Jeudi 24 juillet 4 24 /07 /Juil 14:24
Ceci était mon premier DRARRY (slash/yaoi), il a donc certaines lacunes.
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Chapitre 01 : Résignation


Une grande et fine silhouette marchait nerveusement dans les rues de ce quartier de Londres. Ce n'était pas n'importe quel quartier. Bien avant d'y être ce soir, le jeune homme en avait entendu parler. C'était le quartier "Chic" de la prostitution sorcière. Il y avait la lie de la prostitution dans l'Allée des Embrumes et celui-ci. Et ici, à Greenwich, se "cachaient" les "maisons" des prostituées de haut vol du monde sorcier.

Il ralentit alors l'allure et vit le bâtiment que son oncle lui avait désigné. C'était un hôtel particulier fait en pierre de calcaire, ce qui lui donnait un aspect laiteux. Il offrait un contraste saisissant avec les autres bâtiments faits de granit gris foncé. Le jeune homme s'arrêta devant la grande porte en bois, hésitant mais en avait-il encore le droit ou le pouvoir.

C'était une chance, pour lui, au moins vivrait-il à nouveau dans un certain luxe, pendant quelques semaines ou plus. Même si se "prostituer" et donner sa virginité au premier "richard" venu n'était pas à crier sur les toits. Comme l'avait dit son oncle, et il le pensait aussi, le délai était trop court pour faire un mariage. Pourtant, son nom aurait pu suffire à trouver une épouse ou un époux. Sans ce fichu délai, il aurait pu au moins s'épanouir dans le mariage. Il s'ébroua. Il fallait savoir passer au dessus de ces contingences. Il se mit alors à revivre la conversation qu'il avait eut deux nuits auparavant.

Depuis la fin de la guerre, il faisait régulièrement des cauchemars et se réveillait. Même après deux ans, Il ne se remettait pas d'avoir participé et assisté à la Grande Bataille Finale contre le Mage Noir Voldemort. Il avait vu bon nombre de ses amis et de ses camarades succomber sous les sorts des mangemorts. Si bien qu'il se relevait presque toutes les nuits. Il descendait le grand escalier et allait étancher sa soif occasionnée par ses angoisses nocturnes. Depuis qu'il vivait chez sa tante, cette dernière ainsi que sa cousine, le taquinait sur ces cernes qui minait son visage. Il ne pouvait pas non plus oublier que ses parents avaient été tués par le Démon. Les deux femmes avaient fortement insisté pour qu'il vienne vivre avec eux. La guerre l'avait ruiné. Toutes les possessions de son père étaient passées aux mains du Ministère puis avaient été redistribuées entre les victimes de la Guerre. Il importait peu aux politiques qu'un fils de mangemorts finisse à la rue.

Heureusement pour lui, il est des gens qui ont le sens de la famille chevillé au corps. Lui, le paria, le détesté, le délaissé avait été accueilli, non recueilli, par la famille de sa mère. Sa cousine, Nymphadora, qui était un membre de l'Ordre du Phœnix, lui avait prit la main, ce fameux jour où il s'était humilié à aller chercher à manger dans un centre de l'Armée du Salut. Alors qu'il avalait sa soupe, il eut la surprise de voir cette tornade aux cheveux violets qui portait un tablier s'asseoir en face de lui.


- Que fais-tu là cousin ?


Il avait un sourcil interrogateur. Il ne la connaissait que de loin et pour l'avoir vu protéger Potter.


- Cela me semble évident, "cousine", je mange ! ricana t'il.

- Je voulais savoir pourquoi quelqu'un de ton rang et qui a participé à la Grande Bataille se trouve ici avec les pauvres hères ?

- Le Ministère m'a dépossédé de tous mes biens et il faut bien que je me nourrisse, non ?

- Tu n'as pas de travail ?

- Et comment je pourrais ? Quelles sont mes compétences ? Je n'ai pas fini mes études et je n'ai pas mes ASPICS !

- Et si tu reprenais tes études ?

- Avec quel argent ?

- Tu pourrais venir vivre chez mes parents ?


Là-dessus, le jeune homme fut estomaqué. Il l'était parce qu'il n'aurait jamais imaginé que l'on veuille l'aider, lui.


- Tes parents voudraient bien ?

- Bien sûr ! Je te laisse finir ton repas, je leur envoi un hibou et puis j'ai deux trois trucs à faire. Je reviens dans un quart d'heure.


Elle le laissa là devant sa soupe. Une demie-heure plus tard, elle transplanait avec lui jusqu'au domicile de Ted et Andromeda Tonks. Il vécut dans cette maison. Ce fut deux ans de bonheur familial comme il n'en avait jamais connu avec ses propres parents. La sœur de sa mère s'était comportée avec lui comme s'il était son propre fils. Il avait repris ses études et obtenu ses ASPICS. Il avait aussi commencé sa première année d'étude pour devenir Guérisseur. Ses talents en potions, en sortilèges et métamorphose lui permettait déjà d'être le meilleur de sa promotion. Evidemment, il avait un an de retard mais cela ne l'inquiétait plus.

Et puis cette nuit là, deux nuits plus tôt, il était descendu une énième fois pour boire un verre d'eau et pour effacer ces souvenirs. Il avait alors entendu quelques reniflements et deux ou trois sanglots dans le bureau de Ted. Il s'y était arrêté. Il avait vu son oncle avec une bouteille de whisky-pur-feu à la main. Il était complètement saoul et tenait un pistolet à la main. Le jeune homme avait posé la main sur l'épaule de ce deuxième père.


- Oh, mon pauvre neveu !

- Mon oncle, qu'est-ce qu'il t'arrive ?

- Nous sommes ruinés !

- Ah !

- Oui ! Andie va me tuer !

- Mais comment c'est arrivé ?

- J'ai perdu mon travail !

- Comment ?

- Je ne travaille plus chez Gringotts depuis trois mois !

- Mais pourquoi ?

- J'ai envoyé un coup de poing à un client et je l'ai copieusement insulté devant tous les autres clients !

- Mon oncle, non !

- Si, il m'avait traité de "sang-de-bourbe" et justement mon sang n'a fait qu'un tour.


Le jeune homme qui, plus jeune, avait facilement cette insulte à la bouche, n'avait jamais pensé à son oncle de cette façon-là. Comme quoi, il avait vraiment changé. Mieux, il lui était devenu insupportable que l'on insulte un brave homme comme Ted Tonks avec ce nom d'oiseau.


- Et après ?

- Ils m'ont viré ! Depuis, je vous ait fait croire à tous que nous vivions bien et j'ai fait comme si notre train de vie n'allait pas changer. Et j'ai accumulé les dettes, nos dettes !

- Oh, mon oncle !

- Le problème, c'est que mes créanciers me menace de prendre la maison et ta tante tient tant à sa maison. Elle va me tuer !


Ils parlèrent pendant plusieurs heures afin de trouver une solution. Le jeune homme était effaré de l'inconséquence de son oncle. Il n'avait pas envie que toute "sa" famille et lui-même finisse à la rue. Il avait connu cela de longues semaines et n'avait pas envie de le revivre. Son oncle lui raconta alors le cas d'un ami de son club dont la fille s'était "vendue" dans une maison chic de prostitution à Greenwich. L'ancien serpentard qu'était le neveu avait bien compris le sous-entendu. Ce n'était pas sa cousine qui pouvait régler le problème puisqu'elle venait tout juste de partir en voyage de noces avec son mari, Remus Lupin. C'était à lui d'éviter la ruine pour sa famille. Cela lui était difficile, lui qui avait tout fait pour éviter la prostitution quand il était dans la rue, allait devoir se prostituer pour éviter la rue, quel paradoxe.


- Bien mon oncle ! Je pense que c'est à moi de me dévouer !

- Oh, je te remercie, tu ne peux pas savoir comme tu nous sauves tous ! Je m'occupe de tout, tu n'auras qu'à aller dans cette maison et repartir une fois ta "mission" effectuée.

- Ma "mission", beurk… Sais-tu mon oncle que je n'ai JAMAIS fait l'amour ?

- JAMAIS ! Ni avec une femme, ni avec un homme ?

- Non !

- Mais pourquoi ? Tu as vingt ans ! Tu vas à l'Université ! Tu es si beau !

- Je ne sais pas pourquoi ! Cela ne s'est pas fait ! Peut être est-ce mon air hautain ?

- En attendant, je te remercierais jamais assez !

- Je me demande comment tante Andie va prendre la nouvelle !

- NOOONNN ! Elle ne doit rien savoir ! Sinon, s'en est fini de moi !

- Bien mais il va falloir trouver une bonne excuse pour mon départ. Heureusement que ce sont les vacances.

- Je te remercie ! Tu ne peux pas savoir ! Tu me sauves la vie ! Et ta tante ne se retrouvera pas à la rue !
- Ouais, ouais !!!


Son oncle était partit se coucher trop fatigué et trop saoul pour continuer à discuter de l'organisation de leur "plan". Le jeune homme avait alors prit la bouteille de whisky-pur-feu et se l'était avalé en deux ou trois grands gorgés. Sa tante avait cru avec une facilité déconcertante à l'histoire de cet ami de Poudlard avec lequel il souhaitait passer ces vacances. Il avait donc préparé un sac de voyage et était parti en fin de journée. Il avait déambulé longtemps dans les rues avant de prendre la direction de Greenwich.

Revenu de ses souvenirs, le jeune homme toqua à l'entrée de service. Une lumière extérieure s'alluma au dessus de sa tête puis la porte s'ouvrit.


- Drago Malefoy, vous voilà, entrez donc ! Dit une femme en s'effaçant pour le laisser passer.
Par Alfgard - Publié dans : Harry Potter - Fan-fictions
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Mercredi 23 juillet 3 23 /07 /Juil 19:01

 

 

Chapitre 28 : Vie Sereine

 

 

Phœbus, flamboyant, était encore haut sur l'horizon et réchauffait la flore et la faune écossaise. Le Printemps touchait à sa fin et laissait lentement sa place à l'Eté. Les fines et fraîches fleurs de cette saison cédaient le pas aux senteurs plus lourdes provenant des fleurs plus fastueuses de l'Eté. Les centaines de futurs fruits commençaient tout juste à se former dans ce jardin luxuriant. Ce dernier était l'écrin d'un magnifique cottage au toit de chaume. Les murs de chaux y faisaient réverbérer le tenace soleil de ce coin d'Ecosse. Au loin, très loin, on pouvait voir se détacher le château de Poudlard.

Des rires clairs d'enfants s'élevaient non loin accompagnés du rire grave d'un homme. L'on pouvait voir debout sur le gazon, un adolescent soutenu par un tout jeune adulte. Ils étaient tous les deux très bruns et avaient les mêmes yeux. On devinait sans aucun doute qu'ils étaient frères. Ils riaient aux éclats devant les facéties des petites filles de deux et trois ans. Elles étaient toute blondes offrants ainsi un contraste saisissant avec les deux jeunes hommes. Des maillets de croquets étaient négligemment jetés çà et là sur la fine pelouse anglaise. Un adulte, dont l'âge oscillait entre trente et quarante ans, était plié de rire. C'était un rire franc et heureux issu d'un homme qui goûtait au bonheur avec délectation. Les deux fillettes le chatouillaient à qui mieux mieux. Elles adoraient leur père qui leur rendait au centuple. L'homme aux cheveux noirs et ébouriffés se releva et cherchait, en zigzaguant au milieu des arceaux de croquet, à échapper aux petites fées blondes.

Un être de petite taille surgit alors auprès d'eux. Il avait le nez et les oreilles pointus et portaient des vêtements dépareillés. Il regardait avec affection les humains qui jouaient. Ils étaient SA famille.


- Monsieur Harry Potter, le dîner est servi dans le belvédère !

- Ouaaiiis ! J'avais faim, moi ! S'écria l'aînée des fillettes.

- On y va les filles ! Merci Dobby ! Répliqua l'homme qui prit ses princesses dans ses bras et transplana directement à l'endroit indiqué.


Il fut rejoint par ses grands fils. Il attabla ses filles qui se jetèrent sur leurs assiettes. Leurs jeux leur avaient ouvert l'appétit. Il confia les deux plus jeunes aux aînés et prit la direction d'un magnifique saule pleureur qui ombrageait le bord du lac. Plus il avançait vers lui plus il put détailler la silhouette blanche allongée sur un transat. Des cheveux blonds d'une longueur incroyable cascadaient et tombaient jusque sur l'herbe tendre. Une main fine et alanguie avait rejoint le même endroit. La femme était allongée sur le côté, l'autre main posée sur son ventre. C'était un ventre gonflé par la vie qui s'y trouvait, une autre petite vie qui, dans quelques jours, irait rejoindre les quatre autres qui se sustentaient dans le belvédère. Un sourire extatique illuminait le visage aux très fins que l'approche de la quarantaine n'arrivait pas à alourdir et à déformer. Au contraire, la souffrance et la maturité avaient sublimé les traits qui dans leur jeunesse n'étaient que magnifiques. L'homme posa aussi sa main sur le ventre gorgé de vie dont il était, en partie, responsable. Sa femme n'était jamais aussi resplendissante que lorsqu'elle portait ses enfants. Des doigts élégants vinrent se croiser aux siens et des yeux sublimement clairs s'accrochèrent aux siens. Il approcha ses lèvres de la bouche couleur coquelicot et les y posa tendrement. Une main s'agrippa à sa nuque tandis qu'une langue chaude et coquine força ses lèvres. La grossesse n'avait pas annihilé la sensualité de sa compagne, bien au contraire. Lorsqu'elle relâcha sa langue, elle mit à soupirer de contentement.



- Bien dormi, ma douce ? Demanda t'il.

- A merveille ! J'ai été un vrai petit loir !

- Tu es tout aussi douce ! Sussura-t'il

- Vil flatteur, va ! Ronronna l'épouse alanguie.

- Tu viens manger, ma douce ? Avant que nos enfants n'aient tout avalé ?

- Oui ! Allons-y !


Elle s'assit péniblement et le regardait implorante. Il lui attrapa la taille et l'aida à se lever. Elle se colla ostensiblement à lui, une main sur le cou masculin qu'elle caressait savamment. Il lui vola un baiser et la guida vers le belvédère. Ils furent accueillis avec joie par leurs enfants. Les deux fillettes se jetèrent dans les bras de leur mère heureusement toujours tenue par son époux. Elle s'asseya péniblement et regarda l'assiette que son mari était en train de remplir. Elle savait pertinemment qu'elle ne mangerait jamais tout cela. D'une part, parce que son estomac manquait sérieusement de place, d'autre part, parce que depuis une heure, le petit occupant de son utérus s'apprêtait à déménager. Elle picora deux ou trois bouchées puis se mit à grimacer franchement.


- Ma torture ? Grogna t'elle.

- Oui, ma douce ?

- Pourrais-tu appeler Hermione ?

- Pourquoi ?

- Parce que, pour la sixième fois, tu vas être papa !

- C'est… c'est maintenant ?

- Oui !

- Les garçons, occupez-vous de vos sœurs ! J'emmène votre mère dans sa chambre !


Quand elle vit son époux complètement affolé, elle apposa sa main sur le bras musclé. Elle croisa son regard. Par ces simples gestes, elle calma l'anxiété de son homme. Il l'emporta dans ses bras et transplana dans leur chambre conjugale.



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Deux semaines plus tard.


La parturiente qui n'en était plus à son coup d'essai était assise dans un immense fauteuil de rotin où elle allaitait son bébé. Elle vit venir à elle son mari qui lui embrassa langoureusement la nuque. La tension sexuelle était latente chez lui. Il était impatient que son retour de couches se fasse afin de reprendre leurs ébats.

Des tables recouvertes d'immaculées nappes blanches étaient installées dans le jardin à la française. Des victuailles somptueuses et attirantes les couvraient protégées par d'immenses parasols. L'accouchée, son fils dans ses bras, se leva pour accueillir ses premiers invités.

Luna Londubat qui marchait comme une cane, enceinte de son dixième enfant, était suivie par ses neufs autres canetons. Son époux Neville la tenait par la taille. Ce dernier respirait le bonheur conjugal et familial. Tout allait bien depuis que ses parents avaient été guéris trois ans auparavant par un sorcier amérindien. Alice et Franck Londubat étaient là aussi ainsi qu'Augusta. Les enfants répondaient aux prénoms de Evanna, Alicia, Franckie, Harry, Griffin, Neville, Pomona, Crispin et Albus.

Ginny arriva avec son mari Dean. Elle avait fini par l'épouser après tant d'années d'insistance de Molly. Elle tenait par les mains ses deux aînés, Arthur et Molly tandis que Dean portait leur petite dernière, Drena, dans ses bras. Ils étaient accompagnés de Molly et Arthur, les grands-parents.

Drena alla déposer son bébé dans sa balancelle et veilla à bien fermer la moustiquaire puis se dirigea à nouveau vers ses invités.

Hermione et Ron entrait à leur tour en surveillant leurs filles, Pénélope et Albanie qui regardait les adolescents masculins. Pénélope était attirée par Severus. Cela fit sourire Drena. Une tornade brune de quatre ans courut alors dans ses bras en criant.



- Tante Drena !

- Lily ! Comment vas-tu ma belle !

- Je vais bien, marraine mais maman m'a dit de faire attention parce que tu viens d'avoir un bébé !

- Ne t'inquiètes pas, ma chérie, ta marraine va très bien aussi ! Répondit Drena en faisant un clin d'œil à sa vieille amie Hermione.


Cette dernière avait tenu à nommer son dernier enfant du nom de la petite disparue qui s'était attaché tant de cœurs. Elle avait demandé à la mère meurtrie si elle acceptait d'en être la marraine. Ce geste avait permit à Drena de se rasséréner et avant encore grandi l'amitié entre les deux femmes.

Apparut Perceval Weasley, l'enfant unique de Fleur et Bill Weasley qui entourait les épaules de ses parents. Il avait eut la même vocation que son oncle Charlie et était gardien de dragons.

Arriva alors les deux familles qui faisaient tourner la tête aux gens qui les rencontraient. C'était les jumeaux Weasley, Fred et Georges, accompagnés de leurs épouses Parvati et Padma. Chacune des femmes tenait une paire de jumelles par les mains alors que les hommes eux s'occupaient d'une paire de jumeaux. Eh oui, les jumeaux Weasley n'avaient pas pu s'empêcher de faire les choses de façon simultanée comme à leur habitude. Les enfants de Fred et Parvati étaient Winona, et Wilhelmina, et Willy et Wafhudr. Quant à ceux de Georges et Padma c'était Wanda et Winifred, et Wilfried et Wilhem. Déjà que la gémellité était source de confusion mais tous ces prénoms embrouillaient les esprits. Evidemment, seuls les parents ne se trompaient jamais ni sur l'identité et ni sur les prénoms de leurs enfants.

Alors que les dizaines d'enfants et adolescents s'égaillèrent dans la propriété, l'ensemble des femmes vinrent rejoindre Drena. Elles exigèrent de voir le dernier des petits Potter. Tandis que son époux accueillit les autres invités, la récente accouchée les attira vers la balancelle et souleva le voile protecteur. Les femmes poussèrent de petits cris ébahis devant la merveille. C'était un petit garçon dynamique qui ouvrait grands les yeux sur le monde. Il avait les yeux clairs de sa mère et donnait déjà l'impression de percer l'âme des gens. Il avait aussi un sourire ravageur qui lui permit de ravir le cœur des femmes et des petites filles qui le dévisageait. Sa chevelure était d'un noir de jais et brillait sous le soleil d'été, où s'était mêlé une merveille. En effet, une magnifique mèche dorée courait parmi le noir de ses cheveux. Drena écoutait les commentaires admiratifs de ses amies quand ses filles Narcissa et Minerva vinrent agripper ses jambes. Enfin Luna posa la question.


- Et comme s'appelle cette petite merveille ?

- Il s'appelle Sirius !

- Un futur charmeur qui va reprendre à son actif la réputation de son homonyme, j'en suis sûre ! Intervint la voix de l'ex professeur Mc Gonagall.

- Du moment qu'il ne fasse pas la moitié des bêtises de celui-ci ! Grogna Severus Rogue.

- Et bien mon cher Severus, nous le surveillerons aussi, comme nous surveillons les autres ! Reprit Remus Lupin accompagné de sa femme Nymphadora et de son fils Ted.

- Nous ne serons pas assez de ce que nous sommes pour affronter ces nouvelles générations ! Soupira Harry en enlaçant sa femme.


Cette dernière posa sa tête sur son épaule puis la releva et vit au loin les tours de Poudlard. Depuis "le" Drame de leur vie, ils avaient décidé de venir s'installer ici à quelques encablures de leur lieu de travail. Drena était devenu professeur de potions depuis que son parrain était devenu directeur de l'école et que le professeur Mc Gonagall se soit retirée sur ses terres familiales.

La jeune femme, qui devenait mélancolique, sentit qu'on lui tournait le visage. Harry la regardait inquiet. Elle lui offrit un sourire radieux. Il prit alors ses lèvres avec passion. Elle reposa sa tête sur son épaule et contempla tous les gens présents, si "présents". Elle entendit alors son mari chuchoter à son oreille.



- Nous sommes heureux, hein Drena ?
- Oui, Harry, nous sommes heureux ! Enfin !

Par Alfgard - Publié dans : Harry Potter - Fan-fictions
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Mardi 22 juillet 2 22 /07 /Juil 21:48
Chapitre 27 : Le Pire des Drames



Manoir Malefoy – Quelques heures plus tard.


Le soleil commençait à descendre sur l'horizon. Drena oscillait entre le sommeil et l'éveil. Elle contemplait entre ses paupières mi-closes les rayons orangés de l'astre du jour. Elle se sentait de mieux en mieux dans son corps même si sa tête faisait encore des siennes. Elle avait passé sa journée avec sa petite fille à faire des "défilés" l'une devant l'autre. Elles s'étaient maquillées l'une l'autre. Elles s'étaient empiffrées de glace et de bonbons devant un film d'animation dégoulinant de bons sentiments. Elle avait fini par la coucher. Drena était follement amoureuse de ses enfants comme de son mari. Elle avait l'impression de revivre et de vivre comme jamais avant. Le seul bémol à ce bonheur familial était que Harry et elle n'avait pas repris de vie sexuelle alors qu'elle en mourrait d'envie. Elle était persuadée qu'il craignait de la fatiguer alors qu'elle avait bien "remarqué" son désir.

Elle somnolait encore en attendant son mari quand un pas lourd se fit entendre dans l'escalier. Elle se mit sur les coudes le cœur battant. C'était Harry qui rentrait, elle en était sûre. Elle avait les yeux rivés sur la porte. Cette dernière pivota et laissa entrer une grande silhouette. Harry vit sa femme sur le lit et lui fit un sourire forcé puis se dirigea vers la salle de bain. Drena s'était assise sur son lit, la main sur le cœur. Son homme était couvert de sang, de poussière et de traces de cendre. Elle se leva et se lança à sa suite. Il était sous la douche, encore habillé, et enlevait ses vêtements avec des mouvements lourds et lents. Il était harassé et accablé. Il tournait le dos tandis que le jet d'eau frappait son visage. Drena frissonna devant le spectacle magnifique de ce dos si développé. Il ôta ensuite et avec maladresse son pantalon détrempé. Sa femme put alors contemplait des fesses musclées et fermes surplombant des cuisses toutes aussi développées. Une fois totalement déshabillé, il appuya ses deux mains contre le mur et ploya sa nuque sous la chute d'eau. Il poussa un soupir à fendre l'âme. Par-dessous ses bras, il vit sa femme qui l'admirait mais aussi qui s'inquiétait.


- Bonsoir, Ma Douce ! Murmura t'il d'une voix rauque.

- Harry ? Ca va ?

- Non ! Ca ne va pas du tout !

- Racontes-moi ! Fit-elle en s'approchant.

- Je n'en peux plus !

- De quoi ?

- De me battre ! De me méfier ! De ne pas pouvoir vivre tranquillement comme les gens normaux !


Il croisa alors le regard compréhensif de sa femme.


- Tu sais ce que je veux dire toi aussi !

- Nous y arriverons, Harry, un jour, nous serons heureux !

- Oh, ma Douce, j'ai de plus en plus de mal à y croire !


A ces mots, il s'écroula dans le fond de la douche et se mit à pleurer. Drena se déshabilla et y entra. Elle commença à caresser son mari en le laissant pleurer. Elle ne faisait que lui rendre la pareille. Elle remarqua qu'il était encore couvert de sang, de suie et de poussière. Elle prit le gel douche et en prit une noisette qu'elle mélangea à la chevelure noire. Elle frotta les cheveux puis la nuque et le cou. Harry pleurait toujours. Elle reprit du gel et le passa sur les larges épaules secouées par les larmes. Sur chaque bras, elle passa de la mousse et frotta un peu là où des tâches étaient tenaces. En fait, elle retrouva avec son homme les gestes qu'elle pouvait avoir pour ses enfants quand ils étaient petits. Quand il fut propre et un peu plus serein, elle le fit sortir de la douche. Elle le vêtit d'un peignoir et fit de même pour elle. Elle lui fit face et lui prit les deux mains et en le regardant avec tendresse recula vers la chambre. Il était toujours triste, ses yeux étaient rougis par les larmes. Elle l'amena jusqu'au lit et l'y allongea sur le côté. Elle se mit face à lui et l'enlaça tout en lui embrassant le visage. A nouveau, le survivant pleura, il enfouit sa tête dans le creux de l'épaule de son épouse. Elle lui murmura des mots d'amours, de consolation dans l'oreille. Il s'apaisa enfin mais restait amorphe.

Elle se recula alors et le regarda dans les yeux en se léchant les lèvres. Elle ouvrit son peignoir ainsi que celui de son mari et posa ses mains sur son torse. Elle effleura les mamelons et l'entendit gémir. Ses doigts jouèrent sur les côtes puis passèrent dans son dos. Elle colla ses hanches contre les siennes et fit jouer son pubis sur le pénis de son mari. Ses mains descendirent sur les douces fesses de son amant. Elle passa sa jambe par-dessus la hanche masculine pour frotter ses lèvres vaginales sur la hampe mâle. Il enfonça alors ses ongles dans les fesses de sa femme pour l'y coller encore plus. Quand avait-il commencé à poser ses mains sur elle ? Elle ne s'en souvenait pas. Elle mordilla le lobe de son oreille tandis que lui posait ses lèvres sur le passage de sa carotide. Il se mit à sucer la peau douce du cou féminin. Il sentit quelque chose d'humide sur son phallus. Sa femme était prête. Lui aussi était prêt. D'une main, il prit sa verge et l'entra dans le doux fourreau. Les deux amants se mirent à gémir simultanément à cette invasion. Ils échangèrent alors un long baiser où leurs langues s'enroulèrent comme deux serpents s'accouplant. Deux ans, deux ans, qu'ils n'avaient pas fait l'amour. Harry commença un léger et lent mouvement de va et vient dans le ventre de sa femme. Elle releva sa jambe plus haut pour qu'il s'enfonce encore plus loin. Elle avait monté ses mains qui s'agrippaient maintenant aux larges épaules. Les coups de reins se firent plus rapides et plus puissants soulevant quelque peu le mince corps féminin. Ils se regardaient les yeux dans les yeux et virent qu'ils chaviraient comme leurs cœurs, comme leurs corps. Ils cherchaient leur souffle alors qu'ils ahanaient. Le rythme était si soutenu qu'ils eurent l'impression que leur cœur allait lâcher, là, au cours du coït. Soudain, n'y tenant plus, trois fois encore Harry laboura le ventre de sa femme, puis il lâcha sa semence dans l'antre chaude. Etroitement enlacés, ils cherchaient leur souffle tandis qu'ils parsemaient des dizaines de baisers sur la peau l'un de l'autre. Pour la énième fois, ils s'avouèrent leur amour. Qu'ils n'étaient complets que l'un avec l'autre. Ils finirent par s'endormir en resserrant leur étreinte, oublieux des autres, oublieux du monde, oublieux de ce qui n'était pas eux. Pour la première fois, depuis des mois, leur sommeil fut paisible. Pour la première fois, depuis des années, ils étaient paisibles.



Manoir Malefoy – Quelques mois plus tard.


De nombreux enfants trottaient dans les jardins. Des adolescents restaient entre eux et parlaient en conciliabule. Certains volaient en balai et faisaient des circonvolutions dans le ciel. Le repas d'anniversaire était fini depuis une bonne demie heure. Les adultes assis sur des chaises ou allongés sur des transats discutaient tranquillement. La vedette de la journée s'approcha alors de ses parents enlacés et allongés sur la même chaise longue.


- Papa, maman !

- Oui, Jamie ? répondit Drena.

- Je peux sortir le matériel de Quidditch ? S'il vous plait !

- Bien sûr, mon grand ! Acquiesça Harry. On n'a pas tous les jours seize ans.


Le jeune homme laissa ses parents en leur jetant dernier regard de contentement. Ils s'embrassaient encore. Depuis que sa mère était revenue et que les derniers mangemorts étaient morts, la sérénité avait repris sa place au sein de la famille Potter. Le couple ne manquait pas une occasion pour échanger des baisers langoureux. Ils faisaient l'envie de beaucoup. La Gazette du Sorcier ne tarissait plus d'éloges sur ce couple devenu mythique à force de courage et de malheurs.

Hermione et Ron étaient eux aussi allongés non loin de leurs amis et trouvaient ce confort très appréciable. De même que chacun des couples invités par les Potter. Seule Luna et Neville étaient sur des transats séparés. En effet, celle-ci était enceinte de son huitième enfant et ne devait plus tarder à accoucher.

Alors qu'elle caressait le torse de Harry à travers sa chemise, Drena vit deux tornades rousses lui sauter dessus.


- Tante Drena !!! Hurlèrent Pénélope et Albanie sous le regard désapprobateur de leur mère.

- Oui, les filles ? Je vous écoute !

- Lily a disparu !

- Vous deviez la surveiller ! Gronda leur mère. Elle n'a pas quatre ans, je vous rappelle !

- Oh, excuses-nous, Tante Drena, on jouait tranquillement dans le labyrinthe du jardin français et hop plus de Lily ! S'exclama Albanie.

- On l'a cherchée pendant cinq bonnes minutes et puis nous voilà ! Il faut la retrouver ! Reprit Penny.

- Allez, elle ne doit pas être loin ! Nous allons demander à Litta et à Dobby, ils devraient nous la retrouver en deux coups de cuillère à pot. Sourit Drena.


A peine avait-elle dit cela que le "pop" caractéristique d'un transplanage venait de se faire entendre. Ce ne fut pas les elfes de maison qui apparurent mais une silhouette connue de Drena. La silhouette était alourdie par une charge légère. Drena s'avança vers le transplaneur les yeux rivés sur la charge. De longs cheveux blonds voletaient dans l'air frais. La tête était en arrière et le visage était exsangue.

Drena continuait à marcher. Autour d'elle des cris de colère et de chagrin s'élevaient. Elle n'entendit pas un : "Drena pousse-toi !". Elle regardait le petit corps que tenait l'abominable Tom, le semi-vampire. Harry lui avait bien dit qu'ils n'avaient pas trouvé son corps lors de l'attaque de la grotte. Tom s'était vengé de la pire des manières, il ressemblait tant à son père.

Drena marcha encore vers le fils de Voldemort. Elle ne pouvait détacher ses yeux du petit cou marqué par les canines. Un petit filet de sang montrait par où la vie de sa fille s'était enfuit.

Drena franchit les quelques pas qui la séparaient du petit cadavre de Lily. Elle le prit dans ses bras. Tom n'avait pas fait le serment inviolable de ne pas tuer ses enfants, c'était Fenrir.

Drena ne vit pas le sourire mauvais de Tom quand il savoura le visage décomposé de la mère de famille. Un sourire qui disparut quand James lui envoya un AVADA KEDAVRA. L'adolescent avait attendu que sa mère s'éloigne pour le lancer du haut de son balai à quelques mètres dans le ciel.

Drena ne remarqua pas non plus que son mari tabassait le cadavre du semi-vampire. Elle marchait vers le petit lac où elle avait autrefois tressé des couronnes de fleurs avec la fillette. Elle s'asseya au bord de l'eau et se mit à bercer la fillette. Elle lui chantait la chanson que Narcissa lui fredonnait si souvent.

De longues minutes, très longues minutes, se passèrent pour les autres acteurs mais Drena vivait dans une autre dimension. Dans un monde créé par elle, où sa fille et elle fabriquait des couronnes de fleurs. Un monde où sa mère était encore vivante, où tous ceux qu'elle avait aimés étaient encore là.

Harry était là à la regarder dériver, les bras ballants. Il n'avait pas su protéger sa fille et par là même empêcher Drena, sa Drena, de sombrer loin de lui et du monde. James, tout tremblant, s'était mis à son côté. Le père prit son fils par les épaules. Hermione était la seule à oser s'approcher de la pauvre mère éplorée. Molly, qui était en retrait, se rappela la bataille finale contre Voldemort, quand deux de ses fils avaient succombé.


- Drena ? M'entends-tu ? C'est Hermione ?


La pauvre mère ne faisait que chantonner.


- Drena ? Viens ma chérie ! Lily est fatiguée, il faut la coucher !

- Tu crois ? Demanda Drena les yeux hagards.

- Oui, viens, je t'accompagne ! Elle n'a pas arrêté de jouer toute la journée, il faut qu'elle se repose ! Et puis, tu vas boire un bon thé ! D'accord ?

- Oui ! D'accord !


La jeune femme se releva en transportant sa fille. Elle ne vit pas le regard implorant de son mari et de ses fils. Elle ne vit pas celui bourrés de remords des jumelles. Elle ne vit pas celui compréhensif de Molly et Arthur. Elle ne vit aucuns des regards de sympathie de ses amis et proches. Elle était encore dans son monde.

Drena venait de coucher sa fille sur le beau baldaquin blanc. Elle l'embrassa tendrement en lui souhaitant une bonne sieste. Elle fut entraînée dans sa chambre par Hermione. Elle but alors un thé abondamment arrosé de potions diverses.

Elle s'endormit et sombra dans un sommeil sans rêves, un sommeil d'oubli.



Manoir Malefoy – Deux jours plus tard.


Un tout petit cercueil blanc était posé sur une petite carriole blanche tirée par une licorne. Le tout était littéralement recouvert de lys et de roses blanches. Une grande silhouette elle aussi toute de blanc vêtu suivait le petit attelage. Elle marchait péniblement encore sous le coup des potions calmantes. Elle ressemblait à une sorte de fantômes qui ne tenait à ce monde que par quelques fils fragiles. Derrière elle, son mari continuait le cortège en soutenant ces fils. Les amis et les officiels suivaient derrière la famille. Alors que l'on arrivait à l'endroit prévu pour l'inhumation, Drena tourna la tête vers le monde qui se trouvait derrière elle. Elle ouvrit des yeux surpris comme si elle reprenait pied avec la réalité. Elle se mit à osciller dangereusement sur ses jambes. Harry et Hermione se précipitèrent juste à temps pour ne pas qu'elle s'écroule au sol. Son mari la tint par la taille tandis que Hermione s'occupa des deux garçons.

L'officiant sorcier spécialisé dans les enterrements fit disparaître la carriole et la licorne. Le cercueil descendit doucement sur un lit de fleurs. Deux autres officiants vinrent le rejoindre. Ils prononcèrent des paroles sacralisées que personne n'entendit vraiment. Leurs trois baguettes firent quelques mouvements et le petit cercueil se trouva recouvert par une magnifique stèle toute aussi blanche. Une petite fée en marbre blanc et pur lançait une cascade de roses de marbre blanc.

Drena s'arracha aux bras de son époux en hurlant alors qu'elle ne parlait plus depuis deux jours.


- NOOONNNNN, ma petite fille, NON ! Elle n'est pas morte, sortez la de là ! Elle n'est pas morte ! Mon bébé, mon bébé ! Ne laissez pas mon bébé dans la terre ! Mon bébé !

- Drena, ma douce, notre bébé est mort. Viens ma douce, ma chérie !


La mère éplorée se retourna vers son mari et le reconnut. Elle se jeta dans ses bras en pleurant à chaudes larmes. Depuis ce fatal jour, elle n'en avait versé aucune. Harry emporta sa femme dans ses bras et se dirigea vers le manoir.

Par Alfgard - Publié dans : Harry Potter - Fan-fictions
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Lundi 21 juillet 1 21 /07 /Juil 09:58

Chapitre 26 : La fin des Mangemorts

 

Manoir Malefoy – Quelques semaines plus tard.

*Froid. Toujours froid et seule si seule. J'ai rêvé pourtant. Dans mon rêve, Harry était là. Il m'embrassait encore, et encore, et encore. Dans mon rêve, il y avait aussi Jamie mais il avait une drôle de voix qui changeait tout le temps. Dans mon rêve, Severus pleurait encore et me parlait de Poudlard. Dans mon rêve, j'ai entendu une petite fille qui m'appelait "maman" à tout bout de champ. Ce n'est pas Lily c'est encore un petit bébé ! Elle ne sait même pas marcher. Je dis dans mon rêve mais c'est dans mes rêves. Dans mes rêves, c'est surtout Harry qui les hante. Je suis allongée sur le côté et lui est dans mon dos. Il me dit qu'il va me réchauffer que je vais guérir. Guérir ? Non, je suis morte ! Comment je sais que je suis morte ? Et bien, parce que j'ai froid, très froid, si froid. En fait, à part les caresses de Harry la seule sensation que j'ai c'est d'avoir froid. Encore et toujours. Même quand Harry m'enlace très fort, sa chaleur d'homme fort et en bonne santé ne passe pas en moi mais c'est normal ce n'est qu'un rêve. Je suis morte et j'ai froid. Je n'aurais jamais cru que ce serait cela la mort. Mon Harry, pourtant, me distrait un peu de ce froid. Il me dit des tonnes de mots d'amours, des dizaines d'excuses, pourquoi ces excuses ? Il me caresse encore et encore mais je suis morte alors je ne bouge pas. D'ailleurs, en plus d'avoir froid, je ne peux pas bouger. Comme si j'étais encore sous l'emprise de Tom et de son venin. Ce n'est pas possible. Il a fini par me tuer ce fichu semi-vampire. Oh Harry, voilà que tu recommences tes caresses. Quelle torture !*

Harry avait mit Drena sur le côté et s'était installé derrière elle. Le drap recouvrait leurs deux corps. Il avait mêlé leurs jambes. Il avait posé sa tête sur l'épaule de sa femme. Il laissait glisser ses doigts sur le ventre et les seins généreux. Il embrassait sa nuque adorée. Cette nuque qui lui faisait tant d'effet depuis qu'il l'avait trouvée à Stonehenge. Pendant qu'il caressait son épouse, il se remémora tous ses souvenirs et en parla à sa femme encore et encore. Il s'endormit paisiblement. Depuis qu'il avait "récupéré" sa compagne, il avait passé tout son temps libre à lui parler et à la caresser. Il espérait que la potion que préparaient Hermione et Rogue soit moins indispensable que son amour. Il savait qu'il se leurrait et que le poison, le venin, était très puissant et que c'était un miracle que la jeune femme soit toujours en vie.

Ce fut des voix qui s'opposaient qui le réveillèrent. Il grogna en leur disant de se taire.

- Encore en train de vous disputer ? Ne pourriez vous taire et respecter notre intimité aussi ?

- Harry, nous croyons avoir trouvé l'antidote mais Severus pense que je suis trop pressée !

- Oui, nous n'avons pas fait de test avec son sang !

- Mais elle peut mourir d'un jour à l'autre ! Regimba Hermione

- En parlant de sang ! Reprit Harry. Mon sang pourrait-il aider à sa guérison ?

- C'est une idée ! opina Severus. Si cette potion ne marche pas, nous pourrions tenter le coup. En attendant, testons celle-ci !

Severus mit sa filleule sur le dos puis releva sa tête. Il ouvrit la fiole et commença à laisser goutter la potion dans la gorge de la malade. Une fois qu'il lui eut fait boire l'ensemble de la potion. Il attendit nerveusement ce qui était assez rare chez le vieux Maître de Potions. Des gémissements surgirent alors du corps si silencieux ces dernières semaines. Las, c'était des gémissements de douleur. Le corps de la jeune femme se mit à se tordre dans tous les sens comme sous l'emprise d'un doloris. Sa peau se retrouva humide et Harry sentit la chaleur qui en émanait. Elle faisait de la fièvre.

- MAIS QUE SE PASSE T'IL ? Hurla t'il

- Cela ne marche ! Ce n'est pas sensé faire cela ! Pas du tout !

Le Maître des Potions qui avait prévu une possible réaction allergique avait sorti une fiole contenant une potion inversant le processus. Il le fit boire à sa filleule dont le corps sursautait et qui gémissait de douleur. Hermione était tombée à genoux et pleurait.

- Pardon, Harry, pardon, j'étais si sûre ! Si sûre que cela marcherait.

Harry ne répondit pas. Il était concentré sur sa femme dont les soubresauts s'arrêtèrent petit à petit. Il repoussa les cheveux emmêlés et trempés par la transpiration. Il lui murmurait des mots tendres et doux et la berçait dans ses bras.

- On va essayer avec mon sang, Rogue.

Manoir Malefoy – Deux jours plus tard.

*Oh, comme j'ai froid. Pourquoi j'ai si froid ? C'est désagréable la mort, en fait ! Avoir froid tout le temps, c'est bien l'idée que je me fais de l'enfer ! Et puis mes rêves avec Harry sont vraiment de plus en plus étrange et de plus en plus torride. Je dois être vraiment en manque mais comment peut on être en manque quand on est morte ? C'est vraiment bizarre. Oooh, Harry m'embrasse. Oooh, c'est curieux, j'ai l'impression de me réchauffer. Mummmh, c'est si bon ! Mummmh, j'ai chaud enfin si chaud. Mais alors, je ne suis plus morte ? Je… je… veux… do… dor… mir !*

Harry contemplait sa femme. Cela faisait une heure qu'on lui avait donné la nouvelle potion contenant son sang cette fois-ci. Il l'avait mise sur le côté dans le cas où elle aurait besoin de vomir encore. Depuis l'ingestion de la nouvelle potion, elle n'avait pas arrêté de vomir, encore et encore. Elle avait expulsé tout le venin que le semi-vampire lui avait transmis. Sa peau était redevenue chaude et douce. Ses lèvres avaient recouvré leur incarnat habituel et l'envie de les embrasser le tenaillait encore plus. Alors qu'il repoussait les mèches fines et blondes et qu'il caressait son visage, il vit ses paupières papillonner. Il s'arrêta et la dévisageait. Il allait enfin revoir ses beaux yeux si pâles. Quand ses cils laissèrent passer un regard éperdu et timide. Harry croisa alors ce magnifique regard et se mit à souffler. Il avait arrêté de respirer dans l'attente de ce moment. Son épouse, sa compagne adorée le contemplait, lui, comme s'il était la huitième merveille du monde. Il vit qu'elle leva les mains et qu'elles s'agrippèrent à sa chemise. Et il entendit sa voix chaude et traînante légèrement rocailleuse.

- Harry, oh Harry, mon amour !

Les pleurs se mirent à dévaler sur les joues pâles.

- Harry, ne me laisses plus, je ne veux plus être loin de toi ou des enfants, garde-moi dans tes bras, garde-moi auprès de toi. Oh Harry.

Elle ferma les yeux et posa son front sur la poitrine de son mari. Elle finit par bredouiller des phrases de plus en plus hachées et incohérentes. Elle tremblait et marmonnait des "ne me laisses plus", des "Je t'aime", des "je suis si malheureuse". Il ne savait pas comment la calmer et décida d'y renoncer. Il la serra dans ses bras pendant qu'elle pleurait à chaudes larmes et mouillait sa chemise. Il perdit toute notion de temps. Il ne voulait que serrer sa femme et la consoler. Il frottait son dos d'une main et de l'autre caresser l'épaisse chevelure blonde. Sa femme était revenue et plus rien, ni personne, ne comptait qu'Elle. Elle s'endormit dans ses bras.

Nord de l'Ecosse – Deux semaines plus tard.

Les "hautes" montagnes d'écosse découpaient une horizon torturée sous les yeux des Aurors et ex-aurors. Les nombreuses filatures et enquêtes de ces deux dernières années avaient finalement porté leurs fruits. Ils savaient que tous les mangemorts serait présents derrière cette montagne qu'ils étaient en train de gravir. Sur l'autre flan de celle-ci se dévoilerait l'entrée d'une grotte. Harry serrait le poing sur sa baguette. Il se ferait un malin plaisir de tuer et, peut être, de torturer le semi-vampire. Sa femme se remettait mal de son statut de "garde-manger" tant physiquement que moralement. Liée par le Serment Inviolable, elle n'avait pas pu leur donner énormément d'indices. Néanmoins, le peu qu'elle avait pu leur fournir avait permit de faire avancer leurs investigations. Ils avaient pu attraper deux ou trois nouveaux mangemorts qui leur avait tout révélé. Ainsi que le fameux "Tom" était le fils de Voldemort qu'il avait eut avec une femme vampire trois mois avant sa mort. Etrangement, Tom avait n'avait "tiré" de son père que les pouvoirs magiques de n'importe sorcier et ce venin qu'il inoculait à ses victimes. Sa plus grande force et ses plus grandes capacités lui venaient plus de sa mère. Ils avaient aussi apprit que Fenrir Greyback avait survécu et qu'il était le chef de ce nouveau mouvement.

Les "Chasseurs" de Mangemorts venaient d'arriver au sommet et commençaient déjà à redescendre vers la grotte. Après quelques minutes, ils en virent l'entrée. Armés de leur baguette, ils se ruèrent à l'intérieur. Cette fois-ci, il ne serait pas fait de quartier.

 

Par Alfgard - Publié dans : Harry Potter - Fan-fictions
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Dimanche 20 juillet 7 20 /07 /Juil 09:06

Chapitre 25 : Chagrin

 

Poudlard – Quelques minutes plus tard

La fête était gâchée. Une foule compacte et bariolée se bousculait pour essayer de voir ce qui se passait. Les rumeurs l'avaient parcourue rapidement. Les spectateurs de la coupe du monde de Quidditch ne s'attendaient à ce "nouveau" spectacle. Ils avaient fini par apprendre que les mangemorts avaient ramenés le corps de l'épouse défunte du "Survivant".

Soudain, la foule s'ouvrit en deux et laissa passer un homme. Harry portait sa femme et fendait cette masse de gens. Ils dévisagèrent le survivant et ses joues trempées de larmes. Ils furent, eux aussi, choqué de l'état de Drena. Elle portait une très longue robe blanche aux manches très courtes, sa tête roulait en arrière sur le bras de Harry tandis que ses bras ballottaient de chaque côté. Les gens avaient les yeux rivés sur les minces et délicats membres. Ils étaient littéralement recouverts d'hématomes qui passaient par toutes les couleurs. Ils montraient l'endroit où le vampire avait planté ses crocs. Des dizaines de petites cicatrices rondes de la forme des canines parsemaient la peau fine et fragile. La morte avait dû souffrir le martyr avant de perdre la vie. Ses longs cheveux blonds frôlaient le sol. Ses lèvres bleues étaient si visibles sur son visage exsangue.

Le survivant ne voyait personne et avait l'air de porter une chose précieuse à la fois très légère et très fragile. Ses fils le suivaient la tête basse. Comme un semblant de cortèges, leurs amis les suivaient. Le silence de plomb n'était rompu que par quelques sanglots. Tout le monde avait l'impression de se réveiller quinze ans auparavant quand l'attaque finale de Voldemort avait provoqué la mort de tant de personnes.

Manoir Malefoy – Deux heures plus tard

Elle reposait dans le majestueux lit à baldaquin où ils avaient fait l'amour, où Lily était née. Son mari était là sans bouger assis dans un fauteuil. Personne n'avait réussi à le faire parler. Depuis qu'il avait prit sa femme dans ses bras, il n'était pas sorti de son mutisme. Hermione avait donné des potions de sommeil aux garçons afin qu'ils se reposent. Ron, Dean et Molly étaient là derrière Harry au cas où. Tout d'un coup, une petite tornade blonde vint se jeter dans les bras du mari éploré.

- Papa, papa !

Harry baissa alors les yeux vers Lily qui le regardait implorante. La fillette de trois ans lui soutira un pauvre sourire.

- Ma petite chérie !

La fillette se tourna vers le lit en montrant sa mère du doigt.

- C'est qui la dame dans le lit !

- C'est ta maman !

- Non ! Ce n'est pas ma maman ! Ma maman, elle est belle ! Ma maman, elle rit tout le temps ! Tu m'as montré les photos de ma maman !

- C'est vraiment ta maman !

- Elle est malade ?

- Oooh ma chérie !

Harry prit sa fille dans ses bras. Il la serra à la faire couiner et se remit à pleurer. La fillette fut de même très inquiète de voir son papa dans cet état. Molly emmena l'enfant hors de la chambre, consciente de leur douleur respective. Harry se leva et s'approcha de sa femme, il approcha sa main de la joue pâle. *Oh, ma douce, tu es si froide. Je te vengerais, mon amour ! Je tuerais ces salauds, je les tuerais tous.* Il se pencha sur les lèvres bleuâtres et les embrassa. Dans son esprit fiévreux, il eut l'impression que la bouche aimée avait réagi à son baiser. Il secoua la tête douloureusement. Il se releva et sortit de la chambre.

A peine sorti, il fut "alpagué" par Hermione et Rogue.

- Harry, il faut que l'on te parle ! Murmura son amie.

- Quoi ?

- Pourrait-on parler dans un endroit tranquille ? Demanda Rogue

- Euh, oui, le bureau de Drena ! Dit-il d'une voix rauque.

Ils le suivirent jusque dans ce qui était devenu un sanctuaire. Effectivement, rien n'y avait été touché depuis le "départ" de sa femme. Les elfes avaient reçu l'ordre de nettoyer sans rien bouger. Harry montra les fauteuils à Hermione et à Rogue. Ce dernier avant de s'asseoir lui remit le parchemin qui était tombé de la manche de la défunte.

- Qu'est-ce que c'est ? Demanda Harry.

- Lis, Harry, lis ! Répondit Hermione.

Monsieur Potter,

J'avais fait un serment inviolable avec votre femme, il y a deux ans. Comme convenu avec elle, dès qu'elle ne serait plus utile à notre semi-vampire, nous devions la laisser partir.

Je suis persuadé vu son état que vous pensez qu'elle est morte. Ce n'est pas le cas ! Pas encore, du moins mais d'ici à deux ou trois semaines, elle mourra.

En effet, le semi-vampire qu'elle nourrissait lui injectait du venin reptilien. Plus les mois passaient plus elle était contaminée. Les "repas" humains et moldus qui servaient habituellement de repas à notre semi-vampire mourraient plus vite.

Je pense que le fait que votre épouse soit une sorcière de sang-pur dotée de grands pouvoirs a permit qu'elle survive plus longtemps que les moldus.

Je sais que vous avez une très grande médicomage comme amie et que Severus Rogue est un de vos collègues et accessoirement parrain de votre épouse.

Je pense qu'ils seront les seuls capables à la sauver mais qu'ils fassent vite car il lui reste que peu de temps.

A ne jamais vous rencontrer.
le Chef des Serviteurs du Seigneur des Ténèbres.

La lettre tomba au sol et Harry commença alors à se diriger vers la porte.

- Harry, nous devons parler ! Le stoppa Hermione.

- Je dois aller la voir, lui parler ! Elle est encore vivante ! Il faut que je lui parle !

- Elle ne vous entendra pas, Harry ! Intervint Rogue.

- Si elle doit vraiment mourir, il nous reste si peu de temps ! Quand je pense que je m'apprêtais à l'inhumer.

- Nous devons discuter de notre plan pour la guérir !

- C'est sûr ? Vous pensez y arriver tous les deux ?

- Nous utiliserons tous le temps qu'il lui reste pour cela ! Soupira Hermione

- Je peux aller la voir, maintenant ?

- Bien sûr !!!

Il s'empressa de les quitter pour aller voir sa femme qui n'était plus une morte mais comateuse. Il surgit dans la chambre au moment où Molly venait de sortir une magnifique robe noire pour l'ex-défunte.

- Non, Molly ! Il vous faudra sortir une chemise de nuit !

- Comment ?

- Apparemment, ma femme n'est pas encore morte mais seulement dans un coma très profond !

- Es-tu sûr ?

- On m'a joint un message au corps de ma femme !

- Attends, Harry, je vais vérifier !!!

Molly sortit sa baguette et fit un sort qui permettait de mettre en évidence l'aura de vie d'une personne. Une faible, très faible, lueur rose recouvrit le corps de Drena prouvant à ceux qui en douterait que la vie restait accroché à cette fine silhouette. Là-dessus, Harry prit à pleine bouche les lèvres de sa femme et introduisit la langue. Il chuchota ensuite à son oreille.

- Ma douce, ma belle blonde, c'est Harry, ton mari, tu as intérêt à te réveiller ! Tu m'as manqué depuis deux ans, j'ai envie de toi et comme je t'ai été fidèle, tu n'imagines même pas comme je suis chaud. Tu vas guérir, je te le promets. JE T'AIME ! Tes enfants t'aiment.

Molly, qui le regardait affectueusement, n'avait rien entendu des "promesses" faites à la "revenante". Il se redressa et se retourna vers sa presque mère.

- Elle va s'en sortir, hein, Molly ?

- Bien sûr, Harry ! Après tout ce que vous avez vécu, il n'est que temps que vous soyez enfin heureux !

- Oui, Molly ! Nous méritons d'être enfin heureux !

Il se retourna à nouveau vers sa femme et la regarda amoureusement.

- Je mets tous mes espoirs en Hermione et Rogue ! Tous mes espoirs !

Par Alfgard - Publié dans : Harry Potter - Fan-fictions
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Samedi 19 juillet 6 19 /07 /Juil 23:53

Chapitre 24 : Quand une vie n'est pas une vie !

 

Une cave – Quelque part – De nombreux mois plus tard.

Une silhouette était recroquevillée sur la somptueuse couchette recouverte de chaudes fourrures. Les murs étaient recouverts de riches tentures. Des candélabres et des braseros étaient installés de part en part. Une grande bibliothèque abondamment remplie de d'ouvrages. Et pourtant, le temps ne passait pas, le temps ne passait plus pour l'occupante. Elle ne savait plus depuis combien de temps le jeune Tom buvait son sang.

Elle avait beaucoup apprit sur lui, des choses effrayantes, une malédiction pour le monde des sorciers. L'adolescent était né cinq mois après la mort de Lord Voldemort. Sa mère était une femme vampire qui avait accepté de se reproduire et par cette grossesse d'abandonner la vie éternelle. Elle était morte en couches.

La lourde porte de bois de sa prison dorée s'ouvrit alors sur le géant Fenrir Greyback, le dernier partisan de Voldemort encore vivant.

- Bonjour, Dame Malefoy ! Je vous apporte votre potion de la semaine.

Drena se retourna face à son geôlier.

- Bonjour, Fenrir !

- Vous m'avez l'air bien faible, Drena !

- Votre protégé a bu plus que de raison hier soir ! J'ai très froid aujourd'hui ! Très froid !

- Quel jeune inconscient ! Vous lui êtes tellement utile ! Depuis tout ce temps, il ne l'a pas compris encore ?

- Je crois qu'il aimerait du sang plus jeune et plus frais ! Il tient de sa mère et de son père !

- Je vais vous donner une potion plus puissante avant qu'il ne vous vide !

- Pourquoi ?

- Pourquoi quoi, Drena ?

- Pourquoi prenez-vous autant soin de moi ?

- Tout d'abord, parce que vous êtes devenue indispensable à ce jeune idiot ! Et puis… je vous admire ! Beaucoup ! La seule autre personne qui réunisse autant le courage et l'amour, c'est votre mari ! Vous le savez ?

- Je ne suis pas digne de lui ! Et puis, je suis une serpentard, nous ne sommes pas renommés pour notre courage !

- Et bien, nous dirons que votre mari a beaucoup déteint sur vous !

- Ce qui m'étonne de vous c'est que vous admiriez le courage et l'amour ! Vous n'avez jamais eut cette réputation !

- Avant d'être ce que je suis, j'ai été un enfant ! Et si ma mère avait été comme vous… peut être, je dis bien peut être ne serais-je jamais devenu ce que je suis aujourd'hui !

- Je ne suis pas une bonne mère !

- Oh que si, la meilleure que je connaisse !

- J'ai tenu mes fils éloignés de leur père, par vengeance !

- Vous êtes une serpentard et une femme !

- Argh… un compliment qui n'en est pas un !

- Oh mais… le temps passe vite avec vous, je dois repartir !

- En parlant de temps… depuis combien de temps, suis-je ici ?

- Vous l'ignorez ?

- Oui, seules mes lectures et les "interludes" avec Tom rythment mes journées et je n'ai aucun calendrier sous la main !!!

- Eh bien, Dame Malefoy, cela fait plus d'un an que vous êtes des "nôtres" !

- Des vôtres, non ! Le garde-manger de Tom, OUI !

- Allez, Dame Malefoy, cela ne va plus durer longtemps !

- Oui, je sais que cela ne va plus durer ! Je sais que sa salive contamine et tue ses victimes et ce depuis qu'il est tout jeune !

- Comment savez-vous cela ?

- Que je suis condamnée ? Qu'il inocule du venin ?

- Oui !

- Tom s'est fait un malin plaisir de me le dire !

- Petit con !

- C'est de votre Maître dont vous parlez !

- Son père était mon Maître ! Lui n'est qu'un succédané imposé par sa mère !

- Il est vrai qu'il n'a pas le pouvoir et la puissance de son père ! Et ne l'aura jamais !

- C'est d'un décevant ! Si vous saviez, nous espérions vraiment qu'il vaille notre Seigneur des Ténèbres !

- Saviez-vous que mon père avait proposé que je sois la "matrice" pour cet "héritier" ?

- NON !

- Si !

- Par l'enfer, il aurait mieux valu !

- Cela ne se serait jamais fait ! Ce n'était pas "écrit" !

- Oui ! Il est des destins plus ou moins grands !

- Le mien, ainsi que celui de Tom, ne sera jamais grand, Fenrir !

- Détrompez-vous, Dame Malefoy !

- Ah oui ?

- Le monde des sorciers a fait de vous sa nouvelle icône !

- Comment ?

- Vous êtes la mère qui s'est sacrifiée pour sauver ses enfants des mangemorts, c'est paru dans le Chicaneur en premier et même dans la Gazette du Sorcier ! Les Femmes Weasley sont montées au créneau pour vous défendre face au monde !

- Toutes ?

- Molly, Hermione, Fleur, et les sœurs Patil !

- Les sœurs Patil ?

- Oui, elles se sont mariées avec les jumeaux Weasley. Toutes, elles vous ont défendu y compris y compris Ginny Weasley et Luna Londubat. Vous êtes une icône je vous dis ! D'ailleurs, tout le monde pense que vous êtes déjà morte !

- Oui, c'est tout comme… grâce à Tom !

- Ah, si je pouvais vous sauver !

- Allons ! Je me suis résignée ! Faites de même ! Si cela ne vous fait rien… Je suis un peu fatiguée !

- Bien sûr, je vous laisse !

Une fois la porte fermée sur le loup-garou. Elle avala la potion et s'allongea sur la moelleuse couchette. Elle était très confortablement installée mais elle restait une prisonnière. Comme de plus en plus souvent, ces derniers temps, elle essayait de visualiser les visages des êtres aimés. Jamie tout d'abord, son grand et beau garçon mais elle savait qu'il avait sûrement encore grandi. Après tout, il avait commencé sa troisième année à Poudlard depuis de plusieurs mois déjà. * Nous avons déjà passé le nouvel an ! Si je ne me trompe pas dans mes calculs.* Quant à Sev, elle se repassait le même souvenir. Quand il jouait avec son vif d'or. Harry lui avait dit que son père James avait la même manie, de relâcher le vif et de le rattraper juste à temps ! La petite Lily était plus malchanceuse. Sa mère se doutait qu'elle devait marcher maintenant mais elle avait du mal à se l'imaginer. C'était elle dont le visage s'estompait le plus. Sans compter ce fichu venin qui obscurcissait de jour en jour son esprit. Heureusement, les traits spécifiques de Harry et son regard vert et perçant, eux, elle ne pourrait les oublier. Son mari, son amant, son ami, l'homme de sa vie était fortement gravé dans son cœur et dans son esprit. *Oh Harry, ma douce torture !*. Elle se mit à frissonner. Le froid prenait son corps de plus en plus souvent et pourtant sa cellule était bien chauffée. Quand la mort vous envahit les cellules et que le froid s'installe, le meilleur chauffage du monde n'y peut rien.

Poudlard – Bureau de Harry Potter – Au même moment.

Alors qu'il corrigeait des devoirs bourrés de fautes, Harry releva la tête et se fit rêveur. Son cœur se serra car il pensait à Drena. Sa femme, sa douce compagne, qui s'était sacrifiée pour ses enfants. James ne s'en était pas remis, il allait sur ses quatorze ans et d'apprendre que sa mère avait donné sa vie pour lui l'avait gravement perturbé. Il était devenu très taciturne ni ses amis, ni sa petite amie, Sorcha Nott, une serpentard, n'arrivaient à le dérider durablement. Personne n'osait lui parler de sa mère par peur de ses regards et de ses coups de poings. Seule Hermione discutait avec lui de ce que Drena était. Elle était l'épaule dont le jeune garçon avait besoin. Son père souffrait trop lui aussi pour soulager son fils. *Mais pourquoi je ne suis pas fichu d'aider mes fils ? Heureusement ma petite Lily a l'air contente de son papa ! Oh ma Drena, si tu savais, elle te ressemble de plus en plus !*. Harry posa sa plume et se leva vers la fenêtre. Il scruta l'extérieur obscurci par la nuit. Il mit son front contre la vitre. Son cœur appelait sa femme. *Si tu pouvais m'entendre, si j'avais la certitude que tu es encore vivante !*. Il sentit alors comme un souffle le parcourir, il eut l'impression d'entendre un gémissement et que l'on murmurait : "Harry".

-*-*-*-

Poudlard – Coupe du Monde de Quidditch - Un an plus tard

Des semaines, cela faisait des semaines que Ron se démenait. Hermione pensait qu'elle allait devenir folle. Après la disparition de Drena et la certitude de la recrudescence de la Magie Noire, il avait démissionné de son équipe de Quidditch pour rester près de sa femme et de ses trois enfants. Sa très bonne réputation et le piston lui avaient permis de devenir le nouveau Directeur des Sports Magiques. Aussi quand il avait apprit qu'il organiserait la prochaine Finale de la Coupe du Monde de Quidditch, il avait pourri la vie de sa femme et de ses amis. Cela avait permit à beaucoup de monde d'oublier un peu leurs soucis, Harry y compris.

La finale Angleterre-France avait surpris tout le monde. On s'attendait plus ou moins à une Irlande-Australie. Comme la dernière finale avait été émaillée par l'arrivée des mangemorts sur le terrain, il avait été décidé qu'elle se passerait à Poudlard. Evidemment, des dispositions spéciales avaient été prises par Ron Weasley. Sans compter qu'elle avait lieu au cours des fêtes d'Halloween.

De plus, il fallait tenir compte que les "nouveaux" mangemorts étaient de plus en plus actifs. De nouvelles rumeurs circulaient depuis quelques mois sur le fait qu'ils avaient un nouveau Maître. Ils l'appelaient l'Héritier de Voldemort.

Heureusement, le grand soir était arrivé. Les spectateurs étaient en train de se rassembler pour entrer dans un terrain de Quidditch qui avait été transformé pour qu'il soit plus adapté à une coupe du monde qu'aux évolutions d'adolescents. Comme à l'habitude les anciens de l'Ordre du Phœnix et les amis du survivant avaient droit à la tribune officielle. Alors que le public était bien installé, Ron s'avança au bord de la tribune, posa sa baguette contre sa gorge et hurla : "La finale de la coupe du monde peut commencer !". C'était bien plus "succinct" que les discours auxquels les sorciers étaient habitués.

Contrairement à la dernière à laquelle Harry avait pu assister, les deux équipes ne trouvèrent pas utiles de faire un trop grand étalage de leurs talents magiques. L'Equipe anglaise avait créé un Merlin géant qui faisait jaillir des cascades de fleurs de ses mains. L'Equipe française, elle, avait fait courir des loups virtuels chevauchés par des fées réelles toutes dorées. Les deux équipes en vinrent rapidement à ce qui les intéressaient : jouer.

Au bout de cinq heures d'un jeu à la fois "fair-play" et dynamique, ce fut finalement l'Angleterre qui gagna la finale. La France s'en était plus qu'honorablement sortie avec un 310-330. Comme l'avait dit Ron : "L'Angleterre a eut chaud aux fesses !". Alors que le public et les officiels sortaient des gradins, des cris et des hurlements de peur parcoururent la foule. Tous les spectateurs avaient les yeux rivés au-dessus de la forêt interdite.

On pouvait y voir planer la marque honnie, le symbole de peur que tout le monde reconnut. Le crâne et le serpent représentant Voldemort évoluaient au faîte des arbres. Harry, Ron, les anciens combattants et tous les aurors zigzaguèrent entre les sorciers puis coururent vers la lisière de la forêt. Là, ils s'arrêtèrent d'un coup.

Ils virent s'approcher d'eux ce qui ressemblait davantage à un cortège funèbre qu'à une attaque. Quatre mangemorts habillés de blanc marchaient lentement et portaient une civière sur laquelle reposait un corps mince. Il était recouvert d'un voile arachnéen blanc. C'était une femme, une morte apparemment. A cent mètres de leurs ennemis, les mangemorts s'arrêtèrent, posèrent la litière et finalement transplanèrent.

Harry avait abaissé sa baguette et fut le premier à avancer vers le corps diaphane puis il se mit à courir vers la civière et s'agenouilla. Il posa sa main sur le voile qui recouvrait le visage de sa bien-aimée Drena. Tous ses compagnons l'entouraient tandis qu'il prit le corps inerte de sa femme à bras le corps. Il s'était mit à hurler de chagrin et à crier des "NON" déchirants. Les femmes, ses proches, pleuraient à chaudes larmes tandis que quelques hommes laissaient couler deux ou trois larmes au coin de leurs yeux. L'assemblée entière était choquée par la vue des bras et du cou de la jeune femme. Ils étaient recouverts d'ecchymoses de toutes couleurs et de traces de nombreuses morsures. Elle était d'une pâleur sans pareille. Les adultes repoussaient tous les jeunes qui voulaient voir ce qu'il se passait.

Néanmoins, seuls deux élèves de Poudlard eurent droit d'accéder, c'étaient James et Severus Potter. Ils marchaient comme des zombis vers leur père et leur mère. Ils s'agenouillèrent, eux aussi, de chaque côté de leur mère et embrassèrent chacun l'une de ses mains, en laissant ruisseler leurs pleurs.

La famille Potter était tellement affligée qu'elle ne vit pas un parchemin s'échapper de la main de la victime. Le professeur Rogue lui le vit et se l'appropria. Alors qu'il le lisait, il porta sa main à la gorge. Il alla voir Hermione Weasley qui le regardait étonnée. Il lui tendit la lettre qu'elle s'empressa de dévorer. Ils échangèrent un regard inquiet puis le reportèrent sur le père et ses fils.

Par Alfgard - Publié dans : Harry Potter - Fan-fictions
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Vendredi 18 juillet 5 18 /07 /Juil 20:26

 

Chapitre 23 : Reste t'il de l'espoir ?

 

 

Manoir Malefoy – Compte à rebours : 3 semaines.

Le Jardin d'hiver était florissant. La chaleur était reposante et Drena somnolait sur un une méridienne. Harry avait insisté pour qu'elle fasse une sieste tous les après-midi comme sa fille ! Un magnifique papillon rouge voletait et se cognait contre les vitres. Il vint se poser sur le visage de Drena qui, dans son sommeil, se mit à froncer son nez pour s'en débarrasser.

Harry arriva sur ce fait. Il souria amoureusement. Il remarqua que les soins, les potions et une alimentation assez riche avait fait disparaître le fantôme qu'elle était. La belle jeune femme pleine de vie au corps si désirable était revenue. Il s'approcha lentement sans faire de bruit. D'un revers de main, il fit s'envoler l'importun. Seul lui avait le droit de toucher à ce magnifique et pur visage pâle. Il s'agenouilla à côté d'elle et posa doucement ses lèvres sur la bouche attirante. Un doux gémissement lui répondit. Puis des bras fins entourèrent son cou pour l'attirer contre elle. Il se mit alors à embrasser les yeux fermés, puis son nez, puis ses tempes, puis ses oreilles, il semait et parsemait de légers baisers partout sur le visage de sa bien aimée.

- Mummm, merci, mon amant, profites-en, mon mari n'est pas là !

- Ah oui ? Le problème c'est que tes fils veulent te voir !

Elle se redressa rapidement en donnant un coup de tête dans le nez de son mari qui se mit à gémir.

- Oh, pardon, mon chéri mais je suis tellement contente de les revoir !

- Ils arrivent dans quelques minutes, ta fille aussi !

- Pourquoi ne me les as-tu pas amenés plus tôt ?

- Parce que je voulais que tu reprennes des forces avant de les revoir !

- Ainsi, ma douce torture aime à me torturer ?

- Je tiens trop à toi ! Et je te voulais à moi seul !

- Oh, regardes l'allure que j'ai, il faut que je m'habille, que je me brosse et puis…

- Tout doux, ma douce… Ce sont tes enfants, ils t'aimeront comme tu es…

- Mais cela fait plus d'un mois que je ne les aie pas vus ! Si tu savais comme ils m'ont manqué.

Dans le salon, la cheminée fit entendre son bruit caractéristique de la poudre de cheminette. Drena se leva de sa méridienne et se mit à trottiner pieds nus vers la pièce où pépiaient déjà ses enfants.

A peine était-elle arrivée devant eux qu'elle se mit à genoux et tendit ses bras. Severus courut s'y réfugier tandis que James avançait à pas mesurés très intimidé. Molly, un grand sourire aux lèvres, lui remit la pouponne qui pouvait déjà se tenir debout. Les pleurs ruisselaient sur les joues des deux plus grands et de leur mère. Harry entra et, à la vue de ce spectacle, se retint lui aussi de pleurer. Il croisa le regard affectueux de Molly. Des centaines de bisous et de mots d'amours furent échangés entre les quatre protagonistes contemplés par Molly et Harry.

Le soir venu, Drena était penchée au-dessus du lit de Lily. Elle la contemplait amoureusement. *Comme tu m'as manqué, mon petit ange !*. Elle déposa un léger baiser sur le front de la pouponne. Elle passa ensuite dans la chambre de Severus. Il était assis en train de lire un conte de fée moldu offert par Hermione. Il souria à sa mère, posa son livre sur sa table de nuit et tendit ses bras à sa mère. Ils se firent un gros câlin et de gros bisous. Ensuite, il s'allongea et elle borda bien serré puis lui passa la main pour repousser les cheveux ébouriffés si semblables à ceux de son père. Elle finit par lui donner un dernier bisou sur le front. Elle rejoignit son "grand". James était devant son bureau entre de réviser avant de repartir pour Poudlard. Elle s'approcha de lui et l'embrassa sur la joue.

- Il faut te coucher mon grand !

- Oui, maman, j'y vais !

Il courut jusqu'à son lit et rabattit ses couvertures. Il fit un grand sourire à sa mère. Malgré son âge, il avait méchamment envie de se faire embrasser par sa mère. Elle s'assit au bord du lit.

- As-tu quelque chose à me dire, mon grand ? J'ai bien remarqué que toute la journée, tu mourrais d'envie de me poser des questions !

- Maman, tu n'étais pas vraiment une mangemort, hein ?

- Non, mon chéri ! Je voulais juste vous protéger, ils avaient menacé de vous tuer !

- Ah c'est cela, on ne voulait rien me dire !

- Je pense que tu as le droit de savoir !

- Merci maman ! Bonne nuit ! Maman….

- Oui ?

- Je t'aime !

- Je t'aime aussi mon grand ! Si fort !

Elle lui fit un gros bisou sur la joue et comme pour son frère, elle arrangea ses cheveux. Elle se releva et vit Harry qui l'admirait amoureusement. Ils sourirent mutuellement et s'enlacèrent sous les yeux de leur aîné. Le chef de famille ferma la porte de la chambre en emmenant sa femme vers l'escalier. Pendant qu'ils le descendaient, il soutenait sa femme qu'il savait encore faible.

- Je t'ai entendue dire à Jamie que tu avais voulu les protéger !

- Je ne pouvais pas lui dire qu'il était toujours en danger de mort.

- Cela va s'arranger, nous avançons dans l'enquête !

- J'ai si peur, Harry, le temps passe vite ! Il ne reste que trois semaines avant le délai imparti.

- Nous y arriverons, ma douce, ne t'inquiètes pas !

- Mais je m'inquiète ! Rien n'a bougé !!!

- Viens, allons-nous coucher ! Je vais t'aider à oublier ! Murmura t'il prometteur en l'emmenant dans leur chambre.

Elle entra la première dans la pièce conjugale et se retrouva fougueusement enlacée. Harry poussa sa femme vers le psyché doré près du lit. Il posa son menton sur la frêle épaule puis se mit à mordiller la nuque tant adorée. Pendant tout ce temps, ils se regardaient dans le miroir. Les mains masculines enveloppaient la taille sur lesquelles étaient posées fines, blanches et racées celles de la jeune femme. Elle bascula sa tête en arrière contre la poitrine de son mari. Quand le baiser se fit suçon et quand des mains audacieuses relevèrent le déshabillé arachnéen, elle se mit à gémir languissamment en fermant les yeux. Des doigts tout aussi hardis étaient arrivés en haut de ses cuisses interminables. Des trémolos de plaisir jaillirent de la douce gorge. Une voix rauque parvint à son cerveau engourdi.

- Ouvre tes beaux yeux, ma douce !

Ce qu'elle s'empressa de faire. Elle rencontra les yeux fascinants de l'homme de sa vie. Un regard chargé de désirs suaves et lubriques usait du miroir pour couvrir le corps tant désiré de son épouse. Elle sentit ses jambes faiblirent mais elle fut retenue par les bras forts de son amant.

- Des faiblesses, ma douce ?

- Mummm !

- Je vais t'en guérir, tout de suite !

Il la prit dans ses bras et l'emmena vers le lit. Elle soupirait contre lui. Il déposa délicatement sur la couche accueillante. En moins de temps qu'il n'en fait pour le dire, il se déshabilla totalement. Il était nu et exposait fièrement sa virilité tendue. Il s'allongea sur la sylphide alanguie. Il frissonna au contact de la soie blanche.

- C'est quoi ce "chiffon" qui m'empêche de sentir ta peau si douce !

- Tu n'as qu'à me l'ôter !

De ses mains puissantes, il arracha le fragile rempart. Elle frémit sous le regard brûlant de son mari.

- Regarde, ma douce, ce que tu me fais faire ! J'ai détruit un vêtement de grand prix !

- Pfffuuu, je m'en achèterai un autre !

- Et je pourrais aussi le détruire ?

- N'en fais pas une habitude tout de même ! Susurra t'elle. En attendant, qu'attends-tu pour continuer ton "ouvrage" ?

- Oh, ma petite coquine est revenue !

Il se pencha sur le corps nu et commença par baiser le ventre arrondi, il porta attention à chaque cicatrice qui le zébrait. Il s'attaqua ensuite au sensible nombril qui la fit onduler sous lui. Tandis qu'une de ses mains attrapa un des seins lourds, l'autre écarta l'une des cuisses blanches et sa bouche descendit plus bas. Les hanches de sa compagne basculèrent en avant pour s'offrir totalement. Il releva la tête et l'observa. Elle avait fermé les yeux et s'accrochait aux draps. Il se redressa et s'allongea sur elle puis lui embrasse le cou fiévreusement. Drena enveloppa les hanches de Harry de ses jambes démesurées qu'elle croisa. Il ne put faire autrement que de venir en elle. Il décida que ce serait long et bon. Il prit tout son temps et ses reins prirent un rythme lent et suave. Cela durait depuis un bon bout de temps quand il remarqua qu'une fine pellicule de transpiration faisait briller le visage de sa femme. Il murmura tout prêt de son oreille.

- On accélère ?

- Oui, oooh ouiii !

Il intensifia son mouvement et, allait et venait de plus en plus vite soulevant le corps de sa maîtresse. Elle grognait et lui enfonçait ses ongles dans le dos puis le prit à bras le corps pour sentir tout le corps de son mari contre elle.

- Oh, Drena, j'arrive.

Puis s'écroula sur elle, il voulut se retirer pour ne pas peser sur elle mais elle le maintint dans cette position. Il était lourd sur et en elle mais elle voulait qu'il reste ainsi sans bouger. Elle délia ses jambes qu'elle laissa tomber sur les côtés.

- Je vais t'étouffer, ma douce ! Je vais t'écraser !

- Non, reste, j'aime ça !

Ils restèrent ainsi de longues minutes quand l'inconfort la gagna.

- Ah tu vois ! Heureusement que je ne me suis pas endormi !

Il la bascula sur lui en se mettant sur le dos.

- C'est une meilleure position !

Il souleva la tête de sa femme et vit qu'elle commençait à s'endormir. Il l'embrassa sur le nez et l'enferma dans ses bras pendant que la tête blonde reposait sur sa large poitrine.

Manoir Malefoy – Compte à rebours : 2 semaines.

Alors que James était retourné à Poudlard et que Harry passait son temps libre en dehors de Poudlard pour faire ses enquêtes, Drena veillait sur les deux plus jeunes comme une mère poule sur ses poussins. Harry et tous leurs amis s'en amusaient et se moquaient d'elle. Ils aimaient à lui rappeler l'ancienne Drena si hautaine, si méprisante, si peu encline à l'amour maternel. Elle répondait que c'était le passé et les errements de la jeunesse. Tout le monde, son parrain y compris, cherchait à la noyer sous les occupations pour qu'elle évite de penser au compte à rebours mais son cœur palpitait chaque jour un peu plus. Ses enfants commençaient à ressentir l'inquiétude de leur mère et usaient de sa crainte pour obtenir tout ce qu'ils voulaient. Leur père lui en faisait le reproche en l'accusant de les "pourrir". Elle ne répondait pas mais le regardait avec des larmes dans les yeux. A ce moment-là, il la prenait dans les bras et lui demandait pardon. Puis il l'emmenait dans leur chambre pour la noyer sous ses baisers et son désir.

Manoir Malefoy – Compte à rebours : 1 semaine.

Elle avait prit sa baguette et s'était habillé de vêtements confortables et de chaussures de marche. Cela faisait une heure qu'elle avait confié ses enfants à Molly en prenant comme prétexte des courses à faire. Ce que tous ignoraient c'est que cela faisait deux jours qu'elle avait mûri son projet. Elle venait d'envoyer un hibou à ses "contacts" mangemorts et attendait la réponse.

Elle pianotait la table de la cuisine quand elle ne se levait pas pour faire les cent pas. Un de ses grands ducs entra avec le parchemin typique utilisé par ses anciens commanditaires, il était accompagné d'un petit paquet. Elle tremblait en ouvrant la lettre et la déchira quelque peu.

Dame Malefoy,

Nous n'ignorons pas dans quelle situation vous vous trouvez à l'heure actuelle.

Vous avez fait un séjour à Azkhaban car vous avez été découverte ainsi que le but de votre mission.

Néanmoins, au vu de vos bonnes "dispositions" et des antécédents de votre famille, nous acceptons de vous rencontrer. Vous trouverez ci-joint un portoloin conçu pour n'emporter qu'une seule personne : vous !

Toute autre personne qui essaierait de l'utiliser subirait un sort mortel.

Nous vous attendons, curieux de connaître ce que vous pourrez nous offrir en échange des potions nécessaires à la survie de vos enfants.

Bien à vous.

Les fidèles mangemorts de Lord Voldemort.

Elle ouvrit le paquet qui contenait un petit serpent de pierre. Elle le prit dans la main et se sentit aspirée.

Quelque part – Plus tard

Elle "atterrit" dans une grotte sombre seulement éclairée par quelques torches.

- Dame Malefoy, entrez donc ! Fit la voix très grave du chef des Mangemorts.

Elle s'approcha du fond de la grotte. Elle ouvrit la main et vit que le serpent de pierre était en poussière.

- Pourquoi ? Dit-elle en montrant sa main

- Il était à sens unique et devait s'autodétruire.

- Ah !

- Bien, Dame Malefoy ! Que nous voulez-vous ?

- Je voulais savoir ce que je pouvais faire pour pallier à l'échec de ma mission ?

- Nous ne pouvons vous redonner cette mission ni même une autre puisque vous seriez d'office "surveillée" par votre époux et le Ministère !

- Ne puis-je vous être utile en quoique ce soit ?

- Moi, j'ai une idée !

C'était le "jeune ami" qui venait de parler et de s'approcher. Il penchait la tête et regardait la jeune femme.

- Vous savez que je dois régulièrement me mettre en "quête" ! Si j'avais ma "nourriture" à portée de mains peut être serais-je plus efficace dans "mes" missions !

- Certes, c'est la meilleure utilité que nous pouvons trouver à cette femme ! Pensez-vous que les contre-poisons pour ses enfants méritent sa présence à vos côtés ?

- Oui, je le pense !

- Comme il vous plaira, mon "jeune ami" !

- Alors ? Demanda Drena.

- Bien, vous servirez à ce jeune homme de "nourriture" ?

- C'est un vampire ?

- Un semi-vampire !

- Acceptez-vous ce marché ?

- Oui, à la condition que nous fassions un serment inviolable vous et moi !

- Cela me convient on ne peut mieux… Josuah, approches, tu vas nous enchaîner !

Le dit Josuah sortit sa baguette. Le chef toujours masqué joignit sa main droite à celle de Drena. L'Enchaîneur posa sa baguette sur leurs mains jointes. Et le géant se mit à parler.

- Drena, vous engagez-vous à servir de nourriture à Tom, notre jeune Maître ?

- Oui ! Tremblota la jeune femme.

Et là Drena put voir commença Severus avait été "enchaîné" pour la sauver. Un filet de flamme entoura les mains.

- Drena, vous engagez-vous à ne jamais rien révéler de n'importe quelle façon sur nous et nos lieux de réunion ?

- Oui ! Redit Drena.

Une nouvelle langue de feu s'enroula encore.

- A vous, Dame Malefoy !

- Et vous…

- Fenrir !

- Hein, Fenrir ???

- Oui, je suis toujours vivant !!! Continuez !

- Fenrir, vous engagez-vous à fournir la potion contre-poison au mal mortel dont vous avez atteint mes TROIS enfants et que vous ne tentiez plus d'atteindre à leur vie ?

- Oui ! Répondit le Loup-Garou.

Encore une fois, les mains furent entourées d'un lacet de feu.

- Fenrir, vous engagez-vous à me laisser partir quand Tom n'aura plus besoin ou envie de moi comme nourriture ?

- Oui ! Ricana Fenrir.

Et une autre flammèche les lia une dernière fois.

Poudlard - Grande Salle – Repas de midi – 1 heure plus tard.

Le brouhaha habituel couvrait les conversations. Les professeurs étaient tous présents et parlaient tout autant que leurs élèves. Soudain, un immense hibou gris entra dans la Grande Salle. Il se posa devant Harry. A ses pattes étaient attachées deux enveloppes et un paquet. Harry les prit et l'animal repartit.

Il ouvrit alors le paquet et trouva trois fioles. Chacune portait les prénoms de ses enfants. Chaque potion était plus ou moins importante au vu de l'âge de chacun des enfants. Harry regarda alors Severus et Minerva avec inquiétude. Il ouvrit l'un des deux plis.

Potter,

Votre femme est entre nos mains. Dois-je ajouter de son plein gré ?

Comme convenu avec elle, vous avez dû trouver ci-joint la potion qui devra être donnée au plus tôt à chacun de vos enfants.

N'essayez pas de retrouver Dame Malefoy ! Nous n'hésiterions pas à la tuer si vous vous approchiez trop près de nous !

Le chef des serviteurs de Lord Voldemort.

 

Il donna la lettre à Severus puis prit et ouvrit la suivante.

 

Ma douce torture,

Lorsque tu liras cette lettre, cela voudra dire que mes enfants seront saufs.

Que veux-tu : je les aime trop ! Je ne pouvais pas attendre que vous trouviez le remède. Et si vous ne le trouviez jamais ?

Je sais que tu aimeras nos enfants autant que je les aime et que tu les protégeras au péril de ta vie. Saches néanmoins que j'ai fait le nécessaire pour que plus jamais, ils n'attentent à la vie de mes bébés.

Saches aussi, que JE T'AIME et que JAMAIS je ne cesserai de t'aimer et que nos merveilleux souvenirs empliront mes rêves.

Ici, je ne serais jamais que de la "nourriture" pour l'un de nos ennemis. Je risque de ne jamais revenir vivante. Je l'ai compris à peine j'avais fini de prononcer l'un des engagements au cours du Serment Inviolable que j'avais avec leur chef. J'ai été si bête, un comble pour une serpentard.

Il était écrit que nous n'aurions jamais la vie calme et paisible d'un couple normal !

Je t'aime.
Ta compagne.

Harry s'était levé au cours de sa lecture. Les larmes ruisselaient sur son visage. Severus et l'ensemble du personnel le vit pâlir et la lettre tomber à ses pieds. La Directrice se leva et prit la lettre. Tout le monde put remarquer qu'elle tremblait et laisser couler quelques larmes.

Pas un adulte n'avait vu James s'approcher à la vue de son père en larmes. Il arracha la lettre des mains de Minerva et la lisait. Il se mit à crier.

- NOOOOOOOOOOOONNNNNNNNNN !!!

Il partit de la Grande Salle en courant. Son père lui courut après.

 

Par Alfgard - Publié dans : Harry Potter - Fan-fictions
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Mercredi 16 juillet 3 16 /07 /Juil 16:59

Chapitre 22 : La prison d'Azkhaban

 

 

Manoir Malefoy – Un mois et quelques jours après la visite des mangemorts

Drena venait de reposer sa fille, dûment allaitée, dans son lit. Elle avait déjà 6 mois et sa mère pensait déjà à diversifier ses repas. Elle lui avait fait essayer une compote de pommes et Lily avait adoré. *Oh, Merlin, comme je t'aime mon petit ange !*. Elle caressa longtemps les doux cheveux où la mèche coupée avait été "remplacée". Elle l'embrassa tendrement. Elle prit la direction de sa chambre à coucher. Elle entendit son mari qui bougeait dans le lit.

- Drena ?

- Oui !

- Viens tout de suite !

- Je voulais me changer !

- Non, viens maintenant !

- Tu es impatient, ma torture !

- Oui ! Viens !

Elle rejoignit son mari dans le lit. Il était lui aussi encore habillé. Elle s'allongea et reçut la bouche de son mari. Alors qu'elle sentait sa langue jouer avec la sienne, la main de son mari passa sur sa nuque. Un gouffre noir l'aspira et l'éloigna alors du visage aimé de son mari.


Un frisson. Un très long frisson. *Comme il fait froid ! Et je me sens si triste !*. Drena finit par se lever. Elle n'était pas dans son lit devant elle un mur gris, tout autour des murs de pierres grises. Le lit était dur, les couvertures étaient grises et d'une laine rêche et terne. Il y avait un broc d'eau clair, un pot pour les commodités, il lui semblait. Elle n'était pas chez elle. Que lui était-il arrivé ?

Elle se leva et s'approcha de la fenêtre qui était grillagée. Elle regarda au dehors. Une île voilà où elle était. Elle vit "voler" des détraqueurs. Elle était dans une cellule. *Azkhaban ! Je suis à Azkhaban ! Oh Merlin, comment ai-je pu atterrir ici ?*. Elle alla à la lourde porte de bois. Elle se mit à taper dessus et à hurler.

- Le directeur, je veux voir le Directeur !

Un garde arriva à ce moment-là et la regarda par l'œilleton.

- Que veux-tu Malefoy ?

- Oh Seigneur, c'est un cauchemar ! Je suis Drena Potter, la femme de Harry Potter ! Appelez-moi le Directeur !

- Le directeur Goyle ?

- Hein ? Euh Oui !

- J'vais l'chercher !

Elle était en train de rêver. Le garde l'appelait Malefoy. Que s'était-il passé ? Au bout de quelques minutes, des bruits de talons claquèrent dans le couloir. Une clé grinça dans la serrure et la porte s'ouvrit en couinant sur ses gonds.

- Bonjour, Drena !

- Ah Goyle ! Fais-moi sortir d'ici !

- Pourquoi faire ?

- C'est une erreur ! Je suis la femme de Harry Potter !

- Je sais qui tu es et je sais aussi que c'est grâce à ton mari que tu es ici !

- NON ! Ce n'est pas possible ! Jamais Harry ne m'aurait fait cela !

- Vraiment ? N'as-tu pas trahi ?

- Non ! Murmura t'elle en baissant les yeux.

- Menteuse ! Dean Thomas t'a espionné. Il a transmis le dossier à ton mari qui l'a transmis au Ministère et au Bureau des Aurors. Tu as parti lié avec les mangemorts !

- Je… je veux voir mon mari ! Il faut que je lui explique !

- Il se doutait que tu dirais cela ! Il nous a dit qu'il ne voulait plus avoir affaire à toi !

- Mes enfants ! Ils…

- Eux non plus, tu ne les verras plus !

- NON ! Pas mes bébés ! Goyle… ils sont en danger ! Ils vont mourir ! Laisse-moi partir !

- Boucle la, Malefoy ! Cria t'il en sortant suivi par le garde.

- Goyle, NOOOONNN ! Goyle ! Mes bébés, mes bébés, ils vont mourir, je dois les sauver ou alors dis-le à Harry. Dis-lui que nos enfants sont en danger ! S'il te plait ! Goyle, Goyle ! NOOOOOOOOON !!!

Son ancien camarade était déjà loin et ne l'entendait déjà plus. Elle continua de taper contre la porte et s'écorcha les mains. Elle finit par se laisser glisser contre le pan de bois et se mit à pleurer à chaudes larmes. Elle hoquetait et disait sans cesse "Mes bébés, oh mes bébés !"


Prison d'Azkhaban – Un mois plus tard.

Deux gardes exploraient le pied des tours d'Azkhaban. C'était une obligation que le nouveau Directeur avait instaurée depuis cinq ans. Il avait permit d'éviter beaucoup d'évasions. En faisant leur ronde, ils veillaient à se tenir éloignés des détraqueurs. Ces derniers étaient "revenus" à Azkhaban après la mort de Voldemort. Les gardes arrivèrent à la Tour Ouest. Là, ils virent une accumulation excessive d'animaux de toutes sortes qui vivaient au pied de la tour. Certains voletaient, d'autres levaient la tête. Les gardes fouillèrent au pied de la tour, ils trouvèrent des restes alimentaires, soit des os, des noyaux de fruits, etc. Ils levèrent les yeux et virent aussi des traces de sauce sur la fenêtre de la coupable.

- C'est la Malefoy ! Elle a jeté sa nourriture !

- Qu'est-ce qu'on fait ?

- On avertit le Directeur ! Surtout que l'on a l'obligation de détecter ceux qui font la grève de la faim !

Ils finirent leur tournée et remontèrent jusqu'au bureau de leur directeur. Il était penché sur le dossier d'un ancien mangemort qui devait être relâché après 10 ans passés dans cette forteresse. Il releva la tête à l'arrivée de ses hommes.

- Oui ? Un problème ?

- On a retrouvé des traces de nourriture au pied de la tour Ouest !

- Oui et alors ?

- Nous pensons que la Malefoy ne se nourrit plus !

- Très bien, venez avez moi, nous allons aller la voir !

Ils tenaient de lourdes torches qui jetaient des ombres difformes sur les murs des couloirs de la prison. Ils arrivèrent rapidement à la cellule de "La Malefoy" ! En cette fin de journée, elle était plongée dans le noir, mais les torches en illuminèrent l'intérieur. La femme était allongée sur le côté le dos tourné vers la porte. Ils s'approchèrent, elle ne bougeait pas. Le directeur la tourna vers lui. Elle était creuse, sa peau était collée aux méplats de son visage, ses cheveux était ternes et sans vie. Il passa sa main sur les côtes de la silhouette amaigrie. Il ne sentait que les os pas un gramme de chair. Il posa alors ses doigts sur le cou. Tout d'abord, il ne sentit rien, puis une très légère palpitation frémit sous la pulpe de ses doigts.

- Allez chercher un brancard, elle est en train de mourir, cette idiote !


Hôpital Sainte Mangouste – Une demi-heure plus tard.

La malade avait été mise dans une chambre à part, plus pour qu'elle passe inaperçue que pour son confort personnel. Les médicomages et les guérisseurs n'arrivaient pas à lui jeter un sort comme si elle avait un bouclier qui empêchait qu'on la soigne.

- Il faut appeler son mari, peut être arrivera t'il à quelque chose ?


Poudlard – Quelques minutes plus tard.

Le cours de Défense contre les forces du mal était particulièrement ardu ce jour là. Comme tous les précédents à dire vrai. James regardait son père et le regard dur qu'il jetait à ses élèves. Depuis que sa mère les avait quittés, Harry s'occupait d'eux avec toute l'attention dont il pouvait faire preuve. Molly Weasley avait accepté de garder Severus et Lily dans la journée comme elle le faisait avec ses propres petits enfants.

Le départ de Drena avait un grand choc pour tous ses amis. Seuls les plus proches savaient qu'elle avait travaillé pour les mangemorts. Le monde des sorciers, lui, pensait qu'elle en avait eut marre d'être une mère poule et qu'elle était partie avec un jeune sorcier. Harry laissait les pires rumeurs circuler sauf si cela pouvait perturber ses enfants et plus particulièrement Jamie.

Harry avait sombré pendant une semaine dans l'alcool mais le soutien de ses amis et la présence de ses enfants l'avaient fait sortir de son marasme. Dean avait été désolé d'avoir occasionné ce séisme dans sa vie. Harry lui avait dit qu'il n'était en rien responsable de l'égarement de sa femme.

La Directrice Mc Gonagall toqua puis entra dans la classe de Harry.

- Professeur Potter, pouvez-vous venir un instant ?

- Oui, Madame la Directrice ! Londubat, je vous confie la classe !

- Oui, professeur.

Harry sortit de la pièce et écouta sa Directrice.

- Harry, il paraîtrait que Drena a été emmenée d'urgence à Sainte Mangouste. Le Directeur Goyle l'a trouvée en train de mourir de faim.

- Quoi ?

- Elle s'est laissée mourir de faim !

- Pourquoi ?

- Ça, il faudrait que vous lui demandiez vous même ! Les médicomages n'arrivent pas à la soigner !

- Comment cela se fait-il ?

- Je l'ignore ! Ils souhaitent votre présence pour les y aider

- Bien… vous vous occupez de mes élèves ?

- Pas de problème.

Harry repartit dans sa classe, prit sa baguette et sa mallette.

- Je dois partir ! Je vous confie à Madame la Directrice.

Il partit alors en courant jusqu'à la grille de l'école et là transplana jusqu'à l'hôpital.


Hôpital Sainte Mangouste – Plus tard.

Harry fut reconnu par le médicomage qui avait la charge de sa femme. Il lui serra la main en souriant.

- Monsieur Potter, je suis Hart Precious ! Votre épouse est dans un état très critique, nous ne sommes pas sur qu'elle survive !

- Elle a arrêté de se nourrir, c'est cela ?

- Pas seulement ! En plus de l'affaiblissement général, elle a apparemment subi une infection à la poitrine suite à un engorgement de lait, il y a aussi que nous la soupçonnons d'avoir "attiré" les détraqueurs sur elle mais le pire c'est qu'elle a vraiment l'air de ne plus avoir de raisons de vivre.

- Je sais, je ne voulais pas qu'elle voit ses enfants, j'aurais peut être du lui laisser les voir !

- Je ne vous juge pas, Monsieur Potter, je vous donne juste son bilan de santé ! Voulez-vous la voir ?

- Je vous suis !

Harry suivit le soignant dans une pièce dont la lumière avait été adoucie. Il s'approcha de la frêle silhouette recroquevillée sur le lit. Il recula à sa vue. Il avait l'impression de voir une de ces silhouettes si connues chez les moldus. Sa femme donnait l'impression d'être sortie d'un camp de concentration. Sa peau était parcheminée et jaunâtre. Des cernes énormes creusaient ses traits, son beau visage ressemblait plus à un crâne de squelette qu'à celui de la mère de ses enfants. Ses lèvres étaient craquelées et ensanglantées. Ses cheveux avaient l'air gris et morts. Il toucha sa joue qui lui parût si froide, si glacée. Le médicomage chuchota.

- Nous n'arrivons pas à lui jeter de sorts de soins comme si elle avait créé un bouclier qui nous en empêchait. Nous n'arrivons pas à lui faire ingérer de potions car elle ne se réveille pas. Peut être arriverez vous à la sortir de son inconscience ?

- Je vais essayer !

- Il faudrait lui faire boire la potion sur la table là !

- Oui, j'essaierai !

Il s'approcha de sa femme, le cœur serré. Malgré ce qu'elle avait fait, il l'aimait toujours et la voir dans cet état lui brisait le cœur.

- Drena ! Drena, c'est moi Harry ! Réveilles-toi ! Il faut que tu te réveilles !

Il la regardait et ne vit aucun frémissement rien qui puisse montrer qu'elle était vivante. Il sentit les larmes perler à ses yeux. *Oh, Je l'aime encore ! Garce, je croyais t'avoir arrachée à mon cœur !*. Il lui prit la main décharnée et se mit à l'embrasser avec amour.

- Drena, c'est Harry, réveilles-toi, ma douce !

Enfin, ses yeux papillonnèrent mais restaient dans le vide et le cœur de Harry manqua un battement. Evidemment, elle avait eut besoin de véritable tendresse. Mais pourquoi n'arrivait-il pas à la détester ? Il l'entendit murmurer faiblement. Il mit son oreille à sa bouche.

- Bébés, bé… mes béb… és !

- Tes bébés, Drena ?

- Mou… mourir…

Il releva la tête, effrayé. Avait-il bien compris ? Il essaya à nouveau d'écouter mais les balbutiements restaient les mêmes et étaient soumis à la fièvre de Drena.

- Drena, il faut que tu te réveilles, ma douce ! Je ne comprends pas ce que tu me dis ! Réveilles-toi !

Elle ouvrit les yeux au moment où le médicomage se rapprocha.

- Ah, notre malade se réveille ? Peut-être pourriez-vous lui donner sa potion alors ?

- Je vais essayer ! Dit Harry

Il ouvrit le flacon et fit couler un filet de potion, une infime partie sortit par la commissure des lèvres. A peine, la jeune femme avait-elle avalé sa médicamentation qu'elle se mit à hoqueter douloureusement. Le soignant poussa Harry et mit la malade sur le côté. Elle se mit à rendre toute la potion ainsi que quelques gouttes de sang.

- Je m'en doutais… Il va falloir que nous allions doucement ! Son estomac n'est pas prêt à accepter quoique ce soit ! Il va falloir lui donner goutte par goutte !

- C'est une bonne idée cela ! Je connais des médicomages, dont mon amie Hermione Granger, qui utilisent la méthode moldue de la perfusion pour faire prendre leur potion aux inconscients.

- Je ne suis pas de ceux là !

- Essayons ! Vous voulez bien ?

- D'accord, d'accord !

Une demi-heure après l'installation du goutte à goutte par Hermione, qui était restée auprès de Harry, il fut réveillé par un mouvement dans le lit. Il redressa la tête et vit que sa femme tentait faiblement de repousser la main de son époux.

- Drena ! Comment vas-tu ma douce ?

- Va-t'en ! Croassa t'elle d'une voix rauque

- Je ne peux pas !

- Va-t'en ! Va-t'en ! Va-t'en ! Hurla t'elle à s'en faire grincer les cordes vocales.

- Je ne peux pas ! Je t'aime trop !

- NOOONNN ! Si tu m'aimais, tu ne m'aurais pas envoyée "là-bas" !

- Tu oublies que tu m'as trahi !

C'est à ce moment-là que Dean entra comme Harry lui avait demandé. Il s'installa dans le coin où se trouvait Hermione.

- Trahi ! Avais-tu besoin de m'envoyer "là-bas" ? En traître, justement ?

- Ce que tu faisais était impardonnable !

- Tu ne peux pas comprendre… ils sont "tout" pour moi !

- Les mangemorts sont tout pour toi ?

- NON ! Mes enfants, mes amours, je mourrais pour eux mais je suis une mauvaise mère, je n'arrive pas à mourir pour eux et je n'arrive pas à empêcher leur mort. Oh… j'aurais dû aller "embrasser" ce détraqueur quand il s'est approché de ma fenêtre… oui, j'aurais dû !

- Ne dis pas cela !

- Si ! Je n'en puis plus !

- Penses à tes enfants qu'est-ce que cela leur ferait si tu mourrais ?

- De toutes façons, ils mourraient peu de temps après moi !

- Drena ! Mais avant tout dis-moi quel est le rapport entre la mort hypothétique de nos enfants et ton travail pour les mangemorts ?

- Si je n'accomplis pas ma mission dans le mois qu'il me reste, un sort les terrassera tous les trois ! Comment crois-tu que je puisse vivre avec cela ?

Harry se retourna vers Hermione et Dean, comme lui, ils avaient un regard terrorisé. Les mangemorts revenaient et s'attaquaient directement à la femme et aux enfants du "Survivant".

- Raconte-moi tout !

- Cela a commencé, il y a deux mois, j'allaitais Lily ! Mon petit ange, je lui caressais les cheveux et quelque chose me gênait. Puis j'ai reçu un message de Jamie.

Elle décrivit alors tout ce qu'elle avait vécu : la mort programmée de ses enfants, la description des personnages. Hermione était horrifiée et s'imaginait avec une menace identique sur la tête de ses enfants. Elle se rendit compte qu'elle aurait fait exactement la même chose.

- Il ne me reste plus qu'un mois pour accomplir ma mission.

- Pourquoi ne m'as-tu rien dit ?

- Et pourquoi ne m'as tu pas demandé pourquoi j'avais fait cela au lieu de m'envoyer "là-bas" ?

- Je te demande de me pardonner !

- Je m'en fiche ! Plus rien ne compte !

- Harry ! Intervint Dean.

- Oui ?

- Il faut aller au bureau des Aurors ! Ils doivent traquer ces mangemorts ! Avec les descriptions qu'elle a faites sur leurs méthodes de travail, cela devrait nous orienter !

- Oui, tu as raison ! Drena, je te laisse aux bons soins de Hermione ! Je t'aime !

Il allait l'embrasser sur la bouche quand elle détourna la tête et le baiser atterrit dans le cou ce qui occasionna un frisson chez la jeune femme. Il espérait que ce fut un frisson de plaisir. Rejoignant Dean, il se retourna avant de quitter la pièce.

- Je t'aime quand même, ma douce !

Harry et Dean se présentèrent au bureau des aurors où suite à l'envoi d'un hibou, le Ministre les attendait déjà ! Les deux amis expliquèrent de bout en bout toute l'affaire. L'homme politique eut des paroles qui donnèrent à Harry l'envie de l'embrasser.

Il s'avère donc que votre femme et vos enfants sont les énièmes victimes de ces fichus serviteurs du Mage Noir !

- Oui !

- Monsieur Thomas !

- Oui, Monsieur le Ministre ?

- Pourrions-nous compter sur vous pour reprendre vos activités au sein des aurors ?

- Ma compagne risque de tiquer mais comme c'est pour Harry et Drena, je pense qu'elle comprendra.

- Bien, monsieur Potter, il faudrait emmener vos enfants auprès des médicomages pour voir quels sorts leur ont été jetés ! Je demanderais au professeur Rogue de les aider dans leur recherche s'il s'avérait que c'est une potion qui ait été utilisée. Après tout, c'est une potion qu'ils ont promise à votre épouse !

- Oui ! Ils lui ont dit qu'une fois la mission effectuée, ils lui donneraient.

- Et bien commençons, le temps nous est compté, Monsieur Potter !


Une heure plus tard, Harry revint vers la chambre de son épouse. Il y entendit des cris de rage et des insultes typiquement malefoyennes. Apparemment, sa femme avait reprit le dessus. Il entra. Il put constater qu'elle était au bord du lit en train de "combattre" l'infirmière.

- Vous allez me laisser, sale garce ! Je dois aller voir mes enfants. Foutez-moi le camp ! Vous saurez ce que c'est d'emmerder une Malefoy !

- Je te signale que tu es une Potter maintenant !

- Je ne le suis plus depuis que tu m'as envoyée à Azkhaban, enflure !

- Eh bien, j'ai déteint sur toi, tu es devenue bien vulgaire !

- Ferme là, espèce d'enfoiré ! Tu m'as fait perdre un mois ! Espèce de salaud.

Enragée, elle donna une claque à l'infirmière, arracha sa perfusion et se dirigea d'un pas chancelant vers son mari. Elle voulut le frapper à coup de poings mais elle était trop faible. Elle se serait écroulée au sol si son mari ne l'avait pas retenue contre lui. Il le tenait serrée par la taille. Elle pleurait la tête dans son épaule alors qu'elle tentait de le repousser.

- Je te déteste, mes bébés vont mourir à cause de toi !

- Je les sauverai, je te le jure, Ma Douce ! Je les sauverai !

Elle ne lui répondit pas, épuisée et continuait à pleurer. Il l'emporta dans ses bras, elle était tellement légère, si éthérée, fragile comme du cristal. Il s'allongea avec elle sur le lit. Elle s'endormit dans ses bras.

Par Alfgard - Publié dans : Harry Potter - Fan-fictions
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Vendredi 11 juillet 5 11 /07 /Juil 23:22

 

Chapitre 21 : Trahison !

 

Manoir Malefoy – Salle à Manger – Compte à rebours : 1 mois.

Harry dévisageait sa femme, il cherchait à percer son stoïcisme si malefoyen. Il lui trouvait le teint encore plus pâle qu'habituellement. Ses magnifiques yeux étaient cernés. Depuis plusieurs nuits, elle s'était même refusée à lui prétextant des maux de tête. Même au cours de sa grossesse, ils n'avaient pas arrêté de faire l'amour. Il était inquiet. Il hésitait entre un problème de santé qu'elle lui cacherait et le pire des scénarios. Ce dernier serait qu'elle le trompe et qu'elle ait des remords. Demain, on était un samedi. Il irait voir son ami Dean Thomas, toujours conjoint de Ginny, qui était devenu détective privé à la naissance de son premier enfant, à la demande de Ginny.

Le lendemain très tôt, il parcourait discrètement le chemin de Traverse. Il se dirigea vers l'allée des embrumes. Il prit l'escalier d'un bâtiment miteux. Au fond du couloir, il y avait une porte vitrée où des lettres indiquaient : "Dean THOMAS – Détective privée – Discrétion Assurée – Talent d'ancien auror proposé." Il toqua et au "entrez" entra dans le bureau.

- Harry ! S'exclama Dean qui se leva et lui sera la main avec joie. Que viens-tu faire ici ?

- Je veux que tu enquêtes sur ma femme !

- Drena ? Non, Harry ?!

- Je la soupçonne de me tromper !

- Non, pas Drena, elle t'adore !

- Elle me fuit depuis deux semaines comme si elle cherchait à me cacher quelque chose, elle ne me regarde plus et… euh…

- Oui ?

- On ne fait même plus l'amour !

- C'est sérieux effectivement et je vois souvent cela dans mes enquêtes ! Néanmoins, es-tu sûr que ce n'est pas de la jalousie de ta part ? Tu as une drôle réputation à ce sujet !

- Quoi ?

- Les hommes de ton entourage savent qu'ils ne peuvent pas "approcher" ta femme et tout juste la regarder !

- Ecoutes ! Cela fait un mois qu'elle est comme cela ! Je ne sais plus quoi faire ! Nous ne nous parlons même plus. Même pas de nos enfants. Nos enfants, elle les couve comme jamais, elle les surprotège. Le pauvre Severus ne peut pas faire un pas sans qu'elle soit sur son dos. Elle passe son temps avec Lily dans ses bras. J'ai même apprit qu'elle envoyait des sorts, des potions et objets magiques de Protection à James.

- Il se passe quelque chose effectivement, si elle a changé ses habitudes. Je m'en occupe !

- Merci, Dean ! Tu m'enverras la facture à Poudlard.

- Je t'enverrais mes rapports au même endroit.

- Bien, je te laisse car depuis que nous sommes ensemble avec Drena, nous n'avons jamais passé un week-end loin de l'autre.

- A bientôt, Harry !

- A bientôt, Dean !

Harry quitta le bureau la tête basse. Il déserta aussi l'allée des embrumes. Alors qu'il déambulait dans le chemin de Traverse, il s'arrêta devant la bijouterie où il avait acheté la bague de fiançailles de Drena. Il vit un pendentif qu'il eut envie de lui acheter. Il s'agissait d'un serpent qui enfonçait ses crocs dans la gorge d'un homme. Il entra dans le magasin et l'acheta. Il alla ensuite acheter des bonbons pour Severus. Il repartit pour le Manoir.

Drena était à son bureau occupée à gérer les papiers de l'orphelinat ainsi que ceux de la fortune Malefoy. Elle leva à peine les yeux quand il entra. Il passa derrière elle et tout en l'embrassant dans le cou, il lui passa le pendentif. Elle s'exclama.

- Oh, Harry, c'est si gentil ! Mais en quel honneur ?

- Dois-je forcément avoir une raison pour offrir un cadeau à ma femme ?

- Cela représente quoi ? Dit-elle en se levant.

Elle alla devant la cheminée où un miroir trônait. Elle détailla le pendentif. Un homme se tordait de douleur sous la morsure d'un serpent femelle, il lui avait été rajouté une poitrine. Il était fait dans une pierre noire avec des inclusions bleues. Elle ressentit un grand malaise.

- C'est étrange comme symbolique, Harry ! Tu veux me transmettre un message ?

- Ma chère Drena, il est clair pourtant, tu es la serpentarde qui a terrassé le pauvre homme que je suis !

- Oh Harry, je n'aime pas que tu penses cela de moi ! Non, je n'aime pas du tout !

Moins pour la faire taire que pour lui celer les raisons de cet achat, il lui prit les lèvres à pleine bouche. Emporté par son désir, il la plaqua contre la cheminée puis laissa une main descendre jusqu'en bas de la jupe en soie verte. Il commença à la faire remonter en faisant courir ses doigts sur une jambe gainée de bas de soie. Il arriva au bord et effleura la peau douce et chaude. Il sentit le porte-jarretelles en dentelles. Féminine et d'une classe folle, voilà ce qu'était sa femme. Cela l'excita encore plus surtout quand les gémissements de sa femme firent échos aux siens. Il l'enlaça encore plus fermement. Elle ne le repousserait pas aujourd'hui, il saurait se montrer persuasif. Tout en maintenant son emprise sur elle, il l'emmena vers la méridienne de style directoire. Il l'allongea et l'écrasa sous lui. Quand elle sentit sa virilité durcie contre elle, elle l'agrippa aux épaules et y enfonça ses ongles. Il gémit à la fois sous la douleur et le désir. Elle avait déjà les cuisses écartées et commençait à entourer les hanches de son mari avec ses longues jambes effilées. Il se mit à rire dans son cou. D'un geste impatient, il lui arracha littéralement son fragile slip en dentelle fine et en fit de la charpie. Il avait aussi ouvert sa braguette et en sortit son pénis dur et chaud. Drena le prit en main en se passant la langue sur les lèvres d'un air gourmand. Elle eut un doux mouvement de va et vient. Harry se mit à grogner en lui dévorant le cou. Elle pointa le membre de son mari vers sa chaude et humide caverne où il s'enfonça d'un seul coup. Elle frissonna alors des talons à la nuque et rejeta la tête en arrière.

- Oh Harry, mummm

- Oui ?

- Muummm, tu es au fond !

- C'est vrai ?

- Oui ! Oh Oui !

- Je reste là ?

- Ooooh, Harry, muummm…

- Tu veux que je bouge !

- Ouuiiii !

- Tu ne sais pas ce que tu veux !

- Bouges, possèdes-moi !

- Cela te manquait ?

- Ouuiiii ! Prends-moi fort ! Soumets-moi !

Il eut un sourire empreint de tristesse. Il n'était plus aussi sûr qu'elle était à lui seul. Il était tenté de lui re-jeter le sort d'exclusivité. Chassant cette idée qui tombait mal, il entama le va et vient dans le ventre de sa compagne, il la serrait fort contre lui comme pour s'imprimer en elle. Ses ahanements devenaient de plus en plus rauques et répondaient aux gémissements de sa maîtresse. Il se mit à accélérer lui donnant de coups de reins de plus en plus puissants puis il se vida en elle. Quand il se releva, il remarqua qu'il lui avait laissé des marques sur l'intérieur de ses cuisses et sur son cou de cygne. Elle avait un sourire alangui et n'avait pas l'air de lui en vouloir. A combien d'hommes avait-elle offert ce sourire sensuel ? Voilà la question qu'il se posa. Il secoua la tête puis se rajusta.

- C'était très bon, ma douce !

- Muummm, tout à fait d'accord, Harry !

- Alors pourquoi t'es-tu refusée à moi ces derniers jours ?

Elle resta silencieuse et se rajusta sans le regarder.

- Tu ne me réponds pas ?

- Que veux-tu que je te dise ? Je n'étais pas dans mon assiette ! C'est tout !

- Et bien, je peux compter sur ma gentille petite épouse cette nuit ?

- Gentille, moi ?

- N'essaie pas de faire la Malefoy ! Ton masque ne marche plus, nous savons tous que tu es une véritable poufsouffle !

- Oooh, non ! La pire des insultes.

- C'était un compliment !

Elle se releva et embrassa son mari sur le nez.

- Ouaip, et bien les Malefoy ont perdu tout leur prestige !

- Y'a plus de Malefoy ! Répondit-il.

- Et ce n'est sans doute pas un mal !

Il fronça les sourcils car jamais sa femme n'avait parlé si mal de sa famille. Que se passait-il ? Il avait sentit énormément d'amertume dans ces mots.

- Il va falloir que j'aille recherche un slip, regardes ! Dit-elle en exhibant la malheureuse dentelle déchiquetée.

Il souria, enchanté.

- Peut-être devrais-tu éviter d'en porter ?

- Es-tu fou ? Avec nos enfants et les orphelins dans les parages ? Décidemment, Harry, tu n'as aucunes manières !

- Et tu aimes cela ! Murmura-t'il en l'enlaçant.

Ils échangèrent un long baiser amoureux et oublièrent leurs soucis. Ils s'aimaient tant. Pourquoi la vie ne pouvait-elle les laisser tranquille ? Harry se détacha de Drena.

- Allez, je te laisse travailler, tu n'oublieras pas le déjeuner ? Pas comme la semaine dernière ?

- Non, mon amour !

Il venait à peine de refermer la porte qu'un hibou vint toquer à la fenêtre avec une lettre de couleur pourpre. Elle se mit à blêmir. De nouvelles consignes lui étaient envoyées. Elle ouvrit la fenêtre et prit le document. Ses mains tremblaient pendant qu'elle ouvrit la lettre. Elle se mit à pleurer, elle savait qu'elle ne tiendrait plus longtemps. Finalement, toute serpentarde qu'elle était, elle savait qu'elle n'était pas douée pour les complots. L'avancement de sa mission consistait à laisser des sorts et contresorts "invisibles" afin d'aider ses maîtres-chanteurs à atteindre l'objet désiré.

 

 

 

 

 

Par Alfgard - Publié dans : Harry Potter - Fan-fictions
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Jeudi 10 juillet 4 10 /07 /Juil 23:28

 

Chapitre 20 : Contactée !

 

Drena toute tremblante arriva dans le majestueux hall. Elle trouva cinq silhouettes noires qui se retournèrent à son arrivée leurs baguettes à la main. Elle se maudit d'avoir laissé la sienne dans la cuisine. Les cinq personnages avaient sur le visage le tristement célèbre masque des mangemorts. Le plus grand d'entre eux, un géant, s'approcha d'elle.

- Dame Malefoy, mes hommages ! Susurra t'il d'une voix animale.

- Non, Madame POTTER, je vous prie !

- Vous voilà descendue bien bas !

- Au contraire, jamais un Malefoy n'est monté si haut ! Si près du Paradis !

- Pfff, notion toute moldue et pathétique !

- Que me voulez-vous, saletés de mangemorts ? Je croyais que mon époux et ses amis vous avez tous exterminés ou arrêtés ?

- Le monde est vaste et "certains" pays n'acceptent l'ingérence des aurors Britanniques !

- Oui, je sais lesquels ! Allons droit au but, que me voulez-vous ?

- Mmm, votre mari a une mauvaise influence sur vous ! Vous manquez de manière, votre père serait déçu !

- Mon père l'était déjà lorsqu'il m'a livrée à ce fichu Voldemort !

- Et en plus, vous ne craignez pas d'insulter sa mémoire !

- Pfff…. Allez-vous me dire la raison de votre présence ici ?

Le géant alla poser la main sur l'épaule de la plus frêle des silhouettes.

- Notre jeune ami a de singuliers pouvoirs, il a pu déjà accomplir une bonne partie de la mission vous concernant.

- Et… ? Questionna t'elle curieuse.

- Aaah, nous commençons à vous intéresser ! Nous venons vous demander d'effectuer une mission pour nous !

- Jamais ! Vous entendez ? JA-MAIS !

- Attendez un peu ! Nous avons de quoi vous persuader. Nous savons que vous allez régulièrement au Ministère pour déposer les dossiers de vos pensionnaires. Votre mission sera d'aller au Département des Mystères. Un objet qui s'y trouve nous intéresse particulièrement. Nous le voulons à tous prix. Quand je dis à tous prix, nous savons lequel. Ce sera celui de la vie de vos enfants !

- NON !

- Nous allons vous prouver de quoi nous sommes capables !

Tandis que le géant et le minus la dévisageaient, la première silhouette à sa gauche s'avança. Elle leva le bras à l'horizontal devant Drena puis ouvrit le poing. Une chaîne s'échappa, se mit à pendre et à osciller devant la jeune femme. *Le médaillon de Jamie* fut la seule pensée cohérente qui lui vint. Le géant la regarda intensément.

- Notre "jeune ami" a prit cette médaille à Poudlard, sur votre fils pendant qu'il dormait.

D'un revers de main, il indiqua au personnage suivant de s'avancer à son tour. Celui-ci fit comme l'autre sauf que le poing s'ouvrit la paume en l'air laissant s'échapper un petit vif d'or. Ce dernier restait au creux de la main gantée ne faisant que déployer ses ailes éthérées. Cette fois-ci Drena leva sa main à sa gorge oppressée. Le chef lui parla.

- Pour cette pièce, mon jeune ami, s'est fait un malin plaisir de le chiper à la barbe de votre époux hier soir ! Le talentueux et puissant Harry Potter n'a rien "vu" ! Mais voyons, la dernière "pièce" !

La dernière silhouette s'approcha au plus près et mis sa main ouverte sous le nez de la maman inquiète. Là, sur le gant noir se trouvait une mèche de cheveux de soie claire de la petite Lily. Drena comprit alors que c'était cela qui clochait chez sa fille. On lui avait coupé sa chevelure.

- Ah, celle-là a été prise cette fois-ci pendant que votre "mari" et vous folâtriez !

- NON ! Pas mes enfants ! Pas ma Lily, c'est un bébé !

- Vous devez savoir plusieurs choses. Mon jeune ami peut revenir à chaque instant pour "s'occuper" de vos enfants. D'autre part, nous leur avons jeté un sort à chacun d'entre eux. Si dans trois mois précisément, vous n'avez pas accompli votre mission, ils mourront, si vous réussissez, vous recevrez une potion annihilante !

- Je ne veux pas ! Mon mari, mon mari ne supportera pas ma trahison !

- Il suffit de lui cacher !

- Il est trop doué pour déjouer les complots, il le saura !

- C'est le cadet de nos soucis ! Le contrat est entre vous et nous ! Vous avez toutes vos entrées au Ministère en tant que Malefoy mais maintenant vous en avez plus en tant qu'épouse de celui qui a tué le seigneur des ténèbres.

- Oh Merlin !

- Maintenant, nous allons vous laisser ! Nous vous re-contacterons ! Pour bien vous prouver combien notre "jeune ami" est un atout, celui-ci va remettre à sa place chacun des objets "volés". Evidement, je vous le répète "bouche cousue" et à bientôt "Dame Malefoy".

Une fois, les horribles personnages partis, Drena s'écroula au sol, les larmes aux yeux, les mains sur la poitrine comme s'aider à respirer. Elle hoquetait, elle se balançait d'avant en arrière en murmurant : "Mes bébés, mes bébés…" ou des "Oh, Harry". Elle ne voyait aucune issue. Elle était désespérée. Elle ne voulait par trahir son mari et le monde des sorciers en aidant des mangemorts mais la vie de ses enfants en dépendait. Elle n'avait que trois mois. Trois mois pour sauver ses enfants.

Des cris intempestifs la firent réagir et elle courut dans la cuisine où elle vit Lily recouverte de lait et Severus tout penaud et sa maladresse.

- J'ai voulu mettre du lait dans mes céréales avec ma baguette !

- Ce n'est pas grave, mon chou, pas grave du tout !

Elle usa d'un sort de nettoyage sur sa fille et la cuisine. Elle s'approcha de la fenêtre et vit au loin le belvédère blanc, lieu de tant de souvenirs avec Harry. *Oh, Merlin, je n'ai que trois mois. Trois mois pour sauver mes bébés !*

Par Alfgard - Publié dans : Harry Potter - Fan-fictions
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