garçon d'environ six ans. Au son de voix d'enfants criaillant, elle se retourna et s'approcha d'une troupe familiale principalement composée de rouquins.

- Décidemment, les Weasley, vous ne saurez jamais ce qui signifie le mot "ponctualité".

- Allez Drena… nous avons encore quelques minutes devant nous ! Indiqua Hermione.

- Mmouiii !

- Bonjour, maman, bonjour Sev ! Intervint le jeune James en embrassant sa mère et son jeune frère.

- Bonjour, Jamie ! As-tu passé de bonnes vacances ?

- C'était court seulement deux semaines avec Charlie mais on s'est bien amusé chez Percy.

Drena souria au jeune Perceval qui ne ressemblait en rien à son homonyme. Il était déjà en deuxième année à Poudlard et s'était avancé nonchalamment. Si James avait passé ses vacances chez Bill et Fleur Weasley, c'était pour éviter que Harry tombe sur son fils au détour d'un séjour. La jeune femme ne se faisait pas d'illusion. Ce soir, il reconnaîtrait bien ses propres traits sur ceux de James et là elle ne pouvait reculer. Et elle ne s'imaginait pas envoyer son fils à Beaux-bâtons, à Durmstrang ou dans n'importe quelle autre école de sorcier. Il était anglais et devait faire ses études à Poudlard car tous ses ascendants y étaient allés.

Les parents récupérèrent tous leurs enfants et foncèrent avec eux dans le mur conduisant au quai 9 ¾. Arrivés là, ils firent charger leurs bagages. Puis se dirigèrent vers les compartiments. Avant de monter, ils embrassèrent leurs mères.

Drena confia Severus à Hermione pour un court instant et attira James à part.

- Mon chéri ! J'ai quelque chose d'important à te dire !

- Je t'écoute maman !

- Tout d'abord, tu sais que tu auras des cours avec notre parrain Severus Rogue. Tu en auras aussi avec Harry Potter.

- Oui, je sais maman !

- Mon chéri, il va t'arriver plein de choses là-bas en dehors des cours ! Il se peut que le professeur Potter ou d'autres personnes te causent des soucis. Si tu as le moindre problème, n'hésites pas à m'envoyer un hibou ! D'accord ! De toute façon, Severus m'a promit de faire attention à toi.

- Mais maman !

- Une dernière chose, tel que je te connais, tu as toutes les cartes en main pour être comme ton père, et tu auras à choisir entre les Serpentards et les Gryffondors. Je suis une serpentarde. Je serais heureuse que tu entres dans ma maison mais ton père était un Gryffondor. Alors je serais contente quand même.

- Maman, saurais-je un jour qui est mon père ?

- Mon chéri, je puis te certifier qu'avant la fin de l'année, tu seras au courant ! Allez mon grand, bon courage et travailles bien !

Elle embrassa tendrement son fils et laissa couler une unique larme au coin de son œil. Son fils la cueillit d'un doigt et serra fort sa mère dans ses bras. Puis il alla rejoindre Charlie, son ami d'enfance. Ils montèrent tous les deux dans un wagon. Sans le savoir, les deux jeunes garçons s'installèrent dans le compartiment où leurs propres pères s'étaient installés. Percy lui alla rejoindre ses propres amis. James et Charlie papotaient gaiement quand surgit un garçon totalement rondouillard et ressemblant étrangement à ce qu'était son propre père au même âge.

- Franckie !

- Salut, Charlie et… ?

- Lui, c'est James Malefoy !

- Ah oui, c'est ta mère qui s'occupe de l'orphelinat "Malefoy" ?

- Oui, c'est ma mère !

- La mienne de mère, elle dit que c'est la meilleure chose qu'un Malefoy ait faite !

- Ne m'en parle pas ! Je sais bien que mon grand-père était une saleté de mangemort, ma mère m'en a beaucoup parlé !

- Tu sais que tu me fais penser à quelqu'un mais je ne vois pas qui !

Charlie qui était le seul à savoir la vérité car sa mère avait souhaité qu'il évite les gaffes détourna la conversation.

- Tiens voilà le chariot de gourmandises !

Ils passèrent le reste de leur voyage à parler de leurs futurs cours, du Quidditch et des milliers de choses qu'ils allaient vivre dans les mois à venir. Quand le Poudlard Express arriva, il faisait nuit. Ils furent accueillis par un géant ou plutôt un demi-géant.

- Bonsoir, les premières années ! Je suis Rubeus Hagrid, c'est moi qui vous emmène à Poudlard, accessoirement, je suis votre professeur des Créatures Magiques.

Il dévisagea alors Jamie qui fut étonné d'une telle attention. Il se pencha vers lui.

- Tu t'appelles comment ?

- Qui… qui, moi ?

- Oui, toi !

- Je suis James Malefoy !

- Malefoy ! Mummpf ! J'ai cru... non... je dois me tromper !

James, un peu perdu, remonta ses lunettes rectangulaires et vertes sur ses yeux émeraude. Le vieux géant l'impressionnait fortement. Ce dernier dirigea les premières années vers les barques dans lesquelles ils montèrent. Les trois amis se mirent alors à admirer l'immense et drôle d'assemblage qu'était l'Ecole de Poudlard. Ils virent des créatures frôler leurs bateaux. Ils arrivèrent enfin et furent dirigés vers un immense escalier juste avant l'arrivée dans la Grande Salle. Une femme étrange s'approcha d'eux, elle était bizarrement accoutrée et portait des lunettes dont les verres ressemblaient à des fonds de bouteilles.

- Bonsoir, jeunes élèves, je suis le Professeur Trelawney, j'enseigne la Divination. Veuillez me suivre, nous allons procéder à votre répartition.

Les premières années étaient hautement impressionnées par la taille de la Grande Salle, des bougies y voletaient, ainsi que des fantômes. Alors qu'ils longeaient les grandes tables des maisons, Percy fit un coucou à son cousin et à James. Franck Londubat collait aux basques de ses amis. Ils purent voir, devant la table des professeurs, un tabouret sur lequel trônait un chapeau de sorcier complètement déformé. Il se mit à parler et entonna une sorte de discours chanté sur l'évolution de l'école, c'était une sorte de bilan suite à la disparition définitive du dernier grand mage noir, Lord Voldemort. Pendant tout le temps du discours, il avait vu son parrain qui faisait mine de ne pas le voir. A deux-trois sièges plus loin, James reconnut le célèbre Harry Potter, celui qui avait débarrassé le monde de "vous-savez-qui". Il savait que sa mère était très admirative de cet homme. Il savait aussi qu'elle avait été de la même promotion que lui. *Peut-être était-elle tombée amoureuse de lui*, se dit James. Il dévisagea alors l'homme aux cheveux très courts, on voyait parfaitement sa cicatrice. James se dit qu'il connaissait cet homme, c'était étrange car il ne l'avait jamais rencontré. Il savait que c'était un ami des Weasley mais c'était tout. *Mais oui, bien sûr, j'ai vu plein de photos de lui partout dans les journaux et dans le salon de Charlie*.

Le professeur Trelawney une liste à la main commença alors à appeler les élèves. James ne fit pas attention à tous les noms mais certains eurent un écho en lui puisqu'il avait pu entendre sa mère lui en parler.

- Tom Crabbe

- "Serpentard"

- Everett Goyle

- "Serpentard"

Puis ce fut le tour de leur ami Franckie.

- Franck Londubat

- "Gryffondor"

La tablée des gryffondors fut enchantée d'accueillir le fils et petit-fils de Héros à leur tablée.

- James Malefoy

Alors qu'il avançait, Jamie remarqua les regards surpris de plusieurs professeurs et de la Directrice. Il vit que Harry Potter le dévisageait. Ses yeux écarquillés se posaient sur le médaillon du jeune garçon. Jamie fut paralysé par ces regards inquisiteurs mais le professeur Trelawney le retourna et l'asseya sur le tabouret. Il sentit qu'on lui posait le choixpeau sur la tête. Il entendit alors dans sa tête les pensées du choixpeau. "Tiens donc, un Malefoy, beaucoup de courage, beaucoup d'intelligence aussi, drôle de mélange, tu pourrais aller à Serpentard comme ton nom te le permets mais j'ai l'impression que ton sang et tes capacités te porterais plus vers…".

- "Gryffondor"

James quitta le tabouret et alla s'asseoir où il fut congratulé. Les Gryffondors se mirent à faire des blagues sur le premier Malefoy à entrer dans leur maison. Jamie, loin de s'en offusquer, riait avec eux. Pendant que la répartition continuait, Jamie ne fut pas sans remarquer que le professeur Potter l'observait avec un regard noir qu'il posait aussi sur son parrain, Severus. Ce dernier faisait l'étonné.

- Charlie Weasley

- "Gryffondor"

Son ami vint le rejoindre à la tablée des Gryffondors. Le professeur Mc Gonagall se leva et fit un discours on ne peut plus succinct puis les invita à manger. Tel son père, Charlie se jeta sur la nourriture qui était très abondante. James, quant à lui, mangeait avec toute l'élégance dont pouvait faire preuve un Malefoy. Ils se mirent à papoter gaiement sans plus prêter attention à autre chose. Quand le repas fut terminé et qu'ils montèrent dans leur dortoir, ce fut avec plaisir qu'ils constatèrent qu'ils étaient dans la même chambrée.

 

-*-*-*-

 

 

Après le repas. Bureau de la Directrice.

 

Des voix tonnaient dans ce haut-lieu de l'école.

- C'est mon fils, j'en suis sûr !

- Certes, il vous ressemble étonnement !

- Demandez à Rogue de venir ici ! Je suis sûr qu'il est au courant !

- Dobby !

L'elfe arriva alors et s'inclina devant la Directrice.

- Dobby, pourriez-vous aller demander au professeur Rogue de venir ici ?

- Dobby s'empresse d'y aller Madame la Directrice.

Il repartit aussi sec.

- D'où vous vient cette certitude que le petit Malefoy est votre fils ?

- J'ai couché avec sa mère à la date approximative de sa conception !

- Mais encore !

- Vous vous rappelez qu'elle est partie précipitamment de Poudlard sans y finir ses études !

- Cela ne prouve rien !

- Bon dieu, elle était vierge quand je l'ai eue ! Et puis avant de partir, elle était pâle et avaient les traits fatigués.

- Voyons, Harry, les Malefoy ont toujours eut le teint très pâle.

- Pas ce garçon !

- Vous avez raison.

Ce fut ce moment-là que Severus Rogue choisit pour entrer. Il avait toujours une haute silhouette noire qui paraissait plus amaigrie que jamais. Ses cheveux noirs commençaient tout juste à se parsemer de mèches blanches. Il s'approcha lentement du bureau de la Directrice.

- Severus, Harry est persuadé que le petit Malefoy est son fils !

- Ah oui ?

- Je suis sûr que c'est mon fils, Rogue ! Après la mort de Voldemort, Drena a quitté définitivement l'école en votre compagnie ! Je suis sûr que c'est parce qu'elle était enceinte.

- Et bien, Potter, on dirait qu'il vous arrive "enfin" d'avoir une lueur d'intelligence !

- POURQUOI ?

- Pourquoi quoi, Potter ?

- Pourquoi me l'a-t'elle caché ?

- Vous me demander pourquoi ? Après ce que vous lui avez fait ?

- Je n'étais plus dans mon état normal à la fin de la guerre !

- Ce n'était pas une excuse, elle vous aimait !

- Je sais mais cela me rendait encore plus enragé qu'elle m'aime !

- Harry ! Intervint Minerva. Puis-je savoir ce que vous lui aviez fait ?

- J'ai… je… je…

- Ce "grand héros" a jeté un sort soumission sexuel à Drena ! Grogna Rogue.

- Non, Harry, ce n'est pas possible… pas un sort de magie noire !

- C'est de votre faute à tous… vous me mettiez ces livres maudits entre les mains, vous me mettiez une pression pas possible pour que je tue Voldemort. Et quand tout a été fini, je n'ai plus ressenti que de la rage ! Et comme je ne pouvais plus l'orienter vers personne, j'ai fini par la reporter sur Drena. Elle était si douce pourtant… si amoureuse mais c'était plus fort que moi. Je ne voyais que son père et tous les mangemorts.

- Oh Harry, je comprends mieux pourquoi elle vous l'a caché si longtemps ! murmura Minerva.

- Elle a énormément souffert et pourtant elle se surprenait à vouloir vous donner une nouvelle chance, Potter. Elle vous en a même donné DEUX !

- Oui, c'est vrai ! A la fête de la promo mais mon… désir a été plus fort et j'ai usé du sort. Quelques semaines plus tard, c'était à la naissance des jumelles Weasley, et là c'était ma possessivité qui me l'a fait perdre ! Quel imbécile !

- Ah oui ! C'est bien vrai !

- Que comptez-vous faire, Harry ? Demanda Minerva.

- Je vais aller la voir à la fin de la semaine. Je lui demanderai si elle veut bien que je mette notre fils au courant !

- Vous faîtes bien, Potter ! Car je ne suis pas sûr qu'elle accepterait que vous abordiez son fils de vous-même. Surtout, allez-y doucement, très doucement, et rien de ce que vous apprendrez ne devra vous perturber ! Ce sera mon conseil ! Ne lui faîtes pas de reproches !

Ils repartirent dans leurs appartements respectifs. Pour la première fois depuis des années, Harry rêva, à nouveau, de Drena. A tel point que le lendemain matin, les draps s'en souvinrent.

La semaine passa très lentement pour Harry et à la vitesse d'un vif d'or pour Jamie. Harry avait été enchanté d'enseigner à son fils. Il avait été agréablement surpris de ses talents et de ses capacités. Rogue l'avait informé qu'il était aussi très doué en Potions. Il tenait donc de ses deux parents. Il se demanda s'il avait le même talent qu'eux pour le Quidditch. Il se rappela comment au cours des matchs entre leurs deux équipes, Drena et lui se battaient balai contre balai pour attraper le vif d'Or. Harry passa la semaine à osciller entre la colère envers Drena et l'impatience de la revoir.

Le jeudi, il croisa son fils dans un couloir qu'il arrêta.

- Malefoy !

- Professeur ?

- Approchez-vous !

James obéit timidement. Le grand héros du monde sorcier, qui plus est, Directeur de sa maison voulait lui parler. Celui-ci détailla le médaillon que son fils portait autour du cou. C'était exactement la marque qu'il avait fait à Drena, il la reconnaissait. A l'hôpital, elle lui avait avoué qu'elle l'avait fait photographier. C'était sans nul doute pour que le bijoutier puisse reproduire ce médaillon.

- Dîtes-moi, Malefoy !

- Professeur !

- Ce médaillon, depuis quand l'avez-vous ?

- Depuis ma naissance, ma mère me l'a mit dès ma naissance. Elle a dit que cela représentait l'amour que mon père et elle éprouvaient mais je crois qu'elle m'a mentit.

- Pourquoi ?

- Parce que si mon père avait aimé ma mère jamais il ne l'aurait laissé ! C'est la plus belle femme que je connaisse !

- Oui, je sais !

- Vous la connaissez ?

- Oui !

- Alors peut être vous connaissez mon père !

- Ah… votre mère ne vous a rien dit !

- Non, elle m'a dit que je le saurais avant la fin de l'année mais je ne suis pas sur d'avoir envie de connaître ce misérable !

- Je comprends, mon garçon, je comprends !

- Je peux y aller professeur ?

- Oui, oui, allez-y !

S'il arrivait à circonvenir son ancienne maîtresse, il n'était pas sûr que son fils l'accepterait aussi facilement dans sa vie. Il avait le sale caractère des Potter.

Quand le vendredi soir arriva, il décida qu'il devrait attendre le samedi matin.

Par Alfgard - Publié dans : Harry Potter - Fan-fictions
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Mardi 1 juillet 2 01 /07 /Juil 20:35

 

Chapitre 14 : Le mépris de Hermione

 

 

Le lendemain – Au Manoir Malefoy

Hermione était impressionnée par la taille du Manoir. D'après les descriptions de Drena, elle le savait immense mais là cela dépassait ses espérances. Elle toqua à la porte en levant le lourd marteau de cuivre. Un elfe apparut sous ses yeux.

- Bonjour, Madame ! Vous souhaitez rencontrer Miss Malefoy ?

- Oui ! Je suis Hermione Weasley !

- Voulez-vous patienter ?

Une fois l'elfe reparti, elle se retourna et admira le parc. Il était magnifique et très bien entretenu. Dans cette partie donnant sur l'allée et sur la Grande Entrée, c'était un Jardin à la Française. Elle se demandait quel type de parc il y avait de l'autre côté.

- Hermione ! Bonjour !

- Bonjour, Drena ! Comment vas-tu ?

A ces mots, Drena s'écroula en larmes dans les bras de son amie. Hermione referma la porte derrière elles et l'emmèna vers ce qui semble être un petit salon. Elle tapotait le dos de son amie en attendant que les pleurs cessent.

- Je ne sais pas ce qu'il s'est passé entre vous mais j'ai bien remarqué qu'à son retour. Harry était blême. Il avait l'air perturbé et plus du tout heureux.

Drena la regarda étonnée et furieuse.

- Pauvre petit saint Potter !

- Drena !

- Il a remit cela !

- Comment ?

- Il a usé du sort de soumission. J'aurais souhaité attendre avant de recoucher avec lui mais il avait trop envie de moi !

- Oh non ! Il n'a pas fait cela ?

- Si ! Et il m'a traitée comme une prostituée !

- Non mais quel imbécile ! Tu es la meilleure chose qui pourrait lui arriver mais il gâche tout.

- Il s'était montré si galant ! Si tendre ! J'ai vraiment eut beaucoup d'espoir hier soir, trop peut être !

- Je ne comprends pas ! Avec aucune des filles avec lesquelles il sort, il ne se comporte comme cela !

- Et voilà ! Cela va être de ma faute, s'il me force ?!

- Non, je ne dis pas cela mais j'ai l'impression que le désir, l'attirance, peut être même l'amour, qu'il peut éprouver pour toi, ressortent de façon exacerbée !

- Je me demande d'où cela peut bien lui venir ! C'est bizarre parce que le jour où je lui ai donné ma virginité, il a été très tendre !

- Il s'est passé quelque chose mais quoi ?

- Crois-tu que le fait que je sois une Malefoy et que mon parrain ait tué Dumbledore pourrait l'expliquer ?

- Je ne sais pas ! Tu sais, Harry ne fonctionne pas comme les autres hommes !

- Je m'en étais rendue compte !

- Et en plus, tu ne peux même pas aller avec d'autres hommes !

- Je n'en ai pas envie de toute façon ! Je crois que je vais me consacrer à mon fils et à ma nouvelle œuvre !

- Ta nouvelle œuvre ?

- J'ai décidé de créer un orphelinat ici. Le manoir est tellement grand que je pourrais y accueillir toutes les petites victimes de Voldemort qui n'ont pas trouvé de foyer et avoir encore assez de place pour mon fils et moi !

- C'est formidable, Drena ! Les gens vont t'adorer !

- Je ne fais pas cela pour que l'on m'adore ! Dit-elle avec un air hautain purement malefoyen !

- Je ne voulais pas dire cela !

- Je sais, je sais, je blaguais, Hermione… LITTA !

Un pop se fit entendre et un elfe femelle apparut devant les deux jeunes femmes.

- Oui, Maîtresse !

- S'il te plait, peux-tu m'amener Jamie ?

- Oui, Maîtresse, Litta va chercher tout de suite le petit maître !

L'elfe repartit aussitôt

- Bravo, Drena, je vois que tu dis "s'il te plait" à des elfes de maison !

- J'ai "vraiment" beaucoup changé Hermione ! La mort de mes parents, Voldemort, Harry, la guerre, et surtout mon fils m'ont beaucoup changée ! Et puis de toute façon avec ou sans "s'il te plait" ils sont si heureux travailler pour moi !

A nouveau un pop se fit entendre et un petit garçon brun courut directement vers Drena en lui faisant un gros câlin.

- Mon petit sauvage ! Dit-elle affectueusement en embrassant goulûment son fils. Jamie, je te présente Hermione, la meilleure amie de ta maman ! Hermione, je te présente James Harry Malefoy.

- Bonjour, Madame ! Dit James en se retournant vers la dame Weasley.

Hermione vit alors la copie exacte de Harry. Certes, l'enfant était bien mieux nourri que ne l'avait été Harry mais ses joues rondes ne masquaient pas les traits typiques de son meilleur ami. Ses cheveux étaient aussi foncés et ébouriffés, et les yeux verts caractéristiques de Harry et Lily la dévisageaient. Comme son père, Jamie était myope mais il portait des lunettes d'enfant colorées en rouge et dans un solide plastique. Il était habillé comme un Malefoy doit être habillé, avec élégance. Il portait aussi une étrange médaille dorée en forme de blason, on pouvait y voir un lion enserrant dans sa mâchoire un serpent qui se lovait autour du lion. Hermione n'arrêtait pas de se tourner vers Drena la bouche ouverte. Cette dernière souriait généreusement en comprenant la surprise de Hermione.

- Bonjour, Mon bonhomme, je peux t'embrasser ?

- Bien sûr, Madame !

- Et appelles-moi tata Hermy ! Car je compte bien te rendre visite régulièrement et je préfère être comme une tata pour toi !

- Bien, Tata Hermy !

- Brave petit !

- Maman ?

- Jamie ?

- Je peux aller jouer dehors ?

- Oui, mais tu sais ce que je t'ai déjà dit ?

- Je n'y vais qu'avec Litta !

- Bien vas-y alors…

Et l'enfant sortit dehors en criant : "Litta".

- Je comprends mieux pourquoi tu le caches ! Evidemment ! C'est la copie exacte de Harry !

- N'est-ce pas ? Quand je vois mon fils, il m'est impossible d'oublier son père et que je l'aime encore !

- A t'il des pouvoirs magiques ?

- Oui, il est déjà très doué !

- Il va donc entrer à Poudlard !

- Oui, et en même tant que le tien et celui de Neville !

- Drena…

- Oui ?

- Harry a décidé de démissionner de son poste d'auror parce que Minerva Mc Gonagall lui a proposé le poste d'enseignant de Défense Contre les Forces du Mal !

- C'est très bien pour lui !

- Le jour, où ton fils entrera à Poudlard… Harry le reconnaîtra comme sien !

- Le temps aura passé ! Ce ne sera plus pareil !

- Il t'en voudra quand et ne penses-tu pas que ton fils a besoin d'un père ?

- Souvent oui ! Je suis souvent tentée de lui dire mais ce qu'il m'a fait me retient ! Je n'arrive pas à me départir de ma colère.

- Et pourtant tu l'aimes !

- C'est fou, hein ?

Elles continuèrent à papoter jusque tard dans la journée. Hermione dût entrer car son fils Charlie, il portait le prénom de son beau-frère défunt, allait revenir de chez sa grand-mère paternelle. Ce qu'elle ignorait c'est que Ron avait invité Harry à manger. Ils étaient dans le canapé familial à discuter Quidditch et à jouer avec le petit garçon. Harry souria à Hermione qui le regarda à peine.

- Bonjour, Hermione !

- Mouais ! C'est ça ! Grommela t'elle en allant dans sa cuisine.

- Et bien mamour que t'arrives t'il ? Interrogea Ron.

- Rien mais y'a des gens que je n'ai pas envie de voir quand je rentre chez moi !

- Mais Hermione, c'est HARRY !

- Mouais !!!

Harry se leva, s'approcha de son amie et sans lui demander la prit dans ses bras pour lui faire de grosses bises sur les joues. Elle le repoussa.

- Caresses de chien donnent des puces ! Grogna t'elle.

Harry était choqué et ne savait que répondre.

- Alors là, Harry, je ne comprends pas ! Hier soir, elle te plaignait parce que tu avais l'air malheureux et aujourd'hui, on dirait qu'elle te déteste. Cela doit être ses hormones !

- Mes hormones, mes hormones, tu sais c'qu'elles te disent mes hormones !

Sur ces derniers mots de la jeune femme, les deux amis fuyèrent dehors pour aller jouer au Quidditch. Quand ils revinrent, l'attitude de la jeune femme n'avait pas changé d'un iota. Elle posait toujours sur Harry un regard méprisant et reniflait à chacune de ses réflexions. La présence de son fils fut la seule raison qui l'empêchait de dire ce qu'elle pensait de lui. Il quitta la maison Weasley aussitôt le repas fini. Après qu'elle eut couché leur fils, Ron vint la rejoindre dans la cuisine où elle rangeait sa vaisselle

- Que se passe t'il avec Harry ?

- Il a fait quelque chose de méprisable et il va me falloir beaucoup de temps pour lui pardonner !

- Tu ne veux pas me dire ce qu'il a fait ?

- Ce n'est pas mon secret ! Je ne peux rien te dire.

- Très bien, c'est son problème, tant que tu ne me fais pas la tête à moi, mamour !

- Bien sûr que non ! Toi, t'es mon homme, t'es comme personne, je t'aime.

Ils commencèrent à s'embrasser ce qui laissait augurer d'une fin de journée agréable.

 

-*-*-*-

 

Les semaines suivantes et malgré sa grossesse qui l'alourdissait de plus en plus, Hermione passait ses journées avec Drena et son fils. Elle avait emmené le jeune Charlie et lui avait fait jurer le secret concernant James, ce qui amusait l'enfant. Elle aidait son amie à faire les démarches et à aménager le manoir pour accueillir les orphelins qui allaient bientôt arriver. D'ailleurs, elle s'occupait d'organiser la future infirmerie quand Drena entra dans la pièce principale.

- Hermione !

- Ah, Drena ! Un problème ?

- Si on veut oui !

- Je t'écoute ! Rétorqua t'elle en prenant la main de son amie pour s'asseoir sur les sièges d'attente.

- Devines ce qui m'arrive !

Hermione la dévisagea et secoua la tête.

- Non, je ne vois pas ! Dis-moi !

- Je… je suis enceinte !

- Oh non, ma pauvre !

- Cela devient une manie… dès qu'il me "touche"… il me met enceinte !

- Que vas-tu faire ?

- Comment cela ?

- Vas-tu le lui dire ?

- Eh bien, je ne suis guère plus décidée qu'avec James. Et Severus, m'a fortement déconseillé de le faire !

- Mais enfin, Drena, il a le droit de savoir qu'il est père et qu'il va le redevenir !

- Je… je… ne ppeux pas ! Je me sens si malheureuse !

- Oh Drena que veux-tu que je te dise c'est ta vie… je n'ai pas vraiment le droit de m'en mêler… mais cette fois, je serais présente !

- Avec tes jumeaux qui ne vont plus tarder, ton aîné et ton futur travail de médicomage, quand crois-tu pouvoir venir me voir ?

- Je ferais mon possible, tu as besoin de moi ! Je le sens !

Drena lui dédia un pauvre sourire.

- Quelque part, je suis contente cela prouve que l'on est vraiment accordé si on fait des bébés aussi facilement, non ? Même s'il n'a pas l'air de s'en rendre compte !

- Il faudrait que cet imbécile se bouge les fesses !

- Oui, pas un message, rien ! J'avais espéré… suis-je bête !

- Je me demande ce que tu peux bien lui trouver ! C'est un fat, un coureur, c'est tout juste s'il n'est pas plus petit que toi, il n'est pas vraiment beau, il est un peu maigrichon, il était paresseux dans ses études, je suis sûre qu'il le sera comme professeur !

- Ah non, je t'interdis de dire cela, il est magnifique, et il est peut être mince mais il est incroyablement musclé, j'adore ses cheveux ébouriffés, c'est moi qui suis trop grande, c'est l'homme le plus courageux que je connaisse, tout le monde l'adore !

- Pas de doute ! Tu l'aimes !

- Désespérément ! Tu as raison, je devrais peut être le lui dire ! Je vais lui envoyer un hibou, il faut que l'on se voie !

- Ouille !

- Quoi ?

- Mummppffff !

- Hermione ?

- Ils arrivent !

- Tu es sûre ?

- En fait… cela fait une petite heure mais cela devient de plus en plus dur !

- Où dois-tu accoucher ? Chez toi ou à Ste Mangouste !

- Cette fois-ci, ce sera à l'Hôpital !

- Bien, j'envoie des messages à la maternité et à ton mari. Viens t'allonger quelques minutes et je t'emmène.

Drena aida son ami à s'allonger sur un des lits de l'infirmerie et alla écrire ses parchemins. Alors que ses hiboux étaient partis emmener les messages, elle confia les enfants à Litta et emmena Hermione à l'hôpital.

Elle arriva à l'air de transplanage. Les infirmiers qui l'attendaient mirent Hermione sur un brancard et l'emportèrent vers la maternité. Drena les suivaient. Elle s'arrêta à la salle d'attente où Ron, Harry, Molly, Arthur et Fleur attendaient. Elle embrassa tout le monde sur la joue y compris Harry. Le temps de l'attente commença.

Harry parlait avec Ron et le charriait pour lui faire oublier l'angoisse de cette naissance. Ron faisait partie de ces hommes pour lequel il était hors de question d'assister à la naissance de ses enfants. Cela ne l'empêchait pas de s'inquiéter pour sa compagne. Harry lui passait son temps à contempler Drena qui n'avait pas eut le temps de se changer. Elle était encore vêtue de sa salopette et d'un simple top dont elle se servait pour faire du bricolage. Elle avait encore sa longue tresse qui pendait sur sa poitrine et avait du plâtre sur le nez. Elle non plus ne pouvait s'empêcher de regarder le père de ses enfants. Elle était décidée, elle lui dirait aujourd'hui pour Jamie et sa grossesse. Le regarder lui était une torture tant elle l'aimait et le désirait. Elle se leva.

- Je vais me chercher un café ? Quelqu'un en veut un ?

- Oui, s'il te plait ! Demandèrent en chœur Molly et Fleur.

- Ah… peut être tout le monde en veut un ?

Comme ils opinèrent de la tête, elle prit les commandes de tous.

- Je t'accompagne ! La surprit Harry.

- Oooh, euh… Merci Harry !

Ils déambulèrent dans les couloirs sans se dire un mot, en cherchant la cafétéria, ils étaient visiblement gênés.

- Drena !

- Harry ?

- Je…

- Oui ?

- Je n'arrête pas de penser à toi depuis la fête de promo !

- Aaah…

- Ce que j'ai fait… je… je m'en veux terriblement !

- Eh bien… moi aussi, je t'en veux terriblement ! Ironisa t'elle.

- Ah !

- Et c'est tout ce que tu as à me dire ?

- C'était mal et pas très mature !

- Tu as tout à fait raison !

- …

- Et la dernière phrase que tu as dite n'était pas en plus très agréable à entendre !

- Je suis un salaud doublé d'un imbécile !

- Encore une fois, tu as tout à fait raison !

- Ne me laisseras-tu pas une chance ? Me pardonneras-tu ?

- Il faudrait que tu en fasses beaucoup ! Comme m'enlever ce sort qui m'oblige à me soumettre !

- Je puis te le faire maintenant !

- Ici devant tout le monde et qu'ils sachent tous que le Grand Harry Potter a usé d'un sort de magie noire ?

- Tu as raison !

- Oui ! Tu n'as pas beaucoup changé, toujours aussi impulsif, hein, Harry ?

- Il va pourtant falloir que je change car dans quelques jours, je commence les cours à Poudlard !

- Je sais Hermione m'a raconté ! Tu sera le meilleur professeur de Défense Contre les Forces du Mal qu'ils auront jamais eut !

- Je te remercie, cela me flattes beaucoup, surtout venant de toi !

- Mumm… Concernant le sort, je voudrais y revenir, tu es vraiment sérieux pour le lever ?

- Oui, je propose que nous amenions le café aux Weasley et après nous irons t'enlever ce sort dans une pièce tranquille !

- Oh Harry, Merci ! Tu sais que je dois me retenir de ne pas t'embrasser pour te remercier !

- Et pourquoi te retiens-tu ?

- Eh… c'est que je suis une Malefoy, je sais me tenir, moi, et puis, le "survivant" qui se fait embrasser par la fille d'un mangemort, mumm, pas bon !

- Je m'en fiche de ton père !

- Moi aussi !

On leur remit à ce moment-là les gobelets de café. Ils repartirent alors vers la maternité. Ils purent voir que tous les autres membres de la famille Weasley étaient arrivés. Il y avait Bill, Fred et Georges et Ginny dont la grossesse devenait visible était accompagnée de Dean. Harry s'adressa à eux.

- Voulez-vous un café aussi ?

Ils répondirent par l'affirmative.

- Tu viens avec moi, Drena ?

Quand elle opina de la tête, les Weasley échangèrent des regards entendus, personne n'était dupe. Ron souriait hautement satisfait que son ami se "bouge" enfin. Les deux amoureux quittèrent une deuxième fois l'assemblée. Alors qu'ils étaient dans un couloir désert, Harry ouvrit la porte d'un débarras et la fit entrer. Il s'approcha très près d'elle, la faisant rougir et chuchota à son oreille.

- Il va falloir que tu baisses ta salopette.

Elle souria langoureusement, lui tourna le dos puis ôta les bretelles et descendit sa salopette sur ses hanches. Elle le regardait par-dessus l'épaule en se passant la langue sur les lèvres. Il s'approcha doucement et souleva son top. Sa main effleura le dos de Drena plus qu'il n'était nécessaire et elle frissonna longuement. Elle entendit qu'il avait le souffle court. Il tint ses hanches d'une main et posa sa baguette sur les reins de sa compagne et elle y sentit comme un souffle frais.

- Zut ! Cria t'il.

- Quoi ?

- La marque est restée !

- Tu as rompu le sort ?

- Oui, en informulé ! Attends ! On va tester !

- Comment ?

- Drena, je veux que tu m'embrasses ! Soumets-toi au sort !

Elle resta loin de lui en tenant toujours sa salopette. Elle s'exclama.

- Formidable, je ne suis plus contrainte.

- Mais pourquoi la marque est-elle restée ?

- Je ne sais pas ! A moins que son symbolisme représente beaucoup pour nous deux.

Il s'approcha un peu plus et en réajustant ses lunettes il détailla la marque alors qu'il n'y avait jamais fait attention jusque là..

- En fait, je ne l'avais jamais vue ! C'est un lion qui…

- Tient dans sa gueule un serpent qui s'enlace autour de lui !

- Tu le savais alors qu'elle t'est inaccessible ?

- Je l'avais fait prendre en photo et agrandir…

- Tu as raison, elle est très symbolique. C'est tout à fait nous !

Il se releva et la regarda dans les yeux. Il prit son visage entre ses mains et posa ses lèvres sur celles de sa compagne. Elle y répondit en les entrouvrant et dardant sa langue dans la bouche du jeune homme. Ils se mirent à gémir ensemble et s'enlacèrent nerveusement. Elle le repoussa alors du plat des mains.

- Non, Harry !

- Non ?

- Pas maintenant, pas comme cela, pas ici !

- Pourquoi ?

- J'ai de nombreuses choses à régler avec toi… avant que nous recouchions ensemble. Et puis…

- Et puis ?

- Nous sommes à l'hôpital et Hermione est en train d'accoucher

- Tu as raison, j'ai l'impression d'être un cerf en rut !

- Normal avec ton patronus ! Ria t'elle.

- Oh, je t'adore ! Réajustes-toi, nous avons des boissons à aller chercher pour les Weasley.

Ce qu'elle fit. Alors qu'ils prenaient pour la deuxième fois la direction de la cafétéria, ils tombèrent sur un homme brun, plutôt grand aux yeux verts. Ses yeux se posèrent sur Drena et s'illuminèrent.

- Drena !

- Padraic !

Il enlaça la jeune femme et l'embrassa avec gourmandise. Drena essaya de le repousser mais Harry anticipa son geste et attrapa Padraic par sa robe de sorcier. Il le plaqua violemment contre le mur.

- Je peux savoir ce que vous faîtes ?

- J'embrasse ma petite amie !

- Nous ne sommes plus ensemble, Padraic !

- Rectification, Drena, je ne t'ai pas revue depuis mon séjour ici mais tu es toujours avec moi à ce que je sache.

- Padraic, je t'ai envoyé un hibou avec mes excuses et mon désir de rompre !

- Je suis désolé, tu es toujours à moi !

- C'est moi, qui suis désolé ! Grogna Harry. Elle est à moi ! Et je vous interdis de la toucher. C'est ma femme.

- Harry ! S'écria Drena.

- Laisse-moi faire ! Qu'il comprenne à qui tu es !

- Je ne suis à personne, je suis une femme libre et je fais ce que je veux de mon corps et de ma vie ! Allez-vous faire voir tous les deux !

Là-dessus, la jeune femme les quitta précipitamment et rejoignit la maternité. Apparemment, Hermione n'avait pas fini d'accoucher. La voyant les mains vides, Fred la regarda.

- Et bien, mon café ?

- Rien à f….., tu le demanderas à cet imbécile de balafré !

- Ouuuuuh, y'a d'l'eau dans l'gaz ! Intervint Georges.

Elle fusilla les jumeaux d'un regard noir. Harry arriva sur ces entrefaites et vint s'asseoir côté d'elle. Elle se releva et alla prendre un fauteuil plus loin. A nouveau, il alla à côté d'elle.

- Drena !

Elle leva l'index devant lui en fronçant les sourcils.

- Ne me parles plus ! Je te l'interdis !

- Mais Drena !

Elle changea encore de place et s'éloigna de son amant. Le gynécomage arriva alors et demanda à Ron de venir. Celui arriva quelques minutes plus tard, les yeux tout ronds.

- Vous ne devinerez jamais ?

- Non ? Dit l'ensemble de l'assemblée.

- Ce ne sont pas des jumeaux !

- Des triplés ? Proposa Bill.

- Non !

- Des Quadruplés ? Reprit Dean.

- Non, ce sont des jumelles !

Là-dessus, tout le monde éclata de rire et congratulèrent Ron. Enfin, il y avait à nouveau des filles dans la famille Weasley.

 

-*-*-*-

 

Une semaine plus tard. Au domicile de Hermione et Ron.

Hermione était en train d'allaiter Pénélope déjà affectueusement surnommée Penny tandis que sa sœur Albanie dormait à côté d'elles dans un couffin. Ron jouait dehors avec Charlie. Quand la porte d'entrée sonna. Hermione reposa Penny à côte de sa sœur et alla ouvrir. C'était Harry.

- Ah, c'est toi ! Dit-elle en pinçant les lèvres.

- Quoi, Hermione ?

- Tu es peut être mon ami, mais tu es un sacré imbécile !

- De quoi parles-tu ?

- De Drena, bougre d'âne !

- Qu'est-ce que j'ai fait ?

- Tu la laisses filer !

- C'est elle qui ne veut pas me voir !

- Mais as-tu seulement tenté quelque chose ?

- Elle refuse de répondre à mes messages !

- Tu me désespères ! Et finalement, elle a peut être raison de ne plus vouloir te voir ! Oui, peut être sera t'elle mieux sans toi !

Elle retourna s'asseoir auprès des jumelles en lui jetant un dernier regard méprisant. Il n'avait qu'à se débrouiller seul. Drena, James et le futur bébé étaient trop bien pour lui. Elle posa ses yeux sur ses deux petites rousses et leur fit des câlins.

 

Par Alfgard - Publié dans : Harry Potter - Fan-fictions
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Lundi 30 juin 1 30 /06 /Juin 20:24

 

Chapitre 13 : Bilans et évolutions

 

 

Poudlard – 5 ans après la mort de Voldemort – Fin d'année scolaire

La Grande Salle de Poudlard était décorée des couleurs des quatre maisons. Des airs typiques du début des années 90 emplissaient la pièce. De nombreuses tables rondes la ceignaient. Des boules à facettes jetaient mille feux sur les participants. Dans l'ensemble, ils avaient dans les vingt-deux ans. Ils étaient jeunes encore mais l'on sentait qu'ils avaient prématurément vieillis. Comme si ce qu'ils avaient vécu cinq ans auparavant les avait fait mûrir plus vite que prévu.

Sous l'impulsion de certaines anciennes, Hermione avait organisé cette fête qui réunissait toute la promotion de 1991, la sienne et celle de Harry. Maintenant que la fête était "partie", elle avait enfin pu s'arrêter d'aller à droite et à gauche et s'asseya enfin à côté de son mari et de son meilleur ami.

- Enfin, Hermione, je croyais que tu n'allais jamais t'arrêter, dit Harry

- Comme tout roule, je n'ai plus de raison de m'en occuper ! Rétorqua Hermione

- Ce qui m'étonne c'est que Ron n'a pas cherché une seule fois à t'arrêter !

- Mon cher Harry, trois ans de vie commune avec ma chère épouse m'ont apprit à savoir ce que je peux ou ne peux pas lui dire.

- Mais Ron, elle est enceinte jusqu'aux yeux !

- Tu connais Hermione, Harry !

- Vous avez fini de parler comme si je n'étais pas là, grogna Hermione

- Alors, comment va mon filleul ? Demanda Harry

- Il nous épuise ! Souffla Ron. Il n'a pas encore quatre ans et je voudrais qu'il soit déjà arrivé ici à Poudlard.

- RON !

- Oui, mamour ?

- C'est notre fils quand même !

- Je m'inquiète déjà des jumeaux qui vont naître bientôt.

- Pourquoi ? dit Harry

- Parce que je trouve que quatre ans d'écart avec leur frère c'est se pourrir la vie !

- Mon cher RonRon ! Aurais-tu voulu que j'abandonne définitivement mes études ?

- Oh non, mamour ! Tu tenais tant à être médicomage !

- BIEN !

Harry souria généreusement devant cette légère dispute amoureuse. Ils virent alors Neville arriver avec son épouse Luna, accompagnés de Ginny et Dean qui enlaçait amoureusement celle-ci. Harry se rendit compte qu'après un an de séparation, il s'était bien remit de cette rupture. Il n'était plus amoureux de la sœur de son meilleur ami. Les quatre arrivants prirent place à la tablée de Harry.

- Bonjour la compagnie, s'exclama Dean

- Bonjour Dean ! répondirent les trois amis.

Ils se mirent à papoter gaiement. Harry attira l'attention de Ginny qui le regarda étonnée.

- Alors à quand le mariage ?

- Ce n'est pas d'actualité ! Répondit-elle en rougissant sous le regard inquisiteur de son frère.

- Tu sais que maman n'est pas contente ! Hasarda Ron

- Je m'en fiche ! Pourquoi devrais-je faire comme les autres ?

- Peut-être Dean a envie de t'épouser lui ! Objecta Harry.

L'intéressé baissa son nez dans son verre faisant hurler de rire toute la tablée.

- Je voudrais bien ! souffla t'il. Surtout maintenant !

- Ah oui, surtout maintenant ? Demanda Ron

- Nous… nous allons être parents !

- GINNY ! Cria Ron.

- Ron ! Mon enfant ne sera pas le prétexte à un mariage ! Jamais !

Elle croisa les bras en soutenant le regard de son frère. Ron se mit à ronchonner sur cette sœur qui ne veut pas se plier aux convenances.

- A propos d'enfant, justement ! Dit Neville. Luna est à nouveau enceinte.

- Et bien mon cher Neville, ria Harry, si tu continues, les Londubat vont battre les Weasley ! Ce sera ton quatrième c'est cela ?

- Oui ! Et j'en suis content, j'ai souvent souffert d'être enfant unique et orphelin, je veux une grande famille et Luna aussi.

Toute la tablée continua à papoter de leurs vies respectives. Ainsi Ron était joueur dans l'équipe nationale irlandaise de Quidditch, Hermione venait d'obtenir son diplôme de médicomage et entrerait à Sainte Mangouste après la naissance de ses jumeaux. Neville était devenu un Horticulteur de grand renom et fournissait les sorciers l'Europe entière en plantes magiques. Malgré ses grossesses successives, Luna avait reprit la direction du Chicaneur. Harry et Dean étaient devenus aurors quoique leur travail était plutôt calme depuis un an car tous les mangemorts déclarés avaient été arrêtés. Ginny, elle, avait prit la gérance à Pré-au-lard d'un des magasins des jumeaux Weasley.

Soudain, le prénom de Drena vint sur le tapis lancé par Ginny.

- Mais que devient Drena Malefoy ? Demanda t'elle.

- Je ne sais que peu de choses ! Intervint Luna. Elle est très secrète sur sa vie depuis son départ intempestif de Poudlard.

- Moi, dit Hermione, je sais qu'elle a rendu la liberté à ses elfes de maison et que deux d'entre-eux ont tenu à rester.

- Je sais qu'elle donne beaucoup aux œuvres pour les victimes de Voldemort ! Rétorqua Neville.

- J'ai entendu dire qu'elle avait eut un gros chagrin d'amour ! Rêva Ginny.

- Ah, cela me fait penser que, récemment, l'un de ses prétendants a fini à Sainte Mangouste gravement blessé ! On n'a jamais pu savoir ce qui était arrivé, reprit Hermione

- Dis-moi, Hermione, la place libre à notre tablée n'était-elle pas pour elle ? Interrogea Harry.

- Tout à fait, je suis même plutôt étonnée car elle a toujours été très ponctuelle.

Comme le dit si bien l'adage : "Quand on parle du loup, on en voit la queue !". En effet, ce fut ce moment-là, au seuil de la Grande Salle, qu'il y eut une apparition argentée. Tous les hommes se retournèrent ébahis et admiratifs. Ils avaient, virtuellement, la langue qui pendait.

Drena était là, vêtue d'une robe en lamé argenté fendue sur les côtés jusqu'en haut de ses longues jambes, elle moulait des hanches rondes. Elle était chaussée de magnifiques sandales argentées avec des strass, à moins que ce ne fût des diamants. Son décolleté descendait bas entre ses seins généreux. Sa luxuriante chevelure blonde était relevée pour retomber en une magnifique cascade de boucles, elle était toute recouverte de strass et de paillettes argentées. Ses cils et ses paupières étaient maquillés de blancs mais ses lèvres étaient rouge sang. Elle n'avait pour tout accessoire qu'un sautoir dont le luisant et chatoyant cristal scintillait entre ses seins ainsi qu'une pochette argentée à la main. C'était une princesse des glaces que les mâles de la salle venaient de voir surgir. Elle avança lentement, sûre de son succès et de son effet. Ceux qui la virent passer purent remarquer qu'un décolleté agrémentait aussi le dos et descendait très bas sur ses reins, dévoilant un dos sculptural. Ils purent remarquer au bas du dos une marque ou un tatouage qui était trop loin de leurs yeux pour voir à quoi il ressemblait.

Toujours aussi lentement, Drena s'approcha de sa tablée. Son cœur n'arrêtait pas de rater des battements depuis qu'elle avait vu Harry. *Et bien, il semble que je l'aime toujours, ce salaud de "Survivant" !*. Elle continua à s'avancer en souriant à la vue du regard assombrit par le désir que le gryffondor posait sur elle.

- Bonsoir, mes amis ! Prononca-t'elle d'une voix rauque, sensuelle et traînante...

- Bonsoir, Drena, lui répondirent-ils

Harry se leva et tira la chaise à côté de lui car c'était là que Hermione l'avait installée. Elle en prit le dossier en lui dédiant un sourire charmeur.

- Merci, Harry !

- Et bien, Drena, tu fais de l'effet à tous les hommes même sur les nôtres, grimaça Ginny

- Ne t'inquiètes pas, Ginny ! Je ne veux pas d'homme dans ma vie ! Pour l'instant en tous cas !

- Alors que deviens-tu, toujours célibataire ? Interrogea Ron en rougissant et sursautant quand Hermione lui donna un coup de coude.

Drena posa sa pochette sur la table et avec élégance s'installa sur la chaise. Elle prit son visage entre ses mains pour répondre à son vieil ami.

- Cher Ron, le célibat est un "état" qui me convient le mieux du monde !

- Pas l'ombre d'un amant ? Souria Ron

- Là, Ron, tu deviens lourd ! Répliqua Hermione

- Mais cela nous intéresse ! Murmura Harry à l'oreille de Drena

- Vraiment, Harry ? Cela t'intéresses ?

- Oui ! Susurra t'il sensuellement

- Et bien, cela ne "te" regarde pas à qui je donne mon corps ni à combien !

Le regard du "héros" devint presque noir et ses yeux, habituellement émeraude, se rapprochèrent plutôt de la malachite mais il en fallait plus à une Malefoy pour être impressionnée. Soudain, il se mit à sourire et en impressionna bien plus la jeune femme.

- Veux-tu que j'aille te chercher à boire ?

- Oui, qu'as donc préparé Hermione ?

- Punch au rhum, quelques cocktails…

- S'il y a de la vodka !

- Je t'amène cela tout de suite !

Pendant que lui et les autres hommes de la tablée partirent chercher des boissons pour les femmes. Hermione vint s'asseoir auprès de son amie et commença à lui parler à voix très très basse. Sa voix était de toute façon couverte par la musique.

- Comment vas-tu ?

- Mal, très mal et encore plus de l'avoir revu, surtout en sachant qu'il n'est plus avec Ginny !

- Pourquoi ? Puisqu'il est libre, c'est la meilleure occasion que tu ais ! Tu pourrais faire ta vie avec lui !

- Non, je lui en veux trop pour cela !

- Parce qu'il est allé avec Ginny ?

- Non… pour m'avoir jeté deux sorts définitifs ! Dont un qui est résolument de la Magie Noire !

- Quoi ?

- Figures-toi qu'au cours des semaines précédent le moment où il s'est remit avec Ginny, il m'a violée et possédée comme on possède une pute tout cela parce qu'il m'a jeté un sort de "soumission". JE NE PEUX PAS ME REFUSER A LUI !

- Ce n'est pas possible ! Pas Harry !

- Le Harry qui venait de vaincre Voldemort, lui l'a fait !

- C'est horrible ! Et tu me parlais d'un autre sort !

- Tu as sûrement entendu parler d'un de mes petits amis qui a fait un séjour à Ste Mangouste ?

- Oui !

- Et bien figures-toi qu'un guérisseur m'a dit que c'est moi, enfin, le sort qui m'a été lancé qui a blessé mon petit ami ! Harry m'a jeté un sort le jour où il m'a prit ma virginité. Certes, il l'a jeté de façon totalement involontaire. C'est un sort d'ancienne magie qu'il faut répéter trois fois et il a répété trois fois : "Je veux être seul à te posséder jamais". Ce qui fait que dès que je commence à vouloir coucher avec un homme, il est projeté au loin par des éclairs. Padraic a été envoyé à plus de trois mètres de moi. Il a été frappé violemment par une douzaine d'éclairs. Et ce n'était pas le premier à subir cela mais plus j'ai de petits amis plus le suivant est "frappé" plus durement.

- Il faut lui dire d'arrêter ces sorts ! C'est horrible ce qu'il t'a fait !

- Non, il ne saura rien ! Si j'ai l'air de lui donner trop d'importance, il voudra se mêler de ma vie.

- Mais pourquoi Drena ? Pourquoi ne veux-tu pas qu'il se mêle de ta vie ?

Depuis le début des confidences de Drena auprès de Hermione, Luna et Ginny, qui les observaient, n'osaient pas les interrompre mais elles devinèrent que cela était plutôt grave.

- Oh Hermione, j'ai un secret depuis 5 ans ! Depuis que je suis partie d'ici !

- Tu ne veux pas me dire ?

- D'accord mais tu dois me JURER que tu ne le diras à personne, même pas à Ron !

- Je te jure, Drena, que je serais une tombe !

- Si je suis partie il y a cinq ans, c'est parce que j'étais enceinte ! J'ai un petit garçon de quatre ans, James.

- C'est… c'est le fils de Harry ?

- Oui ! Il a été conçu le jour de la mort de Voldemort.

- Mais Harry doit le savoir !

- Tu m'as promit le secret !

- OK ! OK ! C'est terrible ! Pourquoi ne veux-tu pas lui dire ?

- Un homme qui n'a pas hésité à jeter un sort de magie noire pour violer une femme ne mérite pas de connaître un fils aussi merveilleux que Jamie.

- Oh Drena !

- Ne t'inquiètes pas, je m'en sors très bien !

- Drena… Je…

- Oui ?

- Pourrais-je venir voir ton petit bonhomme ?

- Hermione… tu me fais tellement plaisir… bien sûr ! Je t'accueillerais avec plaisir !

Elles arrêtèrent leur conversation quand elles virent revenir les quatre hommes chargés de boissons et d'assiettes de petits fours. Neville, plus malin, et en tant que handicapé habitué à se débrouiller, avait usé du Wingardium leviosa ! Hermione regagna sa place en faisant un clin d'œil à Drena. Harry posa une assiette devant Drena et lui. Elle prit le verre de vodka qu'il lui remit et commença à y tremper ses lèvres rouges puis passa la langue sur ses dernières. Elle remarqua que son ancien amant regardait sa bouche avec envie.

Tout le reste de la soirée, il était resté quasiment collé à elle Ses amis souriaient contents pour lui qu'il se trouve enfin quelqu'un avec qui il pourrait peut être refaire sa vie. La jeune femme se laissa caresser le dos et la main baladeuse de Harry descendit très bas jusqu'à la marque qu'il lui avait faite. Elle se raidit alors.

- Retire ta main de cet endroit !

- Pourquoi ?

- J'ai assez de peau sans que tu ailles là !

- OK ! Oooh… un slow… veux-tu venir danser ?

- Avec plaisir !

Déjà que les célibataires de la fête enviaient Harry d'être en sa compagnie à table mais la voir danser avec lui leur fut une torture. Leurs deux corps avaient l'air de s'assembler à merveille. Et plusieurs fines mouches, dont Luna, devinèrent qu'ils avaient déjà été amants. Une main à la base de l'élégante nuque de la jeune femme et l'autre sur ses reins, Harry la plaqua contre lui et son bas-ventre pour lui montrer le désir qu'il avait déjà d'elle. Leur danse était de plus en plus langoureuse et l'assemblée se demandait s'ils n'allaient pas faire l'amour sur la piste de danse. Quand Harry lui mordilla le lobe de l'oreille, ils en furent presque persuadés. La voix rauque, il murmura à son oreille.

- Que dirais-tu si on quittait la place ?

- Pourquoi faire ?

- Pour échapper à la chaleur des lieux ? Pour être un peu plus tranquille !

- Alors juste quelques minutes pour rafraîchir tes ardeurs au froid de la nuit !

Harry la tenait par la taille pendant qu'ils quittaient la Grande Salle sous le regard envieux des autres hommes. Il l'emmena dans la petite cour intérieure. Ils déambulèrent sous les arcades de longues minutes sans dire un mot. Il lui avait mit sa veste sur les épaules pour ne pas qu'elle ait froid. Elle trouva ce geste d'une galanterie sans nom et espérait qu'il continuerait dans cette voie.

- Drena !

- Oui, Harry ?

- J'ai envie de toi !

- Aaah…

- C'est tout ce que tu as à me dire ?

- J'ai aussi envie de toi mais il ne se passera rien ce soir ! Sauf si tu m'invites dans un restaurant du chemin de Traverse !

- Et pourquoi faire ?

- Parce que je ne suis pas une prostituée que l'on culbute quand on en a envie. Je suis une Malefoy.

- Tu te refuserais à moi ?

- Cela n'en serait que meilleur, non ?

- Tu oublies, MA-LE-FOY, que tu ne peux pas te refuser à moi !

- Tu userais du sort de soumission ?

- Oui !

- Oh non, s'il te plait Harry, la soirée était si belle et tu étais si galant.

- Mais j'en envie de toi et je serais le seul homme de la soirée à t'avoir !

- S'il te plait Harry, NON !!!

- Par la marque que tu portes, soumets-toi !

- Oh Harry !

Sentant la brûlure de la marque au bas de son dos, sans qu'elle puisse s'en empêcher, elle se soumit et s'approcha de lui en laissant couler ses larmes. Il lui enleva la veste qu'il jeta sur le sol. Il lui embrassa sauvagement le cou en la mordillant puis lui prit les lèvres. Et il l'allongea sur la veste. Il souleva la robe et souria et s'excita encore plus quand il constata qu'elle n'avait pas de sous-vêtements. Il ouvrit sa braguette et sortit sa verge pour pointer la vulve de sa maîtresse. Sans l'avoir préparée, il s'enfonça en elle puissamment la faisant à nouveau sienne. Elle se raidit quand il entra profondément. Elle avait la tête sur le côté pour ne pas subir un éventuel regard méprisant ou goguenard. Elle avait si honte. Il la labourait vigoureusement sans aucune considération pour la beauté sculpturale qui avait fait fantasmer tous les hommes de la fête. Elle était à lui et cela l'excitait plus que tout. Il se sentait fort. Il n'y avait qu'avec elle qu'il se sentait vraiment un homme complet et viril. Ses coups de reins étaient puissants et il fourrageait ardemment la femme sous lui. Il se dégoûtait un peu car le Harry d'aujourd'hui n'était pas celui qui avait lancé le sort mais son désir avait été trop fort. Il accéléra le va et vient quand il atteignit la jouissance et éjacula dans Drena qui gémissait doucement. Il se retira épuisé. Il savait qu'elle aussi avait eut du plaisir malgré la façon dont leur coït avait eut lieu. Il se releva et lui souria mais déchanta devant le regard de haine qu'elle lui jeta. Il eut des paroles dures pour cacher sa déconvenue.

- Décidemment, Drena, c'est toujours aussi bon de baiser avec toi ! Tu es vraiment un bon coup !

Pâle et tremblante, la jeune femme se releva aussi en rabaissant sa robe. Les larmes venaient à nouveau de couler. Elle lui jeta un regard méprisant et transplana aussitôt. Harry se sentit alors comme une coquille vide et seul, très seul. La lune éclaira au sol une des étoiles de diamants qui scintillaient quelques minutes plus tôt dans la chevelure de sa maîtresse. Il s'abaissa pour la prendre. Il se sentit alors plus que jamais rempli de regrets.

Par Alfgard - Publié dans : Harry Potter - Fan-fictions
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Samedi 28 juin 6 28 /06 /Juin 21:33

Chapitre 12 : Derniers mois à Poudlard !

Les cours avaient repris deux semaines plus tard. Neville n'avait pas hésité à revenir. Drena était sortie du coma, ce qui n'était pas le cas de Ginny. Colin et Ron aussi étaient revenus.

Les obsèques des victimes avaient eut lieu cinq jours après les attaques. Celles des fils Weasley avaient été très émouvantes et très populaires. Molly avait été comme absente, elle l'était encore. Les seuls moments où elle semblait s'éveiller un peu, c'était lorsqu'elle touchait le ventre déjà arrondi de Fleur, ou lorsqu'elle prenait la main de Ginny.

Drena et Hermione quittèrent leur appartement et parlaient des comportements des élèves.

- Tu sais, Hermione, j'ai pu remarquer que Neville se retrouve entouré de toute une Cour de filles !

- Oui, j'ai bien vu, entre son combat, la perte de son bras et son regard si grave, tout ceci les attire beaucoup.

- Ron, Dean, Colin et tous les autres aussi attirent les filles folles de Héros !

- En parlant de héros, tu en es où avec Harry ?

- Nulle part ! D'abord, nous n'avons pas trouvé un seul moment pour parler de ce qui s'est passé entre nous. Ensuite, d'après Ron, il est obsédé par Ginny. Tous les anciens combattants de l'école promènent des regards graves et tristes sur les autres élèves et Harry n'est pas le dernier. J'ai souvent l'impression qu'une sorte de rage grandit en lui comme un volcan bouillonnant.

- Il s'en remettra, il s'en est toujours remit.

- Je n'en suis pas si sûre !

- En attendant le retour de Ginny, j'aimerai, Drena, que tu t'occupes de lui ! Et s'il le faut… que tu couches avec lui pour tout lui faire oublier.

- Quoi ? Tu es folle ? Tu sais bien ce que tu dis ?

- Et bien oui ! Il a besoin d'aide et qu'on l'aime !

- Oui, je l'aime mais te rends-tu compte de ce que tu me demandes ?

- Oui, je sais que tu vas en souffrir parce que tu l'aimes et que lorsque Ginny ira mieux, il retournera vers elle.

- Hermione… s'il te plait… ne me demandes pas cela… Je sais que je vais être laminée, je ne m'en relèverais pas !

Hermione la regarda et vit enfin la torture que cela occasionnait chez son amie. La mauvaise conscience prit alors le pas sur son amitié pour Harry.

- Je suis désolée… oublies tout ce que je t'ai demandé ! C'était très bête et très égoïste ! Oublie !

- Non, je ne puis oublier ! Comme je l'ai dit avant la bataille, je suis résignée ! Je vais faire mon possible pour le rendre heureux !

Les deux jeunes filles entrèrent à ce moment-là dans la Grande Salle. Le brouhaha ressemblait à celui d'avant mais il était moins bruyant. Il y avait quelques changements. Depuis leur retour, les anciens combattants ne prêtaient plus attention aux différences de maisons. Le fait que Drena, une serpentard, mange à la table des gryffondors et parfois à celle des serdaigles.

Hermione et Drena s'asseyèrent à la table des gryffondors, à côté de Ron et Harry. Neville était là aussi toujours aussi taciturne. Luna était assise à côté de lui et semblait être là que pour n'être à son côté. Hermione enlaça Ron qui lui donna un baiser langoureux. Il se rappelait la nuit qu'il venait de passer avec elle. Il en était sûr Hermione était faite pour lui, sans aucun doute. Il avait prévu avant la fin de leur scolarité de la demander en mariage.

Pendant que le jeune couple échangeait moults baisers, Drena, assise à côté de Harry, frottait sa jambe à celle du jeune homme. Il la regarda en fronçant les sourcils. Elle lui répondit en souriant. Elle s'amusa à lui donner à manger, à poser sa main sur sa cuisse, à mettre sa main dans ses cheveux. Au bout d'un moment, n'y tenant plus, il grogna.

- Va tu arrêter Malefoy ?

- …

- Arrête de me peloter, sale serpentarde !!!

Drena choquée écarquilla les yeux. Ron et Hermione s'étaient arrêté de s'embrasser le regardèrent ébahis. Le seul problème, c'est que beaucoup d'élèves l'avaient aussi entendu. Blessée, la jeune femme se leva et quitta la salle à grands pas.

- Harry, suis-là, tu lui as fait du mal !

- Mais Hermione !

- Harry, c'est notre amie !

- Elle a raison, répliqua Ron

- Occupez-vous de vos affaires !

Il replongea le nez dans son assiette en grognant. Le gentil et vivant brouhaha avait disparu. Cette tension, à la fois ancienne et nouvelle, entre la "princesse" des serpentards et le "survivant" avait stressé les autres élèves. Finalement, Harry quitta la table et parti à la recherche de Drena. Il finit par la trouver alors qu'elle prenait la direction de sa chambrée.

- Drena !

Elle s'arrêta le dos tendu sans se retourner.

- Drena ! Retournes-toi !

- Non !

- Voyons, Drena ! Dit-il en se rapprochant d'elle.

- Tiens donc, ce n'est plus Malefoy ? Chuchota t'elle toujours sans se retourner.

Harry la plaqua contre lui mais elle le repoussa et lui fit enfin face.

- Tiens donc… cette fois-ci, tu veux que l'on se touche.

- Qu'est-ce qui te prends, Malefoy ? Tu n'as plus envie de jouer ?

Elle le dévisagea, les yeux écarquillés

- Pourquoi m'appelles-tu Malefoy ?

- Parce que je n'ai pas envie de t'appeler autrement !

- Après ce que j'ai fait pour l'Ordre, après ce que nous avons fait "ensemble" ce matin-là, je ne mérite plus que tu m'appelles Drena ?

- Qu'as-tu fait pour l'Ordre ? Proposer un plan qui a eut la chance de réussir ? Crois-tu que ton petit revirement de ces derniers mois suffise à faire de toi l'une des nôtres ?

- Oui, j'avais la pauvre prétention d'y croire mais que t'arrives t'il Harry ? Pourquoi es-tu devenu si dur et si méchant ? Ce n'est pas toi, Harry, ce n'est pas toi !

- Tu m'emmerdes, Malefoy !

- Ne me diras-tu pas ce qui t'arrive ?

Il la plaqua contre le mur et prit sa bouche pour la faire taire. Elle se débattait contre lui mais il était trop fort. Qu'elle aimait ce baiser mais il lui était donné avec trop de rage pour qu'elle l'accepte. Il passa l'une de ses mains sous sa jupe plissée. Il écarta le slip de la jeune fille pour dégager son sexe où il entra deux doigts. Elle se tortillait dans tous les sens pour éviter la caresse tant désirée pourtant. Il l'embrassait toujours avec violence et se mit à grogner de douleur. Drena lui avait mordu la lèvre inférieure. Pour faire bonne mesure, elle lui donna une claque et partit en courant. Il ne la laissa pas partir comme cela et lui courut après. Il lui attrapa le bras et lui tordit.

- Garce, tu vas me le payer !

Il lui prit à nouveau la bouche et ouvrit la porte qui se trouvait derrière eux. Il s'agissait d'une classe désaffectée. Il la poussa contre une des tables poussiéreuses. Elle se débattait toujours et lançait ses bras pour le frapper et le griffer mais il les empoigna.

- Cela ne sert à rien de résister ! Et puis ce n'est pas comme si tu étais encore vierge ? Hein, puisque je m'en suis chargé ?!

- Salaud, lâche-moi !

- IMPEDIMENTA

Il venait de lui lier les mains par un sort d'entrave. La jeune fille était horrifiée. Le courageux et gentil "survivant" allait la violer. Elle essaya encore de se débattre. Il lui arracha ses vêtements, elle n'était plus qu'en sous-vêtements. Des flots de larmes ruisselaient sur son pâle visage. L'homme qu'elle aimait était en train de lui faire subir la pire chose qui soit pour une femme.

- Je me vengerai, Harry, profites-en, car je te le ferais payer !

Pour la faire taire, il la bâillonna d'une main et la retourna face contre la table. De son autre main, il lui arracha son slip, dernier et fragile rempart avant l'outrage. Puis il empoigna son pénis qu'il enfonça brutalement dans le vagin de sa victime. Elle eut hoquet de douleur et se mit à gémit de souffrance en pleurant derechef. Il avait toujours la main sur la bouche de la jeune fille. Les va et vient étaient violents et puissants. Elle avait arrêté de se débattre : que pouvait-elle espérer face à la force brutale de Harry ? C'est alors qu'il se vida complètement en elle. Il maintint encore la jeune fille sur la table et sortit sa baguette. Il l'appuya fortement sur les dernières vertèbres en bas du dos de Drena. Il se mit à marmonner et la jeune fille à crier sous la douleur. Elle avait l'impression qu'il avait apposé un fer chaud sur sa peau délicate. Il la retourna et la releva vers lui.

- Je viens de te marquer, Malefoy, tu as reçu un sort de soumission sexuel ! Comme cela tu ne te refuseras plus jamais à moi !

- Harry ! C'est… c'est… c'est de la… lllla Magie Noire ! Comment as-tu pu me faire cela ?

Il la regarda admiratif car malgré ce qu'il venait de lui faire, elle l'affrontait avec courage et dignité.

- Tu sais, pour combattre Voldemort, on m'a "informé" sur l'utilisation de la Magie Noire !

- Oh Harry !

- Plus jamais, tu ne pourras te refuser à moi, plus jamais, tu es à moi !

- Et Ginny ?

- Elle, c'est "la" femme de "ma" vie, toi, tu es ma chose, tu dois payer pour tous les tiens, les sangs-purs.

Drena croisa le regard haineux et lui en rendit un d'une tristesse sans limite. Il avait changé, beaucoup et de la pire façon qui soit.

- Allez, Malefoy, rhabilles-toi, tu as l'air de sortir d'une passe !

Il la laissa là, pendant qu'elle rassemblait ses affaires. Elle les avait dans les bras et tomba à genoux en pleurant à chaudes larmes, un cri rauque sortit de sa gorge.

- Oh mon amour, que t'as donc fait Voldemort ?

Trois jours plus tard, la jeune fille ne parlait plus guère. Même Hermione n'arrivait pas à lui arracher plus que quelques mots. Tous les jours, à n'importe quel moment, Harry usait de la marque pour la soumettre à ses désirs. Partout, dans les classes vides, dans les placards, dans la chambre de Drena, dans le parc ou dans les tours peu fréquentées, il usait d'elle de toutes les façons que son imagination lui permettait. Malgré tout, elle n'arrivait pas à ne plus l'aimer. Elle était partagée entre la haine et l'amour, entre le dégoût et le désir, entre la honte et le plaisir. Elle ne pouvait en parler à personne, elle se sentait seule, si seule.

Elle se promenait dans le parc et déambulait surtout en bordure de la forêt interdite. Elle y fit quelques pas puis se laissa tomber au pied d'un arbre et s'y adossa. La tête contre le tronc, elle ferma les yeux, elle devait réfléchir mais une main plaquée sur sa poitrine lui prouva que c'était une vaine tentative.

- Alors Malefoy, on cherche à m'éviter !

- Je ne t'évite pas Harry, j'avais besoin de réfléchir, un peu.

Elle n'eut pas le temps de continuer qu'il l'embrassa sauvagement et posa ses mains sur ses fesses pour la soulever contre lui. Il la plaqua contre l'arbre et lui mordit la gorge.

- Dis-moi les mots, Malefoy !

- Les… les mots ? Hoqueta de désir la jeune femme

- Les mots crus ! Les mots de soumission !

- Oh Harry…

- Dis-les !

- Je suis à toi Harry !

- Plus… Pires… Murmura-t'il tandis qu'il commençait à pointer l'entrée de la chaude caverne

- La Malefoy appartient à Harry Potter… hummm

- Oui !

- Elle est sa chose… Il a tous les droits sur elle !

- Encore !

- Soumets-moi, Mon Maître !

- Oh oui !!! Grogna-t'il en s'enfonçant puissamment.

- Oh Maître, votre esclave se soumets, prenez moi, plus loin, plus fort… hummmmm

Les mots ne vinrent plus car sous les coups de butoir de son amant, la jeune fille avait perdu le fil de ses pensées, elle n'était plus que sensations comme lui. Et pour la première fois depuis des jours, c'était ensemble qu'ils atteignirent le plaisir. Il se retira et se rajusta. Elle était contre l'arbre encore soumise.

- Bien, mon esclave, continues comme cela ! Ricana-t'il en lui tournant le dos

Avec un mouchoir, elle s'essuya l'entre-jambe souillé par les deux fluides mélangés. Puis elle se rhabilla rapidement. Les jambes flageolantes, elle repartit pour son dortoir.

Cela faisait déjà deux semaines que Harry lui faisait subir cette soumission et ces assauts sexuels quand Ginny sortit enfin du coma. C'est à ce moment-là, quand Ron vint lui annoncer la nouvelle, qu'il arrêta de regarder Drena et surtout de la posséder.

Toute l'école se réjouit, quand une semaine après son réveil, la jeune Weasley, complètement remise décida de reprendre les cours. Tous ses amis lui firent la fête. Harry lui demanda de ressortir avec lui ce qu'elle empressa d'accepter.

Hermione organisa une soirée entre filles à leur appartement avec Drena, Ginny et Luna.

Alors qu'elles mangeaient des pâtisseries arrosées de bière au beurre et qu'elles plaisantaient. Ginny fit une remarque à Drena.

- Ma pauvre Drena, c'est une impression ou tu m'as l'air de plus en plus pâle ?

- Je m'en faisais aussi la réflexion, tu as l'air très fatigué et un peu amaigrie, comme si tu n'étais pas déjà si mince, rétorqua Hermione

La jeune fille serpentard ne put qu'ébaucher un pauvre sourire puis courut jusque dans sa chambre en claquant sa porte. Ses amies se regardèrent attristées comprirent que la soirée était finie. Ginny repartit au dortoir des gryffondors et Luna dans le sien. Hermione alla rejoindre Drena car elle était par trop inquiète. Elle entra dans la chambre où son amie pleurait comme une bête blessée. Elle s'asseya sur le lit et passa sa main sur les longs cheveux blonds de la jeune Malefoy.

- Drena, veux-tu me parler ?

- Oh, Hermione ! Gémit-elle en se jetant dans les bras de son amie.

La jeune gryffondor ne fit que la consoler pour commencer puis attendit la confidence tout en disant une réflexion.

- C'est parce qu'il est avec Ginny, c'est cela, hein ?

Drena la regarda sans mot dire puis rejeta son opulente chevelure en arrière et croisa ses doigts sur ses genoux.

- Hermione, c'est ma dernière semaine à Poudlard. Je retourne chez moi au Manoir où mon parrain va vivre avec moi. Je passerais mes ASPIC l'année prochaine en candidate libre.

- Oh Drena, pourquoi ?

- Je suis riche, je n'ai pas besoin d'un diplôme et ni de rester ici pour si peu, tu sais !

- Drena, dis-moi la vraie raison !

- …

- Tu ne veux pas me le dire ?

- C'est qu'il y a plusieurs raisons. Harry ne m'aime pas. Il aime Ginny. Il n'a fait qu'assouvir le désir qu'il avait pour moi.

- Oh Drena !

- Et puis tu vois bien qu'il ne m'adresse même plus la parole ! S'il te plait, laisses-moi maintenant !

Hermione ne sachant plus trop comment réconforter son amie la laissa seule.

Une semaine plus tard.

Tous les élèves purent voir paraître une Drena toute de blanc vêtue. Elle étrennait une robe de crêpe blanche qui mettait en valeur sa silhouette élancée. Elle portait une toque de fourrure blanche et un manteau de cachemire couleur neige. Elle était sur le pas de la porte de la Grande Salle et promenait son regard typique de Malefoy sur ses camarades tout en enfilant des gants de peaux immaculés. Une grande silhouette noire vint à son côté. Rogue prit alors le bras de sa filleule et jeta un regard méprisant à la tablée des gryffondors. Son regard se fit encore plus mauvais en se posant sur Harry. Ce dernier ne pouvait s'empêcher de dévisager son ancienne maîtresse. Elle ne lui accorda pas un seul regard et pourtant quand elle se tourna pour quitter définitivement les lieux, il ne put empêcher le désir fouailler ses reins.

Par Alfgard - Publié dans : Harry Potter - Fan-fictions
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Jeudi 26 juin 4 26 /06 /Juin 20:40

Chapitre 11: La Victoire mais à quel prix !

Harry se releva en titubant. Il leva sa main à son front. Il saignait son cuir chevelu était écorché. Il chercha sa baguette qu'il retrouva à quelques pas. Dans le parc du Manoir Jedusor, partout autour de lui, ce n'était que désolation. Le corps de Voldemort avait explosé et avait éclaboussé de feu, de sang et de venin tous les arbres et meubles du jardin.

Il porta son regard sur le bâtiment et vit que des flammes commençaient à s'en nourrir. *Drena*. Il courut le plus vite qu'il put. Le manoir brûlait avec une facilité déconcertante. Harry monta les escaliers et retourna dans la petite pièce où ils avaient attendu Voldemort. La tête de la jeune fille reposait sur un tapis maculé du sang qui sourdait de sa tempe. Harry blêmit et s'approcha d'elle. Il prit l'écharpe de son amie et lui en enroula la tête. Il rangea leurs baguettes respectives dans sa poche arrière et l'enleva dans ses bras. Heureusement, il venait d'avoir son permis et il put visualiser l'aire de transplanage de Ste Mangouste.

Sainte Mangouste

Il atterrit parmi une foule de guérisseurs, de médicomages et d'infirmières qui s'affairaient autour de dizaines de blessés. Nombre de victimes avaient été victimes d'endoloris mais beaucoup d'autres étaient sanguinolentes. Le jeune homme prit conscience que des attaques avaient eut lieu partout. Il chercha des amis parmi les victimes quand un médicomage lui prit Drena des bras et la mit sur un brancard.

- Vous êtes monsieur POTTER, c'est cela ? Quel sort votre amie a-t'elle subi ?

- Ce n'est pas un sort ! Voldemort l'a poussée contre le marbre d'une cheminée !

- Ce n'est pas magique ?

- Non ! Dîtes-moi ! Tous ces gens sont des victimes des mangemorts ?

- Oui ! Les batailles ne sont pas finies. Apparemment, celle de Godric's Hollow continuerait !

- Je vais les rejoindre !

- Monsieur POTTER…

- Et "vous-savez-qui", vous l'avez tué ?

- Oui, je l'ai explosé. Il est mort et définitivement cette fois-ci ! Prenez soin de cette jeune fille, c'est grâce à elle que Voldemort a put être éradiqué !

- Comment s'appelle t'elle ?

- Drena Malefoy !

Et Harry transplana à nouveau, cette fois pour le quartier où ses parents avaient vécu.

Godric's Hollow

Un carnage ! Un monstrueux carnage, voilà ce que trouva Harry au pied de sa maison natale. De nombreux corps parsemaient le sol. Il fut néanmoins soulagé de constater que la majorité des corps étaient ceux des mangemorts. Loin devant lui, il vit le professeur Mc Gonagall soutenue par Rogue qui avait ôté sa robe et son masque de mangemort. Ce dernier reconnut Harry qui se dirigea vers lui la baguette à la main.

- Comment va t'elle ?

- Cela peut aller mais je l'emmène de suite à Ste Mangouste ! Il ne reste que quelques "réfractaires", je vous laisse vous en occuper, Potter. Je reviens vous aider !

Harry commença alors à lancer de nombreux sorts pour sortir du pétrin ses amis. Ron était plié au sol sous l'impact d'un doloris, Hermione était à son côté pour le protéger d'autres attaques. Luna, plus loin, se battait contre deux mangemorts. A quelques mètres d'elle, Harry vit le visage exsangue du pauvre Neville dont le corps était broyé par une voiture renversée. Attiré par deux chevelures rousses dont les faces se trouvaient au sol, le jeune homme sentit l'inquiétude grandir. Ces deux Weasley étaient-ils décédés ?

Tous les combattants du Bien ayant reconnu Harry se rassemblèrent à son côté pour combattre les derniers mangemorts. Il y avait Fred et Georges, Dean Thomas, Colin Crivey, Luna, Hermione et Ron qui venait de se relever, côté adultes, il y avait Molly, Arthur, Tonks, Remus, Hestia Jones, Kingsley Shacklebolt et Dedalus Diggle. Harry pressa sa baguette contre sa gorge et lança le sort "porte-voix".

- MANGEMORTS ! Ecoutez-moi ! J'ai tué VOLDEMORT ! NON ! Je l'ai EX-PLO-SÉ ! Rendez vous plutôt que d'aggraver votre cas !

Il y eut comme un flottement des deux côtés. Harry et ses amis étaient prêts à combattre et à exterminer les derniers partisans du Seigneur des Ténèbres.

Alors, les mangemorts ôtèrent leurs masques et tendirent leurs baguettes. Remus et Arthur s'avancèrent vers eux et leur prirent. Molly se mit alors à chercher et à compter ses enfants.

- ARTHUR !!! Il m'en manque trois !

- Doucement, Molly, on va te les retrouver ! Rassemblons-nous ! Harry, Fred, Georges et Bill, occupez- vous des morts. Ron, Hermione, Luna, Dean et Colin, je vous charge des blessés, vous les emmènerez à Ste Mangouste. Quant aux adultes, je vous confie les mangemorts, vous les emmènerez au Ministère. Tenez les en joue pendant que j'aide Molly à retrouver nos petits. Je vous accompagnerai.

Le triste bilan put alors commencer. Harry et son équipe trouvèrent Dennis Crivey, Maugrey, Elphias Doge et Angelina Johnson. Concernant les blessés, Dean transplana avec Ginny, Hermione avec Neville, Ron avec le professeur Flitwick et Luna avec Ernie Mc Millan. Quant à Colin, Harry venait de lui mettre sa main sur l'épaule puis l'emmena voir son frère.

Molly se mit à hurler à mort sur les corps côte à côte de Charlie et de Percy. Sous le désespoir, elle réussit à les agripper tous les deux contre elle. Elle était devenue une "mater dolorosa". Elle balançait d'avant en arrière ses deux fils dans ses bras en gémissant. Arthur s'accroupit à côté d'elle et entoura ses épaules, ses fils étaient derrière lui, ils pleuraient.

- Molly, mon amour… Les garçons vont t'aider… Je dois emmener les prisonniers. Je reviens dès que possible !

Elle ne releva pas la tête et continuait à pleurer comme une bête. N'entendant plus rien, elle ne vit pas son mari entrer dans la maison des Potter avec les membres de l'Ordre. Ils avaient raccordé la cheminée au Ministère et partaient avec les prisonniers au Quartier Général des Aurors. Alors que Fred et Georges essayaient de reprendre les corps de leurs frères des bras de leur mère, Bill s'obstinaient à la prendre dans ses bras et lui parlait affectueusement.

Pendant ce temps-là, Harry s'occupait d'aligner les corps des résistants à côté de ceux des mangemorts, séparés dans la vie, unis dans la mort ! Il vit arriver des brigades du Ministère qui venaient pour emporter les corps à la morgue. Il vit aussi Fred, Georges et Bill emmener Molly et leurs défunts frères au Terrier. Soudain, Harry se sentit perdu et désœuvré. Il regardait les brigades manipuler les cadavres, les envelopper dans des linceuls à coup de baguette magique et transplaner avec. Il ne resta bientôt plus ni vivants ni morts. Harry regarda la maison de ses parents puis transplana pour Ste Mangouste.

L'aire de transplanage était plus que jamais encombrée, il la quitta au plus vite. Le couloir qui menait aux urgences et au service réanimation était lui aussi embouteillé. Il s'arrêta au bureau d'accueil des urgences. Une hôtesse avait l'air d'être dépassée par les arrivées des malades et les appels téléphoniques des parents des victimes qui cherchaient à savoir si elles étaient vivantes.

- Bonjour mademoiselle

- Un instant !

Elle finit de répondre à un appel.

- Oui, Monsieur ?

- Je suis Harry Potter, je recherche les chambres de mes amis ?

- Qui voulez-vous voir ?

- Ginny Weasley ?

Elle regarde le dossier.

- Elle est en cours de soins, vous ne pouvez pas la voir !

- Neville Londubat ?

- Pareil !

- Drena Malefoy ?

- Elle est dans la chambre 38 au service réanimation !

- Merci

Tandis que Harry se dirigeait vers le service réanimation, il se promit de ne pas quitter l'hôpital tant que ses amis ne seraient pas réveillés. Il entra dans la chambre 38 où se trouvaient trois autres victimes de la guerre, c'était flagrant au vu de leur état. Il s'approcha de Drena. Elle, qui était déjà si pâle habituellement, avait l'air d'un cadavre. Son front était recouvert d'un bandage d'où suintait un peu de sang. Il s'asseya à côté du lit et lui prit la main. Elle était si froide qu'il la crut vraiment morte. Un médicomage entra à ce moment-là.

- Monsieur Potter !

- Docteur, dîtes-moi comment va t'elle ? A t'elle déjà reprit connaissance ?

- Non, nous sommes inquiets, elle a une hémorragie interne ! Nous ne savons pas si elle se réveillera et dans quel état ! J'aurais préféré qu'elle ait subit un sort à la limite de l'impardonnable !

- Comment ? Vous êtes fou !

- Non, mais nous arriverions mieux à la soigner, cette commotion nous inquiète. Que s'est-il passé exactement ?

- Elle a voulu empêcher Voldemort de lancer un sort avant moi en lui prenant le poignet. Il l'a frappé de l'autre main et sa tête a cogné sur le tranchant d'une cheminée en marbre.

- Cela m'éclaire un peu plus sur l'origine du coup reçu ! Monsieur Potter, pouvez-vous rester à son chevet ?

- Je ne sais pas, je dois aussi aller voir d'autres amis !

- Monsieur Potter, je sais que cette jeune fille n'a plus de famille ! C'est pourquoi je vous demandais cela !

- Très bien ! Mais j'irais voir mes amis aussi !

- Comme vous voulez !

Le médicomage observa ses autres malades puis quitta la chambre. Harry resta un long moment à contempler Drena. Il était choqué que la jeune fille si "brûlante" et attirante avec laquelle il avait fait l'amour le matin même soit aussi "inerte". Il avait l'impression que sa gracile silhouette laissait échapper son âme. *Quand je pense qu'il y a encore un an, j'aurais rêvé de la voir morte. Et là, seulement allongée dans un lit d'hôpital, je me fais un sang d'encre.* Il ne voulait pas que sa "maîtresse" meurt !

- Drena… réveilles-toi !

Pas un frémissement, pas un mouvement de cils, rien ne montrait qu'elle l'entendait. La porte s'ouvrit sans qu'il ne se retourne. L'arrivant se positionna de l'autre côté du lit. Rogue prit l'autre main de la jeune fille.

- Comment va t'elle ?

- Elle est dans le coma, elle a une hémorragie, ils n'arrivent pas à la soigner !

- Pas de potions ?

- Je ne sais pas !

- Ont-ils pratiqué une trépanation ?

- Mais c'est barbare !

- Peut-être, M. POTTER, mais c'est très efficace !

Sentant la colère monter en lui, Harry se leva, lui lança un regard noir et quitta la chambre pour ne pas mettre son poing dans la figure de l'ancien professeur. Il s'adossa à la porte pour se reprendre quand il fut abordé par Hermione très blanche.

- Harry, comment va-tu ?

- Bien !

- Qui est dans cette chambre ?

- Drena !

- Elle va bien ?

- Elle est dans le coma !

- Oh, elle aussi !

- Comment elle aussi ?

- Ginny est dans le coma, elle a subit plusieurs doloris et un sectumsempra !

- Je vais la voir !

- Il n'y a que la famille qui est admise !

- Et Neville ?

- Son bras avait été broyé et sectionné… Ils n'ont pu le lui regreffer ! Il est amputé !

- Saloperie de guerre !

Sur ce sévère constat, les deux jeunes gens s'asseyèrent sur une banquette dans le couloir. Après une demie-heure, ils virent venir à eux Fred et Georges.

- Alors ? Demanda Hermione

- Nous avons amené maman ici, ils ont mit maman sous calmants, elle dort à côté de Ginny. Ron et Bill sont avec elles. Papa est passé très vite pour repartir au Ministère. D'autres nouvelles ?

- Drena est dans le coma ! Neville a perdu un bras et la Directrice doit être ici quelque part, j'ai vu Rogue l'emmener. Dit Harry. Je n'en sais pas plus.

Commencèrent alors de longues heures d'attente pour tous les proches des victimes…

Par Alfgard - Publié dans : Harry Potter - Fan-fictions
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Mercredi 25 juin 3 25 /06 /Juin 22:58

 

Chapitre 10 : Aurons-nous la victoire ?

 

 

Manoir des Jedusor

Il était dix heures cinquante. Harry et Drena tenaient leur baguette en main à la recherche de Nagini, ils entrèrent dans le manoir.

Il était dix heures cinquante cinq. Harry n'arrêtait pas de ronchonner. Drena essayait de le calmer. La tension montait car Voldemort n'allait pas tarder ! Ils se séparèrent afin de fouiller chacun de leur côté chacune des pièces du Manoir.

Il était onze heures. Harry avait complètement ébouriffé ses cheveux. Il était en train de désespérer. S'il ne tuait pas ce dernier horcruxe, il ne servirait à rien de tuer Voldemort. Tout à coup, il entendit un cri.

- HARRY !

Il courut à toute vitesse vers l'endroit d'où venait la voix de Drena. Il arriva auprès d'elle, elle n'avait pourtant pas l'air en danger.

- Pourquoi crie-tu comme cela ? Pour rien surtout !

- Harry, appelles-le !

- Hein ?

- Appelles Nagini !!!

- Bien sûr ! Tu as raison ! Mais pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt ?

Il se mit alors à parler le fourchelangue. Drena écoutait, fascinée, les sifflements et mots susurrés provenant de la bouche du jeune homme. Elle ne l'en admirait que plus. Soudain, elle sauta nerveusement derrière un haut fauteuil. Elle avait vu l'immense reptile entrer dans la pièce. Harry n'hésita pas longtemps et lança un sort qui fit griller le monstrueux serpent. Les deux jeunes gens se regardèrent. Tout n'était pas fini. Il fallait qu'Harry vainque le Mage Noir.

Il était onze heures dix. Comme il était convenu, Harry s'était caché dans la pièce. Drena, elle, était assise dans le fauteuil. Ils avaient fait disparaître le cadavre de Nagini. La jeune fille serrait nerveusement les poignées du fauteuil. C'alors qu'IL apparut.

Godric's Hollow

Il était dix heures cinquante. Tous les Aurors disponibles, tous les membres de l'Ordre du Phoenix et tous les membres de l'A.D. étaient présents. Il n'était resté à Poudlard que quelques professeurs, Trelawney, Chourave et Flitwick. Ils savaient que l'arrivée de Voldemort et de ses Mangemorts risquait de représenter leur fin à tous, mais la mission de Harry primait sur toute autre considération.

Il était dix heures cinquante cinq. Chaque membre de la résistance s'était caché seul ou en groupe ! Ils avaient investi chaque recoin, chaque fourré, chaque muret, chaque arbre. Les plus jeunes s'étaient réunis entre eux. Ainsi Hermione était devenue la chef de Ron, Neville et Luna. Quant à Ginny, elle avait réuni Dean Thomas, les frères Crivey, Ernie Mc Millan et Angelina Johnson. La totalité de la famille Weasley était présente y compris Percy qui s'était finalement réconcilié avec son père et sa famille. Molly regardait chacun de ses "petits" avec inquiétude. Elle avait le pressentiment qu'au moins l'un d'entre eux périrait ce matin.

Il était dix heures cinquante huit. Des dizaines de silhouettes noires venaient de transplaner. Une plus éthérée et reptilienne avait atterri accompagnée d'un être courtaud et à la face de rongeur. Voldemort en personne était effectivement présent. Rogue avait bien fait son travail. Il était d'ailleurs parmi les partisans du Mage Noir. Les premiers sorts commencèrent à fuser du côté des Aurors suivies de répliques par sorts impardonnables.

Il était onze heures huit. La Bataille faisaient rage mais la lutte était inégale car le Mage Noir valait à lui seul la totalité de ses hommes. Un des silhouettes masquées s'approcha de lui. Voldemort s'arrêta de lancer des sorts et certains Mangemorts se mirent devant lui pour le protéger.

- Que veux-tu, Severus ? grogna Lord Voldemort. Surtout que je ne suis pas content de toi, je ne devrais trouver que Potter !

- Monseigneur, ils ont dû apprendre que nous viendrions ! Sinon, l'un de mes espions parmi nos attaquant vient de m'informer de deux événements !

- Lesquels ?

- Potter n'aurait pas tous vos horcruxes et serait reparti pour trouver le dernier !

- Donc nous serions venus en vain ?

- Certes non, Monseigneur… cela nous permettra de défaire une partie de l'Ordre du Phoenix.

- Tu as raison ! Et l'autre événement ?

- Ma filleule a décidé de se soumettre à vous et de porter votre progéniture ! Elle vous attend au Manoir Jedusor !

- Ah ! Enfin, une bonne nouvelle ! Restes ici et mènes mes hommes à la victoire. Je vais "voir" notre soumise petite sang-pur !

-*-*-*-*-

Drena était dans le fauteuil à dévisager le Mage Noir. Que n'aurait-elle pas donné pour être ailleurs. La sombre silhouette exhalait le Mal. Les paupières reptiliennes plongèrent dans ses yeux de façon lubrique. La jeune fille, qui avait l'impression d'être paralysée depuis l'arrivée du Monstre, sentit un long frisson d'angoisse courir le long de sa colonne vertébrale. IL s'approcha d'elle et lui tendit sa main squelettique, elle y mit la sienne. *Que sa main est froide ! Tout est froid en lui ! * Il la fit se lever et posa ses lèvres dans la douce paume.

- J'ai apprit que vous étiez revenue à de meilleures dispositions à mon encontre !

- Certes, Monseigneur, j'ai prit conscience qu'il était vain de vouloir contrer mon destin !

- Bien, jeune fille, nous allons faire de grandes choses ensemble !

Il la plaqua violemment à lui et s'apprêtait à l'embrasser.

- Pas avant que nous ayions réglé notre affaire, Voldemort.

Harry avait surgi, furieux qu'IL touche à Drena, la baguette fermement tenue. Voldemort repoussa la jeune fille pour prendre sa baguette mais cette dernière attrapa son poignet pour l'en empêcher. Harry cria.

- Non Drena !

Le Mage Noire la frappa à la pommette du revers de son autre main. Sa tête partit en arrière et sa tempe cogna sur le rebord de la cheminée. Elle s'écroula sur le sol.

- Drena ! Salaud !

- Une nouvelle petite amie, Potter ? Tu m'as soufflé cette petite garce ?

Harry lui lança alors un premier sort. Le Duel Final commença alors…

Par Alfgard - Publié dans : Harry Potter - Fan-fictions
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